Le collectif des clients des logements sociaux de Bikélé a tenu son assemblée générale, le 4 mai sur le site de Bikélé, dans la commune de Ntoum. Au cours de cette rencontre, les clients ont réitéré leur décision d’occuper les logements en l’état. Président du collectif, Klaus Oleri revient avec Gabonreview sur les tenants et aboutissants de cette décision.

Klaus Oleri (polo rouge) pendant l’assemblée générale du collectif des clients, le 4 mai 2019 à Bikélé. © Gabonreview

 

Moment de l’assemblée générale. © Gabonreview

Gabonreview : Que retenir de cette assemblée générale ?

Klaus Oleri : Au cours de cette assemblée générale, il était question de faire le rendu de la rencontre que nous avons eue avec le ministre de l’Habitat. Nous nous sommes retrouvés pour expliquer aux adhérents du collectif la décision qui a été prise par le gouvernement de nous céder les maisons en l’État. Par ailleurs, il s’est dit sur les réseaux sociaux que l’État nous a cédé les maisons gratuitement. Ce qui n’est pas le cas. Les maisons nous seront cédées, mais nous allons les payer après avoir fait une évaluation de l’existant. Les maisons seront donc prises en l’état, afin que chaque client termine les travaux, pour ceux dont les habitations sont inachevées.

S’achemine-t-on enfin vers le dénouement du dossier des logements sociaux de Bikélé ?

Pour la première fois depuis le début des démarches avec le gouvernement, il y a cinq ans, nous avons l’impression d’être enfin écoutés. Nous avons vu en l’actuel ministre de l’Habitat, quelqu’un qui souhaite définitivement terminer avec ce dossier. Cinq ans, c’est effectivement trop. Et le ministre nous a assuré que le gouvernement veut résoudre ce problème de manière définitive, en nous cédant les maisons en l’état. Maintenant, il reste les différentes démarches avec la SNI (Société nationale immobilière, NDLR) et les autres parties prenantes, pour que les modalités de paiement retenues dès le départ soient maintenues. C’est-à-dire, payer par échéances. Il nous revient donc de nous organiser pour que les choses se passent dans le respect des lois en vigueur.

Vue de quelques logements sociaux de Bikélé. © Gabonreview

Parmi les clients figurent ceux qui ont payé les maisons en intégralité, sans qu’elles soient achevées. Quelles issues s’offrent à eux ?

Pour ceux qui ont tout payé, la question sera abordée avec la tutelle. Tous les points seront étudiés. Nous estimons cependant que pour cette catégorie de clients, s’ils ne souhaitent prendre les maisons en l’état, des mécanismes de compensation seront mis en place. Dans le cas contraire, ils seront intégralement remboursés. Ce sont les deux seules issues qui s’offrent à ces clients-là.

Qu’en est-il de la problématique de l’eau et l’électricité ?

Nous avons déjà entamé les démarches, car certains habitent déjà le site. Bien entendu, cela suggère certaines commodités comme l’eau et l’électricité. Nous avons sollicité un prestataire et nous attendons juste l’aval de la SEEG (Société d’énergie et d’eau du Gabon, NDLR) faire l’extension de ces deux ressources, qui sont inexistantes sur le site. Ces démarches ont par ailleurs été exposées au ministre, qui nous a assuré que le gouvernement tiendra compte de toutes ces dépenses.

Quid du risque des squatters ?

Nous nous organisons avec des gardiens payés à nos frais, pour essayer de dissuader ces gens-là. D’autant plus qu’ils ne sont pas les seuls, vu que nous sommes également confrontés aux vols de matériaux avec les baies vitrées, notamment. La présence humaine n’étant pas conséquente sur le site, l’insécurité y a pris vie. Mais nous nous organisons comme il se doit pour décourager squatters et vandales.

 
 

4 Commentaires

  1. okaba dit :

    le collectif des clents de la SNLS ne représente pas tous les cleints de la Snls de bikele.il représente majoritairement ceux qui sont en location vente et qui veulent prendre des maisons en l’état parce que conscients qui n’ont pas payé grand chose dont cette décision les favorise au détriment de ceux qui ont déjà payé intégralement leurs maisons à hauteur de 26 à 40
    millions.Voilà la situation
    Nous invitons les autorités en charge de ce dossier de voir la chise sous cet angle là. Ceux qui ont payé intégralement sont au nombre de 67. Il leur revient à ceux de prendre des decisions soit pour le remboursement soit la SNI fait un effort de terminer leurs maisons prioritairement vu qu’ils ont déjà tout payé.
    Comme compensation en terrain ou d’espace ne peut être retenue comme solution. AUCUN client n’acceptera de prendre un terrain contre 26 ou 40millions déposés à la SNLS.

  2. Je fais partie des clients des logements de bikele et je souhaiterai avoir le numéro du collectif car je ne suis pas souvent informée lorsque le collectif se réunit merci dit :

    Je félicite encore le président du collectif pour son courage et dynamise. Et je souhaiterai avoir le numéro de téléphone du collectif pour être informé des activités car je suis aussi client de bikele. Mon contact c’est le 07506338

  3. Bona dit :

    Mais vraiment dans notre pays on abuse. Comment un dossier qui a fait l’objet d’etude, de publicité etc, n’est toujours pas arrivé à terme, les gens ont payé, d’autres ont payé la moitié. Mais bon sang pourquoi tant de difficulté. On se demande si les promoteurs de tels projets n’ont pas d’objectifs mafieux.
    Cela donne a réfléchir avec tout ce que nous voyons aujourd’hui, des entreprises parapublic qui s’adonnent à tous vent dans l’immobilier. On demande aux gens de souscrire après demain c’est palabre. Il y a eu sni palabre, il y a la snls palabre,il y a eu le cgc ? Il y a cité d’agondje. Etc pourquoi ça ne marche pas ? Pourrions nous un jour fera aboutir un dossier immobilier sans palabre?

  4. nick dit :

    Nous interpellons le sens de la Responsabilité de Monsieur le Ministre d’Etat et le DG de la SNI pour ce dossier. Les Gabonais ont dépensé beaucoup pour acquerir des logements, cinq plus tard , rien n’a été fait pour qu’ils rentrent dans leurs droits. Va t-on de nouveau vers une affaire semblable à celle de BRSARL?
    Pour la décision du collectif, elle doit prendre d’abord en compte ceux qui sont à jour en terme de paiement puis les autres .C’est une proposition qu’il convient de remettre aux autorités avec qui ce collectif echange. c’est juste une question de justice sociale et d’honnêteté.
    quand ils parlent de compensation pour ceux ayant payé intégralement, de quoi fait-il allusion? s’il parle de terrain comme compensation, personne n’est dupe, au Gabon aucun terrain ne vaut plus de 20millions sauf si la SNi leur donnera des villages entiers.
    Agissons objectivement.

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