Les entrepreneurs sociaux se sont donnés rendez-vous au forum qui leur est dédié, du 19 au 21 juin à Libreville. Occasion saisie par les coopératives, mutuelles, associations et fondations d’étaler leur savoir-faire en exposant des produits 100% made in Gabon. Parmi elles, l’association Buvoindi Cosmetic, spécialisée dans produits cosmétiques naturels, dont la présidente a fait le tour de son activité avec Gabonreview.

Murielle Missiu faisant la promotion de ces produits de beauté, le 19 juin 2019 à Libreville. © Gabonreview

 

Gabonreview : Pouvez-vous présenter votre activité ?

Murielle Missiu : Nous faisons dans la fabrication de produits de beauté naturels locaux, notamment les savonnettes, les gelées, les crèmes pour le corps et les huiles essentielles. Nous valorisons les produits de beauté naturels made in Gabon. En plus de Libreville, nous sommes également présents à Franceville, Mouila et Port-Gentil. Nous ambitionnons nous installer à Tchibanga, Makokou et Oyem.

Qu’espérez-vous en participant au forum sur l’entreprenariat social ?

Nos attentes sont de faire connaître nos produits et montrer qu’il y a des Gabonais qui produisent (artisanalement, ndlr) localement et naturellement, des produits cosmétiques.

L’entrepreneuriat social peut-il participer à résorber le chômage ?

Oui ! Car dans notre chaine de production, Nous employons des jeunes. Au sein de notre boutique à Libreville, par exemple, nous employons une vendeuse qui est payée chaque fin du mois. Par cette activité, nous contribuons à l’emploi social. Globalement, notre activité emploie quatre personnes.

© Gabonreview

Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontées ?

L’une des difficultés est la cherté de certains produits de base. Nous, par exemple, nous utilisons beaucoup d’huile d’olive dans l’élaboration de nos produits cosmétiques. Mais cette essence est très chère sur le marché. Ce qui constitue un frein.

Peut-être un mot à l’endroit des autorités…

Dans le cadre de l’activité de valorisation des produits locaux, nous souhaiterions que l’Etat nous aide davantage financièrement. Si nous enregistrons une explosion de la demande, comment répondrions-nous si nous ne sommes pas soutenus financièrement ? Dans d’autre pays, c’est comme ça que se passe.

 
 

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