Estimant qu’ils ont tous les deux failli en tentant d’imposer une réforme des bourses rejetée aussitôt par les élèves, les parents et plusieurs organisations du secteur de l’éducation, la Coalition pour la nouvelle République (CNR) invite le ministre d’État à l’Éducation nationale et son collègue de l’Enseignement supérieur à «tirer toutes les conséquences qui s’imposent».

Pour la CNR, Michel Menga M’Essone (à droite) et Jean de Dieu Moukagni-Iwangou devraient démissionner. © Collage/Gabonreview

 

Après avoir annoncé, mardi, la suspension de la mesure liée à la modification des conditions d’attribution de la bourse d’études aux bacheliers des filières générales, Michel Menga M’Essone et Jean de Dieu Moukagni-Iwangou devraient démissionner. C’est, en tout cas, l’invite faite le 17 avril par la CNR, à la faveur d’une déclaration à Libreville. Pour la Coalition réunie autour de Jean Ping, le ministre d’État à l’Éducation nationale et son collègue de l’Enseignement supérieur ont failli à leurs missions, en tentant d’imposer 12/20 de moyenne générale au baccalauréat et 19 ans au plus aux élèves demandeurs de l’aide financière de l’État.

Estimant que les deux membres du gouvernement ont essuyé «un rejet populaire» de la part des élèves ayant protesté dans la rue, 10 jours après l’annonce par le Conseil des ministres de la mesure querellée, la CNR les invite, en effet, à «en tirer toutes les conséquences qui s’imposent». Elle les accuse de s’être lancés dans «les improvisations auxquelles s’accoutume le pouvoir» en place.

«Face à la vigueur de la réaction des élèves sur toute l’étendue du territoire, le pouvoir a ordonné, dans la précipitation et la confusion, la fermeture de l’ensemble des établissements scolaires du pays. Il a poursuivi dans l’amateurisme et le rétropédalage en décrétant la reprise des cours pour jeudi», se rappelle la CNR, un brin moqueuse.

Aussi, alors que le ministre de l’Éducation nationale annonce la poursuite des consultations avec les acteurs du secteur, en vue de la mise en place d’un groupe de travail censé réfléchir sur la mise en œuvre progressive de la réforme, la CNR assure-t-elle que la suspension de celle-ci «ne suffit pas». «Nous exigeons son annulation pure et simple», clame le groupe politique formé, entre autres, par l’Union nationale, l’Arena, le RPM, le 7MP et plusieurs personnalités de l’opposition gabonaise.

 
 

7 Commentaires

  1. Hô Chi Minh' dit :

    Aviez vous vérifier l’authenticité de cette déclaration ,la coalition s’était donné pour objectif le recomptage des voix de la présidentielle de Août 2016.
    D’où sort cette réaction,nous savions tous que les lamentations du peuple ne concerne nullement le président élu démocratiquement.On se rapproche de la fin d’un autre affairiste .

    • bassomba dit :

      Vous ne semblez pas être sur la même longueur d’onde que vos leaders. Ping lui même n’est plus dans le recomptage des voix de la présidentielle d’août 2019, il prône désormais la déclaration de la vacance de pouvoir au sommet de l’Etat.

    • Matho dit :

      “le groupe politique formé, entre autres, par l’Union nationale, l’Arena, le RPM, le 7MP et plusieurs personnalités de l’opposition gabonaise”.La CNR soutient J PING mais elle n’est pas J PING.

  2. MBANG MBORO Thelesfort dit :

    En core une fois pour juger de la capacité des membres du gouvernement à bien ” GOUVERNER”. Dans de vraies démocraties, le Premier Ministre comme le notre, après cette déconvenue subie par nos Ministres de l’éducation et de l’ enseignement sup., devrait se passer de leurs service au risque de dénaturer son image encore toute fraîche. Nous qui sommes dans les bas quartiers, les commentaires font rage, concernant le désaveux opposé grâce au mouvement de nos enfants.

  3. MBANG MBORO Thelesfort dit :

    Le Premier Ministre doit prendre ses responsabilités: soit choisir le dénigrement en se faisant accompagner par les ministres qui veulent saper son programme; soit en les écartant de la course étant donné leur mauvais état de conscience. Nous savons que c’est une action gouvernementale, mais il peut encore se laver la face.

  4. Moukouati dit :

    Nous attendons les déclarations de monsieur Iloko et le groupe parlementaire du PDG.Honte à vous,voyez l’intérêt du pays je voulais dire de la nation et non vos petits intérêts personnels.Comment pouvez-vous soutenir une réforme pareille?Juste vous dire que pour arriver à l’excellence, cela demande une politique bien pensée et une volonté très prononcée pour servir la nation afin de relever les défis du développement et de l’excellence.

  5. Okoss dit :

    Comme par hasard,ces 2 Mr viennent de l opposition dite radicale.
    Et si c était un piège pour les niquer.
    De toute façon le PM a de bonnes raisons de les fourtre à la porte

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