Le directeur général sortant de la Caisse nationale de garantie sociale et d’assurance maladie (CNAMGS), Renaud Allogho Akoue, est entendu par les éléments de la direction générale des recherches (DGR) sur sa gestion de cet organisme qu’il a géré d’octobre 2017 jusqu’à son limogeage le 7 novembre dernier.

Renaud Allogho Akoue, ex-directeur général de la CNAMGS. © La République Magazine

 

Le ciel s’est assombri ce 13 novembre pour Renaud Allogho Akoué. Le directeur général sortant de la Caisse nationale de garantie sociale et d’assurance maladie a été pris par des éléments de la direction générale des Recherches (DGR) dans son bureau de la CNAMGS, selon des sources concordantes internes de la structure. Débarqué de son poste de directeur général de cette institution lors du Conseil des ministres du 7 novembre, il devait procéder à la passation des charges avec son successeur ce 14 novembre. Ce qui, à en croire certaines indiscrétions, lui autorisait encore l’accès à son bureau, expédiant les affaires courantes.

Selon des sources concordantes, Renaud Allogho Akoué doit répondre de sa gestion “calamiteuse” de la CNAMGS. Soupçonné de détournements des fonds – qui auraient tout aussi valu le limogeage du directeur administratif et financier de la boîte -, l’ex-DG  serait au centre d’un scandale financier qui pourrait lui coûter cher. “La CNAMGS a accumulé des arriérés abyssaux non reversés aux pharmacies et hôpitaux, mais continuait de supporter le train de vie dispendieux de ses dirigeants et particulièrement du directeur général”, assurent les mêmes sources qui affirment que “la tête de Renaud était mise à prix depuis un moment, et il le savait”.

Conscient de ce que l’étau se resserrait sur lui, Renaud Allogho Akoué aurait entamé une opération de lobbying pour sauver sa peau, mais cette opération n’a pas été fructueuse, susurrent les mêmes sources. Du moins, pas pour le moment, au regard de son interpellation. Pour l’heure, aucune information officielle n’a été donnée sur cette interpellation par la DGR. Certains se demandent s’il en sortira libre ou s’il sera gardé et poursuivi dans le cadre de l’opération Mamba, comme le souhaitent certaines organisations de la société civile à l’instar du ROLBG de Georges Mpaga. Qu’à cela ne tienne, des informations officielles sont vivement attendues sur cette question pour mieux éclairer l’opinion.

 
 

7 Commentaires

  1. Gayo dit :

    C’est Alihanga boys sont dangereux, pour ne pas dire les ajeviens. Est-ce un hasard si Alianga a cherché à régner qu’avec ses acolytes notamment ceux qui l’ont aidé dans la mafia de BGFI. Malgré tous les soupcons de detournement de l’OR Jaune d’Alihanga a le tete des entreprises et des administrations, il est encore ministre. Certainement pour ces qualites la que Ali l’a pris. Lui meme Ali ne peut justifier ses 600 milliards de CFA. Les gens comme Alihanga et Accrombessi lui ont certainement aidé a les puiser.

  2. Manguendza dit :

    A quand la SEEG et le ministere de TOM qu’on rigole un peu

  3. diogene dit :

    Intéressante démarche de défense, je pille les caisses puis je corromps des personnes assez hauts placées pour assurer mes arrières (lobbying).
    Bravo Renaud !
    Les malades qui soufrent te remercient.
    Il n’y a pas d’âge pour être con et patriote à la fois.

  4. bill ngana dit :

    Qu’entend-on par “gestion calamiteuse” ? Un euphémisme ? Il y en a tellement chez nous, ce genre de “gestion” ! Tous ces milliards, le sieur Allogho Akoue les “mangeait” seul ? En tout cas, où étaient nos commissaires à la lutte contre l’enrichissement illicite, dont le silence depuis 2017 laisse penser qu’ils gagnent leurs gros sous en dormant, attendant patiemment que les indélicats tombent en disgrâce et que leurs malversations déjà connues, soient décriées et portées sur la grande place publique ?
    Ce qui révolte dans le cas présent, c’est la situation sanitaire de ces milliers de gens aux conditions financières fragiles, qui a été mise en jeu. Et quand on y pense, on peut imaginer que certains de ces malades peuvent être passés de vie à trépas, la CNAMGS prétendant qu’il « n’y a pas d’argent » comme on a pu l’entendre assez souvent, obligeant les pharmaciens et certaines cliniques à restreindre leurs services avec les conséquences que cela a donné …

  5. moundounga dit :

    Bjr. Moi je crois qu’il serait temps que l’on trouve un mécanisme pour éviter aux DG et autres de “mettre la main”. Parce que vraiment gaspiller autant de jeunesse, de vitalité “à sans famille” pour avoir tremper vraiment c’est désolant. Maintenant est ce qu’il faille aussi refuser ces postes au risque d’avoir le gout de l’argent facile c’est une autre question. Dans les 2 cas les dommages peuvent être grandissime. Dommage. Amen.

  6. OKO dit :

    En plaçant ces amis à des postes stratégiques, Laccruche souhaitait se constituer un matelas financier pour sa campagne présidentielle en 2023 si ali bongo mourait avant la date des élections. D’après des sources bien informées l’argenT était remis à Laccruche en cash par les directeurs.

    • Serge Makaya dit :

      Parce que tu crois qu’il est toujours vivant ? Pitié ! A Ntare Nzame ! Vous ne connaissez toujours pas ce qu’on appelle QUAI D’ORSAY ? Si notre pays est parterre depuis plus 50 ans, ce sont les Bongo en général (imposés par la France), mais surtout Ali Bongo (un étranger). Son père adoptif à fait un tout petit peu pour le Gabon. Alors, quand on dit que la France est responsable du désastre gabonais, on vient nous dire qu’on raconte n’importe quoi. Mais qui nous a imposé les Bongo pendant plus de 50 ans ? Les Bongo n’ont jamais été le choix du peuple gabonais SVP. Que la France reconnaît aussi don tort, sa responsabilité dans le désastre du Gabon.

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