Seulement 20 tonnes de cacao ont été achetées par la Caisse de stabilisation et péréquation (Caistab) aux planteurs du département du Ntem, dans la province septentrionale. Un faible rendement expliqué par le choix des cacaoculteurs de privilégier le Cameroun pour la vente de leurs productions.

Seulement 20 tonnes de cacao ont été achetées par la Caistab aux planteurs du département du Ntem (illustration). © Caistab-Gabon

 

La Caisse de stabilisation et péréquation (Caistab) vient d’achever sa campagne d’achat de cacao dans le département du Ntem, dans la province du Woleu-Ntem. Seulement 20 tonnes de cacao ont été recueillies à l’issue de cette campagne organisée à Bitam.

«Nous avons procédé ce jour à la grande campagne de l’achat du cacao. La méthode d’achat a changé. La direction générale prévoit des ventes groupées. C’est-à-dire, nous mobilisons un maximum de planteurs pour que la vente se fasse  une seule fois et l’évacuation aussi pour éviter de stocker le produit qui se gaspille par la suite dans nos entrepôts», a déclaré la responsable locale de la Caistab.

Selon Nadine Benga, il s’agissait du dernier achat. «Les planteurs qui ne pourront pas vendre vont attendre un à deux mois», a-t-elle souligné. En effet, l’une des missions de la Caistab est d’acheter la production de cacao sur l’ensemble du pays et la commercialiser hors des frontières nationales. Toutefois, Nadine Benga a regretté le choix de certains cacaoculteurs de la province septentrionale, de vendre leur production au Cameroun voisin plutôt qu’à la Caistab.

«On aurait pu faire mieux que les 20 tonnes si certains planteurs n’allaient pas brader leur produit au Cameroun. C’est l’une des difficultés que nous rencontrons. Aujourd’hui, les planteurs ne comprennent pas que le cacao est subventionné par l’État et que l’argent avec lequel nous les payons nous vient du Trésor et que le décaissement prend du temps. D’où le fait qu’ils préfèrent se rendre au Cameroun. Or, l’État finit par payer même s’il existe des lenteurs administratives», a affirmé la responsable de la Caistab à Bitam.

 
 

1 Commentaire

  1. Porteur dit :

    Dites à Mme Benga que l’état a spolié les cacaoculteurs du Gabon depuis 1970 si j’ai bonne mémoire quand le kilogramme de cacao coute 1500 FCFA à l’international par exemple la caisse cacao achetait aux cacaoculteurs à 600 FCFA le kilogramme sans subvention en plus l’etat est allé très loin en creant d’autre tarifs intermediaires (superieur, limite, courant et enfin dechet pour le cacao des oposants au PDG) alors au Cameroun et en Gunée Equatoriale le kilogramme du mmême cacao et de 1000 FCFA à 1200 FCFA.
    Vous pouvez vous même comprendre les raisons qui amènent ces gents du Ntem à vendre leur cacao au Cameroun, Mme BENGA parle de subvention de l’etat alors que aucune cacaoculteurs ne touche l’argent de l’etat au titre de subvention pour encourager ces planteurs comme le font les autres états au monde sans vouloir les siter.
    Vraiment du gros n’importe quoi nos père ont été spoliés par des predateurs comme vous alors ne venez pas vous plaindre ici.

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