Les partis politiques membres du Conseil national de la démocratie (CND) ont eu une séance de travail, le 5 février à Libreville, à l’issue de laquelle ils ont sollicité l’intervention du chef de l’Etat pour sortir l’institution de sa léthargie actuelle. Président du Parti national gabonais (PNG), Christamond Nzamba Mupigat revient sur les contours de cette démarche. 

Le CND, une institution qui se meurt. © pbs.twimg.com

 

Christamond Nzamba Mupigat (4e en partant de la gauche), le 5 février 2019 à Libreville. © Gabonreview

Gabonreview : Quel est l’objet de cette séance de travail des partis politiques membres du CND ?

Christamond Nzamba Mupigat : Les présidents des partis siégeant au CND sont des conseillers ces partis politiques siégeant au CND se sont retrouvés pour travailler dans le cadre de la revitalisation de notre institution. Un comité d’organisation de quatre partis politiques a fait le travail pour faire adhérer l’idée à 53 formations politiques. Ces derniers ont clairement compris que l’on doit travailler. Parce que si le chef de l’Etat a cru bon en 2015 de réactiver cette institution, c’était pour éviter que les partis politiques ne traitent de questions importantes dans les rues ou sur les réseaux sociaux. Il nous fallait donc un cadre institutionnel qu’est le CND, qui a vu ses missions renforcées au dialogue d’Angondjé. Nous avons donc bénéficié de la bénédiction de 53 partis sur les 70 qui siègent au CND. C’est plus du 2/3. Cette réunion était aussi l’occasion de dire au président du CND de convoquer une session plénière extraordinaire qui nous permettra de démarrer les travaux au sein de l’institution. Je crois que les choses vont bon train.

Il y a pourtant eu des divergences autour de la table…

L’opposition est plurielle. Et puis, il y a eu un problème de calendrier pour certains. Aussi, les présidents des partis politiques ont-ils été directement contactés. Et certains n’ont pas eu l’occasion d’expliquer clairement à leur bureau de quoi il était question. Nous avons dû faire au préalable un travail pédagogique pour expliquer aux représentants des partis. Il y a eu ce travail qui aurait dû être fait dans les états-majors de chaque parti politique. Je crois que vers la fin, les uns et les autres ont finalement compris qu’il s’agissait d’un travail purement républicain, qui concerne la Nation. Car, il est question de remettre sur les rails une institution dont le rôle est l’arbitrage de la démocratie sous toutes ses formes.

Après plusieurs mois crise du CND, vous en appelez désormais à l’arbitrage du chef de l’Etat….

Cela fait deux ans que le CND est en proie aux difficultés de fonctionnement. Il revient donc au bureau que nous avons élu de porter à l’attention des plus hautes autorités, ces problèmes qu’il y a au niveau des salaires du personnel, notamment. Mais nous, conseillers membres, avons appliqué à la lettre le règlement intérieur. En plus du président du CND qui peut convoquer une plénière, les 2/3 des partis politiques siégeant au sein de l’institution le peuvent aussi. Soit 44 formations politiques. Or, nous avons pu en réunir 53.

N’avez-vous pas brûlé les étapes en sollicitant directement l’arbitrage du chef de l’Etat ?

Nous avons initié deux démarches. La première est administrative, avec une correspondance adressée au président du CND pour lui demander de convoquer une plénière. Après le dépôt du courrier demain (le 6 février 2019, ndlr), le président du CND aura huit jours pour convoquer une plénière. Nous nous en tenons à ce que disent les textes. Entre temps, nous interpellons le chef de l’Etat qui est la clé de voûte de toutes les institutions. C’est à lui de donner des instructions au gouvernement, afin que celui-ci fasse le nécessaire pour que les institutions aillent de l’avant.

 
 

1 Commentaire

  1. Léon Nkogue dit :

    “Chef de l’état”… lequel ? Parce que, vous savez bien que BOA (l’usurpateur) est bien MORT… Donc ol reste l’élu du peuple : Jean Ping…

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D'INFOS MATINALES DE GABON REVIEW