Suite à l’annulation du conseil des ministres prévu, le 15 janvier à Libreville, après la prestation de serment du gouvernement devant le chef de l’Etat, Pour Le Changement (PLC) déplore «l’instrumentalisation des institutions de la République au profit d’une logique de conservation stérile du pouvoir».

Anges Kevin Nzigou, secrétaire exécutif de PLC. © D.R.

 

Organisée le 15 janvier à Libreville, la cérémonie de prestation de serment du gouvernement devant le chef de l’Etat devait déboucher sur un conseil des ministres. Un conclave finalement annulé, au grand désarroi de Pour Le Changement (PLC).

Pour le secrétaire exécutif de ce parti de l’opposition, l’annulation de ce conseil des ministres de «normalisation» renvoie à «l’instrumentalisation des institutions de la République au profit d’une logique de conservation stérile du pouvoir». Selon Anges Kevin Nzigou, «la communication sur la journée du 15 janvier qui avait pour but de normaliser le pouvoir usurpé n’est en réalité qu’une provocation de plus, la théâtralisation scandaleuse et terriblement inquiétante des institutions de la République doit interroger chaque Gabonais».

Comparant le rituel à la toute première cérémonie de prestation de serment, en mai 2018, le secrétaire exécutif de PLC note «le rôle profondément passif» joué le 15 janvier par Ali Bongo. Et de regretter un nouveau «coup de boutoir qui vient s’allonger la déjà trop longue liste des motifs qui justifierait une vacance du pouvoir». Convaincu qu’il y a effectivement vacance du pouvoir au sommet de l’Etat, PLC regrette les décisions qui «illustrent clairement la nocivité des responsables des institutions politiques et juridiques gabonaises, gagnées à la servitude servile d’un clan, d’un système qui a démontré son incapacité à incarner les aspirations les plus élémentaires du peuple. Le retour annoncé d’Ali Bongo au Maroc est la preuve de son incompatibilité à la fonction de président».

Fort de ses constats PLC appelle à une révolte populaire. «Le constat de la situation du pays après plus de deux mois de vacance du pouvoir présidentiel et l’incapacité flagrante du pouvoir à être à la hauteur des valeurs de la République, fait reposer la solution de sortie de crise sur l’engagement actif du peuple gabonais. Cette action donne sans doute une responsabilité à l’opposition qui doit, au-delà de tout clivage, s’unir et organiser le peuple pour engager les actions pour libérer le Gabon», conclut Anges Kevin Nzigou.

 
 

1 Commentaire

  1. 2 MEBIAME OSSAVOU dit :

    En tant que parti politique, le PLC a un devoir de pédagogie à l’endroit du peuple. A quand des rencontres (des sensibilisations) dans des cafés (si les places publiques sont interdites!!!)? La toile, c’est bien, mais le terrain est encore mieux. Ayez une véritable stratégie pour vous faire entendre: pas forcément par la violence!!! Parce que, ce dernier est le seul moyen que nous savons exprimer sous les tropiques!!!

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