Conséquence des nombreuses taxes prélevées sur les compagnies aériennes et du prix élevé du carburant, la hausse du prix des billets d’avion est une situation avec laquelle le ministère gabonais des Transports et de la Logistique veut en finir.

Au Gabon, les taxes et le prix élevé du carburant font grimper le prix des billets d’avion. © Yü Lan/Fotolia.com

 

Au Gabon, depuis quelques années, «le coût du carburant est élevé, les compagnies sont trop taxées et la conséquence immédiate est le prix excessif des billets de transport». Ce constat a été fait récemment par Justin Ndoundangoye à l’occasion d’une réunion avec des membres de son cabinet. Pour le ministre des Transports et de la Logistique, au moment où le coût de la vie s’envole en raison de la crise économique, il convient de mettre fin à cette situation. Il y va aussi de «la compétitivité et de l’attractivité de l’Aéroport international Léon Mba» désormais géré par le groupe Singapourien Olam.

Aussi, le membre du gouvernement informe-t-il de la mise en place d’un comité ad hoc chargé de réfléchir et de proposer des solutions devant permettre d’aboutir à une baisse du prix des billets d’avion, particulièrement pour les compagnies locales. Composé d’experts des ministères des Transports, de l’Économie, des Hydrocarbures, du Budget, ainsi que ceux des entités de gestion de la plateforme aéroportuaire, de régulation du secteur, les vendeurs de carburant et les compagnies aériennes, ce comité a lancé ses travaux le 20 mars, en identifiant les principales difficultés auxquelles sont confrontées les compagnies aériennes.

De cette première séance de travail, il ressort clairement que les taxes prélevées sur les compagnies, liées à leurs produits et services, sont quelques fois excessives et ont un impact non négligeable sur la trésorerie des transporteurs. Le comité ad hoc envisage de «remettre à plat la chaîne des taxes diverses», histoire d’y voir plus clair, et de préciser les raisons justifiant ces différents prélèvements. À terme, le gouvernement espère faire «adopter une nouvelle structuration des tarifs des billets et éviter aux passagers de payer les taxes imposées en réalité aux compagnies aériennes».

Selon le ministre des Transports et de la Logistique, le secteur du transport aérien au Gabon pâtit aussi du prix du carburant : «vendu 40% plus cher que dans les autres États de la zone Cemac». Pour régler cette question, Justin Ndoundangoye dit attendre des propositions du sous-comité technique dans les quatre prochains mois. Élargi aux opérateurs pétroliers exerçant au Gabon ainsi qu’aux entités de régulation et aux administrations fiscales, ce sous-comité technique est chargé de «proposer des recommandations objectives sur la structure des prix des produits pétroliers aéronautiques, sur les redevances de sûreté, sur la fiscalité attractive destinée au secteur du tourisme et surtout sur les coûts des billets d’avion pour les vols domestiques».

 
 

2 Commentaires

  1. bassomba dit :

    Tous les autres secteurs devraient s’en inspirer, car tout est cher dans ce pays.

  2. Eternité dit :

    Monsieur le Ministre…arretez l’enfumage.. nous sommes un pays producteur de pétrole et comment expliquez que le prix du kérosène ou du carburant soit si chers sauf a justifier l’engraissage du PDG…
    commencez par re-créer une compagnie aérienne nationale si vous voulez baisser les prix des billets au lieu de vous enrichir avec les sociétés actuelles de vos “familles” et copains

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