En proie à des difficultés financières et structurelles, le Conseil national de la démocratie (CND) a du mal à fonctionner depuis 2 ans. Pour remettre l’institution sur les rails, le Comité de revitalisation du CND, après avoir appelé Ali Bongo à la rescousse, s’est tourné le 12 février vers Pierre-Claver Maganga Moussavou.

Le siège du Conseil national de la démocratie, en cessation de fonction. © Gabonreview

 

Scène de la rencontre avec le vice-président de la République. © D.R.

Le vice-président de la République (VPR), Pierre Claver Maganga Moussavou a reçu le 12 février le Comité de revitalisation du Conseil national de la démocratie (CND). Au regard des difficultés aussi bien financières que structurelles qui étranglent l’institution depuis plus de 2 ans, ce comité souhaite remettre l’institution sur pieds, et surtout permettre au CND de jouir de ses prérogatives. D’où l’appel à la médiation du VPR. «Ça fait depuis 2 ans que cette institution ne s’est plus mise en fonction parce qu’il y a des problèmes de budget, parce qu’il y a des problèmes fonctionnels. Les partis politiques membres de cette institution ont pris à bras le corps la redynamisation de cette institution parce que nous pensons que c’est au sein de cette structure que nous devons ramener le débat politique pour sortir le pays de l’impasse», a déclaré Martin Boudzanga, porte-parole du Comité.

Sans budget, le CND est pratiquement frappé d’obsolescence. En 2017, la dernière année, où l’institution a été gratifiée d’un budget, celui-ci a été divisé par 3 par rapport à l’année 2016, passant de 914,297 millions de francs CFA à 237,5 millions de francs CFA. «Une baisse de 75% qui a rendu quasiment insoluble, l’équation des deux sessions plénières prévues, et par répercussion, tout le fonctionnement de l’institution», avait déploré Séraphin Ndaot, président du CND, lors de l’unique session ordinaire de l’institution en décembre 2017.

Cadre de «dialogue politique permanent et inclusif», le CND est aujourd’hui incapable de jouir de ses prérogatives, faute de moyens. Les plaidoyers initiés par le Comité de revitalisation permettront-ils à cette institution, considérée vitale pour la démocratie par l’équipe de Me Ndaot mais boudée par les acteurs politiques, de sortir de l’ombre ? Quoi qu’il arrive, soutient Martin Boudzanga, «le président du CND prendra ses responsabilités avec le gouvernement de la République pour convoquer le moment venu une session pour pouvoir relancer les activités de cette institution.»

 
 

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