Le président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) a récemment décidé du prolongement de la transition politique en Centrafrique, initialement prévue pour prendre fin le 17 août prochain.

Catherine samba-Panza et Ali Bongo en mars 2014 à Libreville. © D.R.

Catherine samba-Panza et Ali Bongo en mars 2014 à Libreville. © D.R.

 

Viré à la suite d’une énième plainte pour viol attribué aux agents de la mission de l’Onu en Centrafrique (Minusca), Babacar Gaye laisse derrière lui un pays au bord d’une nouvelle implosion, et où la grogne des populations, vraisemblablement abusées, se fait de plus en plus ressentir. Si, obtenue sur demande du secrétaire général des Nations-unies, la démission du chef de la Minusca apparaît comme une illustration de la volonté de l’organisation internationale de ramener la paix et la sécurité en République centrafricaine depuis les troubles de la période 2013-2014, l’heure semble à la précaution, avant les élections générales prévues pour le 18 octobre prochain.

Comme pour s’assurer que le pays garde à sa tête un chef, qui fait l’unanimité jusqu’à lors, au cas où la situation venait à dégénérer, Ali Bongo «vient de signer la décision portant prorogation de la transition politique en République centrafricaine». Dans un communiqué de l’organisation régionale datée du 12 août courant, l’on apprend que «cette transition qui est prorogée pour la période allant du 18 août au 30 décembre 2015, vise à permettre aux autorités de la transition d’organiser les élections législatives et présidentielles crédibles et transparentes». La décision du président en exercice de la CEEAC, qui a été transmise aux autorités de Bangui qui l’ont aussitôt confirmée, devrait permettre à Catherine Samba-Panza de remplir pleinement sa mission avant sont départ, alors que quelques tensions sont encore perceptibles dans le pays, avec la distribution récente de tracts et pétitions, «qui demandaient expressément la démission des deux têtes de l’exécutif de la transition». Pour Marcel Djimasse, conseiller spécial aux Affaires politiques et institutionnelles à la primature centrafricaine, la décision de la CEEAC entérine la décision prise lors de la conférence des chefs d’Etat du 25 mai dernier, organisée à N’Djamena au Tchad.

 

 
 

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