Ayant clairement échoué à faire respecter la loi en matière d’autorisation d’emploi pour les travailleurs étrangers, le ministère du Travail est présenté par certains, à l’instar du Mouvement national des chômeurs gabonais (MNCG) comme l’unique responsable de la hausse du chômage chez les jeunes. Ils s’en sont récemment plaints auprès du vice-président de la République. 

Des membres du MNCG, dont le président (en costume), en plein travaux. © D.R.

 

Pierre-Claver Maganga Moussavou, recevant le rapport du MNCG, le 14 mai 2019. © D.R.

Face au chômage des jeunes gabonais, le ministère du Travail a clairement échoué. C’est du moins le sentiment des jeunes gabonais à la recherche d’emploi réunis au sein du MNCG. Ce jugement, ils l’ont exprimé devant Pierre-Claver Maganga Moussavou, mardi 14 mai, à son cabinet. Devant le vice-président de la République, Silvère Michel Nguema et ses compagnons se sont notamment plaints de ce que l’administration publique ne parvient pas à mettre en application une loi qui permettrait, selon eux, d’en finir avec l’absence d’emploi pour les jeunes Gabonais diplômés : celle encadrant le travail des étrangers.

«Nous avons mené des investigations qui prouvent à suffisance que, aujourd’hui, le problème du chômage ne se pose pas forcément au niveau de l’expérience professionnelle ou de la qualité. Il y a une volonté manifeste de certains acteurs du ministère du Travail de ne pas faire leur travail consciencieusement et correctement au regard des dispositions sur la loi sur le Code du travail, qui définit clairement les conditions dans lesquelles un étranger est employé au Gabon», explique le président du MNCG.

Ayant organisé récemment leurs journées de réflexion à Ntoum, les jeunes chômeurs gabonais sont parvenus à la conclusion qu’il fallait organiser «un audit de la main-d’œuvre étrangère dans le secteur privé». Le rapport de ces travaux a officiellement été remis au vice-président de la République.

En mai 2018, le gouvernement avait semblé s’intéresser à la question des travailleurs étrangers au Gabon. À coup de mises en garde et de rappels à l’ordre, Arnaud Calixte Engandji-Alandji, ministre du Travail à l’époque, avait notamment exhibé la loi selon laquelle chaque autorisation d’emploi délivrée à un étranger allait avec l’impératif d’adjoindre un homologue gabonais. Une opération dénommée «Brigades-Emploi» avait été annoncée. Rien n’a été fait. Le gouvernement semble avoir laissé tomber le projet.

 
 

8 Commentaires

  1. Edzang Magloire dit :

    Oh mes chers soeurs freres gabonais…

    Moi je travaille dans une boite privée avec des jeunes gabonais et des jeunes étrangers.
    Chaque moi, le jeune gabonais manques en moyenne 3 a 5 jours de travails (donc presque une semaine par moi.) Quuand on fait des coupures dans son salaire, alors il menace d’appeler le ministre du travail, chose qu’ils ne font jamais au bout du compte.
    Les jeunes etrangers, pour être absents, je dois bien fouiller dans les archives des resources humaines.

    Bon, apres tout ceci et tout cela, … il serait mieux de … vendre le pays.

    Makaya quoi ….

    • Fayo dit :

      Je te connait toi. Tu travaille comme nègre de service dans une société de bois où traitez les gabonais comme des animaux et tu es d’origine ivoirienne. On comprends ton raisonnement. Vous avez besoins que le Gabon continue à laisser libre court au pillage de son économie y compris par l’exlusion se son propre peuple à certains niveau.

    • Fayo dit :

      Edzang Magloire (faux nom) exemple type d’étrangers que notre pays a tout donné mais qui nous méprise et nous hait. Quel ingrat.

  2. Fayo dit :

    Vous n’aurez rien. Les gouvernants gabonais, Ali Bongo en particuliers sont corrompu jusqu’à la moëlle au point de vendre le pays.ils ont chase Engadji du ministère du travail sous ordre des entreprises telles que Perenco en tête, Total, Eramet, etc.

  3. Eniga dit :

    Désolé, mes frères mais c’est plus simple d’utiliser un étranger pour certain boulot de confiance qu’un compatriote.
    Nous gabonais avons plusieurs problèmes
    1) Le comportement
    2) L’absentéisme
    3) La corruption (beaucoup plus fort que chez l’étranger)
    4) La paresse
    En clair cela coûte moins cher d’utiliser l’autre et nos propres parents sont les pires.
    etc…
    Certes on peut trouver parfois de bons éléments gabonais.
    Au Gabon, nous croyons que l’argent est cadeau…..

    • le beau nez d'âne dit :

      Merci de ne même pas essayer de faire passer votre aversion pour les travailleurs Gabonais pour un résonnement logique ce qu’elle n’est pas et pire encore faire passer ceux qui le critiquent ” pour les pires “(pires que qui d’abord? et en quoi ?). Cette manœuvre ne trompe plus personne.

    • NOEL DUBOIS dit :

      Sans compter les vols!!! La dernière fois que j’ai envoyé un employé acheter un bout de tuyau chez CK2 il a fuit avec l’argent (1 billet de 5000). Comme il est gabonais et que tout gabonais a des parents généraux ou députés, on ne peut rien lui faire. Mais un étranger qui vole, on peut le faire torturer à la PJ, le laisser enfermé sans manger pendant 15 jours à la DGR, le faire expulser par le CEDOC, et je crois qu’au Gabon on a même le droit de vendre les reins d’un étranger pour récupérer le fric…

  4. Ikobey dit :

    C’est malheureusement souvent vrai ! et tout le monde le sait !

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