Conduite par Prisca Koho Nlend, la ministre de la Promotion et de l’Intégration de la femme au développement, la délégation gabonaise ayant pris part à la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) s’est engagée à s’investir davantage en vue de l’amélioration de la condition de la femme et de la jeune fille.

Prisca Koho Nlend, lors de son intervention au Sommet de Nairobi, en novembre 2019. © D.R.

 

Une partie de la délégation gabonaise. © D.R.

Ayant unanimement appelé, lors de la CIPD au Caire (Égypte), à l’autonomisation des femmes et des filles dans tous les domaines de leur vie, y compris pour la santé sexuelle et reproductive et les droits reproductifs, les gouvernements ont presque tous échoué. 25 ans après, le président kényan Uhuru Kenyatta n’a pas hésité à parler d’un «programme inachevé», invitant les participants du récent sommet de Nairobi à tenir enfin leurs promesses. Conduite Prisca Koho Nlend, la ministre de la Promotion et de l’Intégration de la femme au développement, la délégation gabonaise l’a pris au mot.

Les représentants de la société civile, les premiers, ont présenté une trentaine d’engagements, dont les principaux visent à «mettre en fin aux besoins non satisfaits de planification (…), à la mortalité évitable (…), à la violence basée sur le genre (…) et aux pratiques néfastes».

Pour leur part, dans une déclaration concise, les représentants de la jeunesse gabonaise se sont engagés «à accélérer les promesses faites il y a 25 ans au Caire en vue de contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable, notamment l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive et aux droits reproductifs d’ici à 2030».

Ces engagements civils se sont inscrits dans la même ligne que ceux faits par la représentante du gouvernement gabonais. Lors de son intervention, en effet, ma ministre Prisca Koho Nlend a fait quatre principales promesses au Sommet de Nairobi parmi lesquelles «la révision des politiques et lois en faveur des services de santé sexuelle et reproductive pour les adolescents» et «l’augmentation d’ici à 2030 du nombre de points de prestation de service offrant au moins trois méthodes de planification familiale».

La ministre a par ailleurs informé que le gouvernement gabonais entend «promouvoir la participation des jeunes dans l’optique d’un développement durable, notamment en restructurant le Conseil national de la jeunesse (CNJG)». Les autorités gabonaises envisagent également «soutenir la créativité et le caractère innovant des jeunes par l’amplification des programmes d’incubation».

Une partie de la délégation gabonaise. © D.R.

La déclaration du gouvernement a enfin pris en compte la violence sexiste et les pratiques néfastes, et la cheffe de délégation a assuré que le pays poursuivait la révision des textes de loi en vue d’éliminer les discriminations contenues dans les textes législatifs tels que le Code civil, le Code pénal et le Code du travail. Prisca Koho Nlend a annoncé que son pays s’est depuis engagé à «organiser de façon permanente des campagnes de sensibilisation pour un retour aux valeurs fondamentales de la famille et au respect de l’intégrité de l’autre».

Selon les organisateurs, plus de 9 000 personnes ont pris part à ce sommet, du 12 au 15 novembre. Plus de 170 pays y étaient représentés, aussi bien par leur société civile, leur jeunesse que par leurs gouvernants.

 
 

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