Estimant que le Gabon vit des moments d’extrême gravité, Gérard Ella Nguéma a appelé le peuple gabonais à se lever pour protéger la République, la démocratie, les libertés fondamentales et la paix du Gabon.

Gérard Ella Nguéma le 7 juillet. © Capture d’écran

 

Gérard Ella Nguéma est convaincu qu’Ali Bongo est entouré par «des gens qui torpillent son action» et que le pays est en danger. «Depuis le 24 Octobre 2018, date à laquelle Ali Bongo a été frappé d’un accident vasculaire cérébral (AVC), trop de choses se passent au sommet de l’Etat où il existe un imbroglio, à tel point que l’on ne sait plus qui dirige le pays», estime-t-il.

Selon le président du Front patriotique gabonais (FPG), lors de sa conférence de presse, le 7 juillet à Libreville, les Gabonais ont le sentiment que leur pays est dirigé́ par procuration, voire par des individus non-autorisés et n’ayant aucune responsabilité conférée par la Constitution gabonaise. Estimant que seul Ali Bongo est comptable de la gestion du pays, il a rappelé que lors de la présidentielle de 2016, «il n’y avait ni directeur de cabinet, ni madame la première Dame».

Pour Gérard Ella Nguéma, si Ali Bongo devenu inaccessible au peuple «par la volonté de ses collaborateurs», n’est plus à même d’assurer les charges de sa fonction, il doit «devenir le précurseur de l’alternance dans notre pays à travers l’organisation des élections libres et transparentes anticipées, avec l’appui de la communauté internationale». A en croire le président du FPG, «des personnes aux ambitions démesurées» se servent de l’état de santé actuel d’Ali Bongo pour «le manipuler, et l’utiliser à des fins personnelles». «Monsieur Laccruche Alihanga, puisqu’il s’agit de lui, a placé parents, amis et courtisans à la tête de tous les postes juteux, parfois sans compétences requises, dans quelle optique ?», a-t-il dit accusant ce dernier de torpiller l’œuvre d’Ali Bongo. «Votre plan machiavélique de couler Ali Bongo doit s’arrêter là» a-t-il déclaré, se positionnant assurément en défenseur du chef de l’Etat.

Ce dernier soutient qu’«aujourd’hui, les missions régaliennes de l’Etat sont assurées et exécutées par l’Ajev (…) en lieu et place des ministères en charges de ces activités». «Vous avez vendu la chimère à Ali Bongo», s’est-il adressé aux collaborateurs d’Ali Bongo avant d’ajouter : «le Gabonais est un peuple pacifique, mais comme le couvercle d’une chaudière qui saute, rien ne peut l’arrêter quand il se soulève».

Estimant que «la République est en danger», Gérard Ella Nguéma appelle à «barrer la route à l’imposture, aux prédateurs financiers, politiques et administratifs». Il crie au rassemblement «pour préserver la paix» et mettre fin «au désordre qui se fait au sommet de la République».

«Où êtes-vous Gabonais courageux ? Où êtes-vous les patriotes ? Il est temps de nous lever et de répondre à l’appel de notre pays et dire : je suis présent», a-t-il interrogé les Gabonais en guise d’exhortation.

 

 
 

5 Commentaires

  1. La même question resurgit : “QUI DIRIGE LE GABON ?”

  2. nguema21 dit :

    L’heure n’est plus au questionnement vu qu’on connait déjà la réponse.
    On dois maintenant se lever comme un seul homme et descendre dans la rue pour barrer la route aux perfides trompeurs et construire une nouvelle République pour République il y aura et pour que vive le Gabon éternel “TERRE DE NOS ANCÊTRES”morts pour nous et pour que vives notre progéniture.”Plus de questions”,mais ….”ACTIONS!ACTIONS!ACTION?S!”pour que le Gabon demeure notre terre.

  3. EHYA O.R dit :

    Gérard, a besoin de faire savoir qu’il existe et qu’il n’a toujours pas bénéficier du dialogue d’Agondje contrairement aux autres (Maganga, Moubamba,Estelle etc.).
    Qu’il attende patiemment son tour, il reste encore assez de temps pour réfléchir sur la nomination qu’on va l’attribuer.

    • Voilà dit :

      @ EHYA O.R, bonjour !
      On peut être ou pas d’accord avec Gérard, mais on n’a pas besoin de se mettre à sa place pour nous préciser le sens de sa pensée. Celle-ci est limpide et GR l’a assurément bien traduite ici. Toutefois, me concernant, j’aurais bien voulu savoir ce que vous, EHYA O.R, vous pensez du problème qu’il soulève. Si vous vous reconnaissez dans le camp des personnes dont les agissements sont dénoncés, je crois devoir m’efforcer de penser que Gérard a dit des vérités qui vous blessent. Car ne défend le plat que celui qui y a sa part. Alors, svp, cessez de nous bassiner les pompes.

      • EHYA O.R dit :

        Je ne bassine les pompes de personne, je suis juste déçu du sujet qu’il aborde en ce moment, convoquer la presse un 7 Juillet pour entendre cela c’est de la pure distraction et c’est mon avis. Il y a des sujets plus important comme la hausse des prix du carburant, le doublement des tarifs des transports, la situation de Jean Rémi YAMA qui interpelle sur le climat politique de notre pays. Voilà, Mr/Mme Voila qui est voilé(e), des sujets qui méritent des propositions d’un homme politique. Attaquer Mr Brice Allihanga, d’autres s’en sont déjà charger avant lui à tord ou à raison. Qu’à t-il apporter comme éclairage lors de cette conférence de presse? RIEN… Le problème qu’il soulève est lequel?… Il dit que “la république est en danger”, il accuse officiellement “l’AJEV”, mais à ce que je sache jusqu’à présent c’est le “PDG” qui est au “pouvoir” et le “PDG” ne se plaint pas officiellement.
        Alors à moins qu’il ne soit passer en conférence de presse sur commande, je ne vois pas ce qu’il a dit d’autres que nous ne n’avons lu ou entendu ça et là dans notre Gondwana.

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