Le Directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga, est arrivé dans la province de la Nyanga, depuis le 2 septembre. Il s’est adressé à la population et aux cadres de la région, assurant que le Gabon a besoin de «toutes les compétences sans distinctions partisanes». La grande attraction de cette visite c’est l’avenante présence de l’ancien ministre Etienne Ngoubou.

Poignée de main entre le DCPR et Etienne Ngoubou, dans la Nyanga, le 2 septembre 2019. © D.R.

 

Le directeur de cabinet du président de la République est depuis le 2 septembre dans la province de la Nyanga. Comme annoncé, Brice Laccruche Alihanga est porteur du message du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba qui veut que toutes les compétences du pays, sans distinction aucune, soient au service du Gabon. Mais au-delà de cette visite, un fait aura marqué les esprits, l’omniprésence de l’ancien ministre du Pétrole, Etienne Dieudonné Ngoubou, récemment sorti de prison.

S’exprimant au nom du président de la République, Brice Laccruche Alihanga a vite fait de souligner que «pour le Chef de l’État, nous avons perdu trop de temps à faire de la politique, à se justifier et à nous diviser. Cela a malheureusement ralenti le développement de certaines villes de notre pays. Il est plus qu’important d’agir ensemble, de manière effective pour la Nyanga et les autres villes de notre belle Nation».

Dans la même veine, il a indiqué que le président Ali Bongo Ondimba, depuis qu’il retrouve progressivement la plénitude de ses moyens, a souhaité qu’il y ait un nouveau contrat, une nouvelle approche. «Il  veut signer un nouveau deal avec les populations gabonaises», a-t-il précisé.

L’un des faits marquants de cette visite, c’est l’avenante présence de l’ancien ministre du Pétrole, Etienne Dieudonné Ngoubou. Interpellé pour détournement présumé de fonds publics, mis en détention à la prison centrale de Libreville dans le cadre de l’opération Mamba, il a été libéré près de deux ans après son arrestation. Il a accompagné le DC partout où il a été. Il a été de tous les conclaves avec la notabilité du coin, de l’aéroport à la visite des chantiers en passant par les échanges avec la population.

Pour certains, Ngoubou aurait déjà «enterrer la hache de guerre». Et cette présence, en réponse à l’invitation de son parti, le Parti démocratique gabonais (PDG), pourrait bien signifier un retour en grâces pour ce natif de Mayumba soupçonné d’avoir détourné des milliards.

L’ancien ministre de l’Intérieur, Conseiller spécial du président de la République, Antoine Depadou Mboumbou Miyakou, a également été de la partie dans cette tournée qui a permis à Brice Laccruche Alihanga de se faire une idée du degré d’enclavement de cette partie du pays.

 
 

24 Commentaires

  1. Didier dit :

    “Etienne Dieudonné Ngoubou. Interpellé pour détournement présumé de fonds publics…”

    “Brice Laccruche, qui a été limogé puis entendu par la police gabonaise pour malversations diverses”… https://www.agenceecofin.com/fraude/2206-11892-brice-laccruche-le-dg-de-bgfi-gabon-limoge-et-entendu-par-la-police

    POURQUOI CE PAYS N’AVANCE PAS ? Réponse : à cause de tous ces CORROMPUS.
    Le directeur de Cabinet de BOA est un VOLEUR… UN TERRIBLE DANGER POUR NOTRE PAYS.

    Antoine Depadou Mboumbou Miyakou… pLUS CONNU SOUS LE PSEUDONYME DE “VARAN NATIONAL”

  2. Edouard Mezui dit :

    Pauvre peuple gabonais ! Si vous faites confiance à de telle personne, parce qu’elle sont de race blanche, détrompez-vous. Et surtout, ne le regrettez pas demain. pitié !

  3. silouane dit :

    Un pays où 98% de la population souffre, mais semble porter cette souffrance de façon masochiste. Le gabonais devient de plus en plus ridicule. Il suffit de l’acheter avec 5000 francs cfa, et il léchera le Q de son ennemi juré. PAUVRE GABON !!!

  4. le président dit :

    Les 38 milliards CFA de bonus pétroliers de Petronas sont exclusivement destinés au président de la république d’après la constitution du gabon et les décrés d’Omar Bongo.

    Le détournement de ces bonus par l’actuel PM, en 2012 lui avait valu une destitution du gouvernement de Feu Ali Bongo Ondimba.

    Ces bonus pétroliers servent aux besoins personnels et politiques du Chef de l’état, lesquels lui permettent de faire des virés inter provinciales depuis kalakala.

    Les blocs pétroliers limitrophes du Gabon et du Congo sont très riches en huiles lourdes d’ou la justification de cette visite inopinée à Mayumba…
    Jean Ping l’élu de toute la population, a déjà bcp hurlé, sur sa longue attente de la passation de pouvoir afin de restaurer la sérénité des gabonais et limité le vol séculaire des ressources vitales du Gabon.

    Comment peut-t-on continuer à siffonner les bonus pétroliers, si la commission des bourses des étudiants, peine à se réunir tant que la BEAC n’a pas viré depuis le debut de l’année 2019, les parts qui reviennent de droit à l’état gabonais au trésor de la république bananière ?

    Ceux qui continuent à chiffonner les bonus pétrolier gabonais feront la prison à perpétuité dans un futur proche incontrôlable.

    • François Tellier dit :

      Je suis français et amoureux du Gabon. Si ce que vous écrivez s’avère VRAI, c’est tout simplement INADMISSIBLE. Il faut que cela cesse au plus vite.

      Par ailleurs, si vous devez retourner à une élection présidentielle, n’y allez surtout pas. Jean Yves LE DRIAN et son équipe ont déjà tout préparé comme magouille. Ils veulent vous imposer effectivement Mr Fargeon Alihanga. Ce qui est inadmissible.

      Pour arrêter cette comédie de la francafrique, revenez au contentieux présidentiel de 2016. C’est Jean Ping votre président élu du Gabon. Imposez Jean Ping pour ne pas tomber justement dans le piège du Quai d’Orsay. Ainsi, vous aurez gagné, non pas la guerre contre la mafia qu’est la francafrique, mais déjà une bataille contre cette dernière.

    • Nkembo dit :

      @ le président,
      Ping touche lui aussi le bonus pétrolier annuellement. Pourquoi faire semblant de l’ignorer?

  5. Paul Mba dit :

    Ce type ne m’inspire vraiment pas confiance. Mais alors, vraiment pas confiance. En plus, il est à l’origine de détournement de fonds à la BGFI. A croire que ce régime n’aime que les personnes qui ont volées. Akié! A Ntare Nzame!

    Je crois qu’il n’y a que nous, le peuple, pour mettre fin à cette comédie que nous vivons depuis la mort de BOA.

  6. Isidore dit :

    Brice Laccruche Fargeon Alihanga + Étienne Ngoubou + Antoine Mboumbou Miyakou = 3 ESCROCS. ILS SONT UN VÉRITABLE DANGER POUR LE GABON DE DEMAIN QU’IL FAUDRA CONSTRUIRE SANS LES BONGO.

  7. Julien dit :

    Finalement, quelle province du Gabon sortira la tête haute en refusant de participer à cette comédie d’un directeur de cabinet ?

    Et vous, habitants de la Nyanga, vous n’avez pas honte de vous faire acheter pour un tee-shirt et 3000 francs CFA ? A Ntare Nzame !!! Où va le Gabon ?

  8. Ossouka dit :

    Vous qui dites que la France ne se mêle pas de nos problèmes, vous avez tort. C’est bien elle qui manipule TOUT. Et si on se permet de retourner aux élections présidentielles, elle nous imposera une fois de plus son esclave ou valet (ce Fargeon certainement)…

    Il faut vite faire cesser cette comédie. Jean Ping est le président élu du Gabon. Qu’on le reconnaisse comme tel. Et nous aurons détourné le piège de la France qui a voulu encore nous imposer BOA en 2016. Quand elle veut nous faire croire qu’elle n’a pas été dans la fraude de 2016, elle MENT tout simplement. Il y a des nations hypocrites, mais comme la France, il n’y en a pas deux.

    Vive Jean Ping, président élu du Gabon. Vive le Gabon libre.

  9. Oscar dit :

    Faites très attention à Brice Laccruche Fargeon Alihanga que le Quai d’Orsay veut vous imposer. Sinon, votre pays sera pire que du règne des Bongo. Je vous le dis bien avec certitude: pire que du temps des Bongo où vous avez déjà assez souffert. A bon entendeur (ou lecteur), salut!!!

    Le Gabon aurait pu être depuis 1970 le plus beau pays d’Afrique. Je dis bien d’Afrique. Il y a eu TROP de détournement de richesses, d’argent. Si ce pays est bien géré, aucun gabonais ne pourra souffrir. L’éboueur pourra même gagner 300000 francs CFA par mois. Pour y arriver, il faut que nous ne soyons plus aux ordres de Paris. Or, jusqu’à présent, nous n’avons jamais eu un VRAI président, Mais toujours des marionnettes ou valets au service du Quai d’Orsay. Comprenne qui voudra.

  10. Nkoghe Paul dit :

    Notre pays s’en sortira quand il se sera définitivement débarrassé de la France. Je dis bien définitivement. Ceci pour dire que la France n’est pas une aide pour notre développement. Bien au contraire, un grand malheur pour notre pays et pour l’Afrique subsaharienne surtout. Sa stratégie consiste à diviser pour mieux régner sur nos richesses.

    Et j’ai du mal à comprendre pourquoi les africains en général et les gabonais en particulier ne comprennent pas cela. NOTRE MALHEUR N’EST PAS LES IMBÉCILES PLACÉS PAR LA FRANCAFRIQUE, MAIS BIEN LA FRANCAFRIQUE.

    Et si unpoliticien français (comme Sarkozy par exemple) vous dit le contraire, c’est tout simplement un MENTEUR.

  11. Joël dit :

    JEAN PING (Discours du 17.08.2019): « Chacun de nous constate aujourd’hui que ce pouvoir présidentiel illégitime fait désormais l’objet d’une deuxième usurpation, toujours et encore par des gens venus d’ailleurs ; chacun de nous constate avec amertume comment le tragique le dispute au pathétique. La gestion du pays est désormais entre les mains d’un groupuscule de repris de justice … Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’un Directeur de cabinet, habité par la folle ambition de devenir calife à la place du calife s’illustre, chaque jour au sommet de l’Etat, par des comportements qui frisent l’excès et la mégalomanie.
    Rien n’est épargné à son passage. Il tente chaque jour de toujours contrôler et de maîtriser les centres stratégiques de l’Etat….»

    D’ACCORD AVEC VOUS, MONSIEUR LE PRÉSIDENT ÉLU. MAIS ALORS, ON FAIT QUOI POUR LE CHASSER D’ICI ? JE POSE CETTE QUESTION, PARCE QUE C’EST EXACTEMENT CE QUI S’EST PASSE APRES LA MORT D’OMAR BONGO. BEAUCOUP ONT FAIT DU BRUIT EN DISANT QU’ALI NE PASSERA PAS. MAIS IL EST BIEN PASSE CALIFE QUAND MÊME.

    SI ON NE FAIT RIEN MAINTENANT, ON VA S’ACHEMINER VERS LA VICTOIRE DE CET IMPOSTEUR DE FARGEON ALLIANGA LACCRUCHE QUI, A MON HUMBLE AVIS, A LE SOUTIEN TOTAL DU QUAI D’ORSAY. JE SUIS SUR, A 100% QUE LA FRANCE SOUTIEN CET INDIVIDU.

    C’EST MAINTENANT QUE NOUS DEVONS AGIR. DEMAIN, IL SERA TROP TARD. A BON ENTENDEUR (BON LECTEUR) SALUT !!!

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  12. B2 dit :

    Que FAIT au juste Fargeon Alihanga Laccruche ? Réponse: il fait ses ADIEUX. L’annonce du décès de BOA est imminent. La récréation est terminée. Vive Jean Ping, le président élu du Gabon. Vive le Gabon libre.

  13. Ipandy dit :

    Le président propose un nouveau deal en ramenant sur la scène ceux que mamba a mordu? Une chose et son contraire. Nous faisons du surplace. Les populations ont besoin de leaders exemplaire.

  14. LE PATRON dit :

    En tant que citoyen et gabonais, je comprends parfaitement les critiques portées sur NGOUBOU, je vous l’accorde.
    Mais en tant que natif de Mayumba, je peux aussi vous dire que de tous les temps, NGOUBOU a été notre meilleure chance de sortir notre ville de l’anonymat et du désenclavement.
    Le peu de temps qu’il a passé au gouvernement a donné espoir à notre peuple. C’est une chance manquée pour nous.
    Si tous les ministres s’étaient comportés comme NGOUBOU dans leurs villes respectives, beaucoup de villes seraient bien développées. (Je sais bien que ce n’est pas le rôle d’un ministre).
    Donc vous pouvez toujours continuer à l’insulter, mais sachez tout de même que les raisons de son emprisonnement ne sont pas celles que les gens crient partout.
    Ce type est compétent et son retour aux affaires ne serait que la bienvenue.

  15. LE ROI DES MOUTONS dit :

    On raconte que lors d’une de ses réunions, Hitler a demandé qu’on lui apporte une poule.
    Il l’a attrapée fort d’une main pendant qu’il la déplumait de l’autre.

    Se débattant de douleur, la poule a voulu fuir, mais elle n’a pas pu car l’étreinte était au-dessus de ses forces.

    Après avoir complètement déplumé l’infortunée poule, Hitler a ramassé toutes les plumes en disant à ses collaborateurs :

    “Maintenant, regardez ce qui va se passer.”

    Hitler lâcha la poule sur le sol et s’ éloigna d’elle.
    Il prit une poignée de grains de blé, commença à marcher dans la pièce en jetant les grains de blé sur le parquet derrière lui.
    Ses collaborateurs, interloqués, constatèrent que la poule, bien qu’effrayée et saignant, suivait avec douleur, mais docilement son bourreau pour ramasser quelques miettes, qu’Hitler laissait tomber derrière lui en tournant dans la pièce.

    S’adressant alors à ses acolytes surpris, Hitler leur dit :
    “Ainsi, vous venez de voir de quelle manière on gouverne facilement les peureux, les lâches ou les faibles.

    Vous avez vu comment la poule m’a suivi, malgré la douleur que je lui ai causée ?

    Je lui ai tout pris…, les plumes et la *dignité, mais elle me suit quand même en quête de remoulages.”

    Ainsi, la plupart des gens, en quête de quelques miettes (nourriture pour un ou deux jours, … un habit, une bière,…) suivent leurs gouvernants et politiciens, malgré les mensonges, les promesses non tenues et la peine que ceux-ci leur infligent en leur ôtant la santé, l’éducation et la dignité. _”Le peuple suit toujours celui qui lui donne les miettes du jour.”

  16. Mal du Gabon dit :

    Chers gabonais,
    Le Gabon a beaucoup de richesses naturelles et intellectuelles.
    Le mal du Gabon c’est Omar Bongo, Ali Bongo et la france virtuelle.

    Ali bongo et Omar Bongo sont comptables de la perte de vitesse du Gabon pour plusieurs raisons palpables et indiscutables :

    L’absence d’un cadre juridique fiable, autonome et indépendante, pouvant traduire en justice et sanctionner efficacement les vautours de la république.

    La dépendance de la justice et de l’état à tous les niveaux, en particulier au conseil supérieur de la magistrature, où le président de la république nomme ses juges et les défait au gré des ses humeurs.
    L’absence d’une haute cour de justice pour juger le chef de l’état et ces ministres en contention avec les affaires de la république.

    L’absence des textes de loi pour encadrer les emprunts monétaires, les aides internationales, les bonus pétroliers et miniers, la gestion des ventes de nos matières premières et la collecte budgétaire par nos administrations.

    Aujourd’hui par exemple un bonus pétrolier de 38 milliards de cfa (63 millions de dollar USD) n’atterrit jamais au trésor de la république gabonaise, mais dans les caisses du président de la république localisé à BGFI.
    Les 450 milliards d’aide de la chine au gabon en Mai 2014, pour la préservation de l’environnement n’ont pas été tracés au trésor de la république gabonaise mais au sien de la banque mafieuse.
    La collecte des taxes de l’état par certaine régies financières (CGC ou bien à la brigade frontalière de BITAM), ne rentrent pas dans les caisses de l’état gabonais depuis 1967.

    Bref, l’absence des textes de loi, appauvri le développement du Gabon.

    L’omniprésence du président de la république, offusque le travail et la mission des élus du peuple.
    L’hyper président gouverne que par ordonnance en bypassant les élus.
    L’interdiction d’importation des voitures de plus de 3 ans au gabon, est une humeur du chef de l’état qui sert de LOI, à la place d’une consultation des élus fatigués et viellissants (Ona ondo et nzouba ndama dormaient et bavaient dans nos hémycicles devant les caméras du monde).

    Aujourd’hui, le procureur de la république, la cour constitutionnelle, les cours de justices ou le bureau de contre ingérance B2, sont des institutions qui freinent le developpement du gabon, en le relegaunt au dernier rang de l’indice de développement humain.

    Pour toute autre chose, la france virtuelle, que l’on ne peut pas accuser, puisse cacher, est une des causes du sous developpement du gabon à travers le système monétaire intsauré depuis l’époque coloniale.
    Tous les bonus pétroliers, les emprunts et les recettes des matieres prémières subissent des coupes sanglantes par les institutions monétaires structurelles et organiques.

  17. Sly dit :

    Comment un Bongo a pu faire pour corrompre tous les soidisants intellos que le Gabon a eu depuis 1960? C’est trop facile d’accuser les seuls Bongo. Plusieurs gabonais dont les opposants d’aujourd’hui chasses de la table des Bongo se sont servis au detriment du peuple. Pour moi, aucun de tous ces profito situationnistes ne merite la confiance du peuple. On a besoin des hommes neufs pas des chinois et autres. Voilà.

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