Trois mois après le congrès extraordinaire ayant permis sa profonde restructuration, le Centre des libéraux réformateurs (CLR) a fait sa rentrée politique le 21 décembre à Libreville. Les assises ont permis au parti de Jean Boniface Assele d’affirmer ses valeurs centristes prônées depuis 25 ans, mais aussi de réfléchir sur la stratégie de conquête de nouveaux espaces pour conforter son positionnement politique.

Nicole Assele, la déléguée générale du Centre des libéraux réformateurs lors de son allocution, le 21 décembre 2019. © Gabonreview

 

Le Centre des Libéraux réformateurs (CLR) a fait sa rentrée politique le 21 décembre à Libreville.  Organisées trois mois après le congrès extraordinaire ayant débouché sur la profonde restructuration du parti, marquée notamment par la nomination de  Nicole Assele au poste de déléguée  générale, ces assises ont permis au parti de clarifier sa nouvelle vision.

Pour se singulariser dans une scène politique caractérisée par des «pratiques surannées», cette vision consiste à «renforcer l’identité  intrinsèque du CLR qui constitue le centrisme humaniste, seule voie adaptée à l’environnement sociologique et politique capable de répondre au mieux aux attentes des populations», assure Nicole Assele.

Si la patronne du CLR a indiqué que sa formation ne se déjugera pas pour accompagner de toutes ses forces l’action d’Ali Bongo et de l’institution qu’il incarne, la déléguée générale du CLR estime que l’environnement autour du chef de l’État aujourd’hui est pollué, les relations sont «teintées d’hypocrisie et de trahison dans la majorité présidentielle». Cette hypocrisie est marquée par le fait que le CLR soit «clairement voué aux gémonies et ostracisé par des forces obscures aux relents hégémoniques. Des esprits étriqués au sein de la majorité qui ont poussé le cynisme jusqu’à inscrire sur leur agenda le funeste dessein qu’ils ne cachent d’ailleurs plus : celui de liquider le CLR».

Moments de la rentrée politique. © Gabonreview

Abordant la question des détournements des deniers publics, bien que se félicitant de l’initiative du gouvernement, Nicole Assele a mis en garde contre toute justice «spectacle tendant à s’éloigner des objectifs poursuivis et compromettre les efforts de mettre définitivement hors d’état de nuire tous les prédateurs qui s’amusent à prendre des libertés avec l’argent public».

Nicole Assele a également évoqué le climat politique actuel au Gabon. Estimant que la présidentielle de 2016 est consommée et que le Gabon s’est doté d’institutions  fortes, Nicole Assele  regrette que  «l’atmosphère sociopolitique demeure viciée depuis lors : tout le monde se regarde en chiens de faïence et s’épie dans un climat de ni paix ni guerre,  on dirait le calme qui prépare la tempête avec des nuages épais qui assombrissent le ciel de l’horizon 2023». Elle a appelé la classe politique au ressaisissement et au dépassement de soi pour préserver la paix et le vivre ensemble dans le pays de la Concorde.

La rentrée politique du CLR a été ponctuée par une conférence-débat animée par Chantal Midzie Abessole, enseignant chercheur à l’Université Omar Bongo. Axée sur le thème “Le centrisme  politique : quelle place dans le microcosme politique gabonais“, cette conférence a permis aux militants du CLR d’explorer les pistes de réflexion sur l’affirmation du parti sur l’échiquier politique gabonais, mais également sur la pérennisation de celui-ci dans le temps même à l’absence de son fondateur, Jean-Boniface Assele, qui l’a créé il y a 25 ans.

 
 

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