Le directeur général de la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab), Luther Steeven Abouna Yangui, a procédé le 6 mai 2019, en présence du ministre de l’Agriculture Biendi Maganga Moussavou, au lancement officiel de la commercialisation du Café Alanga 100% Robusta du Gabon.

Le Café Alanga pur robusta torréfié et moulu en capsules. © Gabonreview

 

Initialement prévu pour janvier dernier, c’est finalement le 6 mai 2019 que le Café d’Alanga, 100% Robusta du Gabon, développé par la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) est apparu sur les circuits de distribution du groupe Ceca-Gadi et de la société de distribution du Gabon (Sodigab).

Lancement officiel de la commercialisation du Café Alanga, 100% Robusta du Gabon. © Gabonreview

Cette marque n’est pas seulement synonyme de saveurs remarquables et de haute qualité, mais également une fierté nationale. L’objectif est de créer une émulation chez les planteurs pour qu’à terme, ils puissent créer plus de valeur dans l’exploitation de leurs plantations à travers la transformation de leur production et de faire du café d’Alanga, «un produit rare et d’exception, symbole de l’excellence des terroirs gabonais».

Le Café Alanga se présente sous 3 formes (capsules, grain, moulu) qui procurent diverses sensations afin de proposer aux amateurs de café différentes manières d’en apprécier les saveurs. Il s’agit du « Mpari» (intense), « Odoussou» (Velouté), «Ambalaha» (Vigilence) et «Oyeri» (Éveil). La Caistab, à travers sa politique de commercialisation, donne la possibilité à tous les profils de consommateurs de se procurer ce café. «Cette stratégie s’exprime non seulement par la détermination des prix, mais aussi par le choix de notre canal de distribution. Les capsules compatibles Nespreso Mpari et Odoussou en boite de 10 sont respectivement au prix de 6000 francs CFA et 5500 francs CFA. Le moulu Oyeri (250 g) est à 3000 francs CFA tandis que le grain Ambalaha (250g) est à 2500 francs CFA», a indiqué le directeur général de la Caistab, Luther Steeven Abouna Yangui.

Jugeant «très satisfaisant» le niveau de la commercialisation jugé «très satisfaisant» pour le Gabon, le ministre de l’Agriculture a plaidé pour le soutien de la structuration de cet effort, en développant davantage les plantations, en améliorant l’accès au foncier, en réhabilitant les anciennes plantations pour une meilleure production, et création d’emplois directs et indirects dans cette filière.

«La présente cérémonie est annonciatrice des jours meilleurs pour nos filières café-cacao et nous réitérons notre appel aux investisseurs étrangers et nationaux qui souhaitent prendre une part active au processus de relance des filières café et cacao dans notre pays. Nous avons le potentiel d’être un acteur majeur dans la production de café et de cacao de qualité et de très haute gamme», a déclaré Biendi Maganga Moussavou.

Pour le représentant de la Banque africaine de développement au Gabon, Robert Masumbuko, c’est une grande satisfaction de voir la relance d’une filière importante au Gabon. «La BAD est très heureuse d’avoir accompagné la Caistab avec un don de près de 500 millions de francs CFA pour la relance du café-cacao et de vivre aujourd’hui, le résultat en parti de ces efforts-là avec l’identification de tout ce que le Gabon peut faire sur cette chaîne de valeur. C’est une invitation à tous les acteurs de contribuer à cette relance et la Banque africaine se tient prête pour les prochaines étapes de cette relance ».

Après plusieurs années d’abandon, la Caistab a repris l’exploitation de ce patrimoine national sur une superficie de 40 hectares avec pour objectif de développer à terme 80 hectares de ladite plantation de café. Les perspectives pour cette entreprise, se décline sous trois niveaux à savoir : la production, la transformation et le financement. « Nous souhaitons poursuivre des opérations d’entretien des parcelles, la production du matériel végétal performant pour assurer la densification des parcelles, la construction de séchoirs modernes supplémentaires, le renforcement des moyens logistiques pour améliorer la productivité. Nous ambitionnons installer une unité de transformation dans le Haut-Ogooué, la vulgarisation de la logique de transformation du café auprès des planteurs, mais également capter les investisseurs nationaux et internationaux pour la pérennisation du projet et les bailleurs de fonds pour la redynamisation de la filière», a conclu Luther Steeven Abouna Yangui.

 
 

2 Commentaires

  1. Bikoro Ndemezo'o Albert Diddy dit :

    Félicitations ; il faut qu’il en soit ainsi pour tout ce qu’on peut produire sur le terroir.

  2. diogene dit :

    La machine à café express est dans tous les matitis …C’est bien connu !

    Fierté pour un produit implanté de force en Afrique lors du commerce triangulaire (esclavage), très peu pour moi…

    Au revoir, je vais me faire une tasse de bissap…

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