En compagnie de Rufin Martial Moussavou, président du Conseil d’administration (PCA) et de Hervé Montaigu, son prédécesseur, Léod-Paul Batolo, tout récemment nommé Administrateur directeur général (ADG) de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), a échangé, le 17 décembre 2018, avec le ministre des Mines, Christian Magnagna.

Moment d’échange entre les responsables de la Comilog et le ministre des Mines, Christian Magnagna, le 17 décembre 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

S’il s’est agi d’une prise de contact entre le nouvel administrateur de la Comilog et le ministre, c’était également l’opportunité pour Léod-Paul Batolo de présenter les nouvelles ambitions de la Comilog qui vise les sommets dans la production minière mondiale.

Hervé Montaigu, Rufin Martial Moussavou et Léod-Paul Batolo, le 17 décembre 2018 à Libreville. © Gabonreview

Au terme de l’échange avec Christian Magnagna, l’Administrateur directeur général a indiqué qu’après avoir stabilisé la production pendant ces trois dernières années, pour arriver, depuis 2017-2018 à plus de 4 millions de tonnes, ils ambitionnent de continuer cette marche industrielle. «Ce qui est prévu c’est une augmentation de production dès 2019 de presque 440.000 tonnes sur le même gisement», a-t-il affirmé, ajoutant que Comilog travaille sur un projet devant arriver à terme en fin d’année 2022 et dans lequel l’augmentation de la production sera de plus de 30%. Ce qui, selon le nouvel administrateur, permettra de positionner Comilog, dans le maintien de ses parts de marché et de continuer sa quête vers le leadership dans ce milieu industriel.

Par ailleurs, Léod-Paul Batolo a précisé que, dans un premier temps, de nouveaux équipements ont été achetés et récemment livrés à la Comilog pour permettre de réaliser, dès 2019, cette augmentation de la production à 440.000 tonnes.

Quant aux autres projets de cette filiale du Groupe Eramet, l’ADG a indiqué qu’une nouvelle mine, Okouma, devrait s’ouvrir. S’en suivront la construction d’une laverie et le doublement de la capacité de chargement de wagon à la gare de Moanda. «Nous allons augmenter notre capacité de stockage et d’évacuation des bateaux à Owendo», a indiqué M. Batolo. Tout cela constitue le projet Comilog 20-20, de 36 mois, qui enregistrera la participation de nombreuses personnes. «On parle de 600 à 700 personnes en moyenne pour la construction et à peu près 1300 personnes en pointe pour construire ce projet et la fin du projet est estimé à 2022-2023», a-t-il précisé.

Président du Conseil d’administration de Comilog, Rufin Martial Moussavou qui a introduit le nouvel administrateur, a indiqué que le changement intervenu à la tête de cette entreprise participe de la volonté de transformation de l’entreprise et aux ambitions de la Comilog pour les prochaines années.

Globalement, à l’issue des trois ans passés à la tête de cette entreprise dont les partenariats avec le Gabon sont en phase de renégociation, Hervé Montaigu peut se satisfaire de son action. D’autant plus que le PCA a assuré que la «Comilog se porte très bien». «Les indicateurs sont ceux de la production. On a va produire cette année plus de 4,3 millions de tonnes. L’année dernière, on a produit 4 millions et l’année d’avant, on avait produit moins de 4 millions. On est donc sur une phase de progression en matière de production», a ajouté l’ex ADG, précisant que «c‘est un effort qui devra être poursuivi» dans ce sens que grâce aux effets très bénéfiques du prix du marché, extrêmement élevé, les résultats financiers de Comilog, sont très bons.

 
 

2 Commentaires

  1. bilan comilog dit :

    Faisons d’abord le bilan des réalisations de la comilog depuis 2010, où on nous annoncé la construction de deux usines métallurgiques de première et deuxième transformation.
    quel est le bilan en chiffre d’affaire après la première et la deuxième transformation de manganèse au Gabon?
    Cette deuxième transformation souhaitée par le fils de zeus en 2010, stipulait que le nombre de diplômés gabonais de haut niveau devrait être facilité et que la plus valu tirée du Manganèse devrait atteindre un objectif de 800 milliards de CA pour la comilog.

    Si on voit clair ce n’est plus la deuxième transformation qui apportera la plus value, c’est plutôt l’augmentation de la production de manganèse qui va apporter 800 milliards CFA en CA à la comilog en 2025!

    Le peuple gabonais dans son ensemble attend aussi et toujours , l’augmentation des parts gabonaises dans le groupe Eramet-comilog à 45 % comme décidé par yaya ALI en 2010, dans le cadre de son plan émergent en 2025…
    Donnez-nous même le nombre de cadres embauchés depuis 2010 à la comilog et on justifiera les investissements consentis pour la deuxième transformation.

  2. ikobey dit :

    @bilan comilog
    Ton analyse est globalement bonne, il y a un petit bémol à mettre dans la forme.
    1) c’est le Gabon qui a besoin d’Eramet, celle-ci peut investir ses billes ailleurs si on en veut pas.
    2) Le Gabon est un pays à risque selon les agences de notation, le risque ne peut se compenser que par de la promesse de gros profits.
    3) L’embauche de cadres ok, mais où sont-ils les ingénieurs gabonais diplomés de l’Ecole des Mines d’un pays réputé? Si Eramet doit encore embaucher des cadres “fils de..” qui ne savent même pas où est leur bureau, alors c’est assimilable à un impôt déguisé à la charge d’Eramet.

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