Motivée par le souci d’écouler facilement ses produits sur le marché de la Communauté économique de l’Afrique centrale (Cemac), la Zone économique à régime privilégiée (Zerp) de Nkok a reçu une délégation de la Commission de cet espace économique, le 22 janvier.

Daniel Ona Ondo et David Mbadinga lors de la visite de la Commission de la Cemac à la Zerp de Nkok, le 22 janvier 2018. © Gabonreview

 

La délégation de la Commission de la Cemac visitant la Zerp de Nkok, avant les échanges avec les opérateurs économiques. © Gabonreview

Pôle de diversification de l’économique nationale, la Zone économique à régime privilégiée (Zerp) souhaite écouler sa production le plus facilement possible sur le marché sous-régional. C’est pour être édifiés sur cette démarche que le gouvernement, les dirigeants et opérateurs économiques de la Zerp ont échangé avec la Commission de la Communauté économique de l’Afrique centrale (Cemac), le 22 janvier.

«Nous nous sommes retrouvés ici à Nkok avec le président de la Commission, pour parler de la facilitation du commerce dans l’espace Cemac étendue à la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale», a déclaré le ministre du Commerce. David Mbadinga a rappelé que les chefs d’Etat de sous-région avaient décidé de la mise en place d’un comité national qui devrait accorder des agréments aux produits industriels en provenance des pays membres de la CEEAC et la Cemac.

«Le Gabon a fait un effort en prenant un décret qui crée ce comité. Il faut désormais que celui-ci soit fonctionnel pour permettre aux industriels, y compris ceux de la Zerp, de pouvoir obtenir le label Cemac en termes d’agrément de leurs produits. Nous avons obtenu des explications très claires sur la libre circulation des produits, mais conditionnée par l’obtention de cet agrément», a expliqué le membre du gouvernement.

Grâce aux experts et au président de la Commission de la Cemac, les opérateurs économiques installés dans la Zerp ont et édifiés sur le fonctionnement de cet agrément et les modalités de son obtention. Une aubaine pour les opérateurs dans un marché où le taux d’échanges commerciaux avoisine les 3,5%.

«Nous avons des usines installées à Nkok, or le marché national est relativement étroit. Il faut donc permettre à ces industriels d’importer leurs produits en dehors du Gabon, au sein de la Cemac avec un marché de 40 millions d’habitants, et peut-être au-delà. Et avec la CEEAC, nous avons des discussions pour avoir un marché beaucoup plus important, de l’ordre de 110 millions d’habitants», a affirmé le président de la Commission de la Cemac. «Il était important pour nous d’expliquer les modalités à remplir pour accéder à ce vaste marché», a souligné Daniel Ona Ondo.

Selon l’ancien Premier ministre, l’assaut effectif du Gabon sur le marché sous-régional, via la Zerp notamment, participera à réduire l’un des facteurs de la crise actuelle dans la Cemac : les importations excessifs. «Or, consommer des produits issus de la sous-région permet aux entreprises de réaliser des économies d’échelle pour produire encore plus. Tout comme cela favorise la diversification de nos économies. Et le Gabon s’est beaucoup diversifié, à travers la Zerp de Nkok», a conclu Daniel Ona Ondo.

 
 

1 Commentaire

  1. Bitome dit :

    Comme d’habitude on met la charrue avant les boeufs. Les entreprises installées dans la ZERP n’écouleront aucun produit dans cet espace et la commission qui est une institution purement formelle ne peut rien y faire.

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