Journaliste et communiquant, Freddhy Koula a embrassé depuis quelques années le métier de speaker. Il fait valoir ses talents essentiellement dans les événements sportifs, comme la Tropicale Amissa Bongo, le Marathon du Gabon, ou encore le 10 km de Masuku. Dans cet entretien à Gabonreview, il nous livre la clé de son succès : patience, talent et renouvellement perpétuel.

Freddhy Koula s’est imposé comme l’un des speakers attitrés durant les grands évènements sportifs au Gabon. © D.R.

 

Gabonreview : C’est quoi un speaker ?

Freddhy Koula : Je suis speaker déjà sur la Tropicale Amissa Bongo, le marathon du Gabon ou encore le 10 km de Masuku. Speaker, c’est un des métiers de la communication. En étant communiquant, certains ont cette faculté-là à transmettre des messages, émotions et véhiculer tout ce qui est informations autour d’un événement sportif, notamment. Etre journaliste me donne un avantage. J’ai été intégré comme speaker pour la première fois à la Tropicale, pour apporter un plus journalistique. Cela veut dire qu’être speaker, c’est aussi un ciblage de profil. Et mon profil de journaliste m’a emmené à être intégré à d’autres évènements en apportant une touche. Non pas forcement une touche d’animation, car certains speakers sont là pour animer, faire le show et mettre un peu d’institutionnel. Moi, je suis plus là pour apporter un appui technique, des chiffres et tout ce qui peut informer concrètement sur le plan sportif.

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Comment devient-on speaker ?

C’est un coup de chance (rires). La communication, comme d’autres métiers, est un domaine où il faut avoir la chance de rencontrer les bonnes personnes, aux bons endroits. J’ai eu la chance d’avoir côtoyé Waris Fatombi qui, lui, m’a convaincu de devenir speaker en plus du journalisme que j’exerçais déjà. J’ai commencé à le faire dans les stades de la Ligue nationale de football professionnel (Linafp). Puis le coordinateur de la Tropicale, Benjamin Burlot, m’a dit qu’il voulait m’intégrer dans l’événement en tant que speaker. Tout ceci pour dire que pour être speaker, il faut avant tout avoir des bases communicationnelles et ensuite, tomber sur les bonnes personnes. Aujourd’hui, j’essaie de rendre du mieux possible cette perche qui m’a été tendue, en donnant à 200% avant et pendant les événements.

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Comment arrivez-vous à concilier vos activités et vos études ?

Tout ceux qui ont vécu avec moi, ou ceux qui m’ont côtoyé à l’université, savent que je me sens mal lorsque je ne fais rien. A l’Université Omar Bongo (UOB) déjà, je créais des évènements et organisais des évènements au sein du campus, etc. C’était à une échelle assez réduite. Mais en gravissant les échelons et en rencontrant davantage de personnes, je me suis dit : «je prépare un doctorat en communication, j’ai assez de temps pour faire de l’alternance en journalisme (RFI, Canal+, TV5, ndlr) et être speaker». De temps en temps, pendant une à deux semaines, ou pendant les vacances, je viens au Gabon pour pratiquer cette activité. D’autant que les dates des événements dans lesquels j’interviens, sont connues l’avance. Cela me permet donc de prendre une permission à l’université ou à RFI, où je suis consultant.

Quel est votre modèle dans cette activité ?

J’en ai plusieurs. Lorsqu’ai commencé à faire du journalisme, j’ai beaucoup calqué les modèles européens en m’inspirant notamment d’Hervé Mathoux (journaliste sportif et présentateur de télévision français, ndlr). J’ai pris à dose homéopathique l’inspiration chez quelques animateurs de Canal+, dont je suis un «enfant» (rires), notamment Thomas Thouroude. Et côté speaker, je me suis inspiré de ce qui existe. J’ai pas mal pris chez Waris Fatombi et j’essaie également de voir ce qui marche chez les autres et, ce qui peut être amélioré pour contenter les gens. Car, après tout, nous faisons un métier de partage. Si vous véhiculez un message et qu’il n’a pas été compris, cela signifie qu’il faut changer de méthode. Et c’est ce à quoi je m’attèle.

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Un conseil aux personnes qui aimeraient s’inspirer de vous ?

S’inspirer de quelqu’un, c’est avoir à peu près les mêmes hobbies et passions que lui. La première personne qui m’a vraiment donné un conseil dans les métiers de la communication et le journalisme, s’appelle Snella Ange Pambo. Un jour, il m’a dit : «Dans ces métiers-là, même si on a du talent et qu’on se sent fort, il faut de la patience». Celle-ci est une vertu et avec le talent en plus, une porte s’ouvrira forcement, à un moment ou à un autre. Il m’a également fallu de l’audace qui, tour à tour, m’a conduit à Radio Campus et TV+, dans mes débuts. Je me suis alors dit : «je peux le faire». Et avec le temps, je me suis amélioré et je continue de le faire. Car si l’on ne s’améliore pas dans ce métier, cela se ressent très vite et on se fait oublier.

Propos recueillis par Stevie Mounombou

 
 

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