Jean-Boniface Assélé, le président du Centre des libéraux-réformateurs (CLR), a contesté, vendredi, la désignation par son allié le Parti démocratique gabonais (PDG) des futurs responsables des mairies centrales et d’arrondissements à travers le pays.

Jean-Boniface Assélé, le 1er février 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

En prélude à l’élection des bureaux des conseils municipaux prévue ce dimanche 3 février sur toute l’étendue du territoire national, le secrétariat exécutif du PDG a désigné, le 30 janvier, ses élus locaux pressentis au poste de maire central, maire d’arrondissement ainsi que leur adjoints. Au CLR, cette initiative ne passe pas, et son président a tenu à exprimer son «étonnement» et sa «vive préoccupation» ce vendredi 1er février.

Ces désignations, déclare Jean-Boniface Assélé, «se sont faites en flagrante violation de l’esprit et de la lettre de la Charte de la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence», dont son parti est membre. Il cite notamment l’article 1, qui rappelle aux différents membres leur engagement à soutenir la politique d’Ali Bongo, et l’article 3 définissant les modalités d’appartenance au groupe.

Or, soutient-il, contrairement à ses compagnons et lui-même, certains élus locaux désignés par son allié, notamment au 5e arrondissement de Libreville, sont issus «de formations politiques inconnues» de la majorité, «parce que ne remplissant pas les conditions d’adhésion».

Aussi, rappelant que son parti n’a jamais formulé un quelconque acte de démission de la MRSE jusqu’à lors, Jean-Boniface Assélé revendique son statut de membre, «s’étant constamment illustré par son soutien actif lors des présidentielles de 2009 et de 2016». Il se souvient d’ailleurs que sa loyauté à son «partenaire historique et privilégié» s’est une nouvelle fois manifestée lors du second tour des législatives de novembre 2018 au 1er siège du 4e arrondissement de Libreville, alors que l’opposant Alexandre Barro Chambrier menaçait la victoire du candidat du PDG.

Les récentes désignations du PDG sont donc perçues par le CLR comme «une remise en cause unilatérale des dispositions de la Charte de la majorité». Aussi, prévient-il que cette «méprise» comporte «des risques» pour la cohésion au sein de leur famille politique. «Advienne que pourra», lance Jean-Boniface Assélé, qui ne cache pas son intention de présenter des candidats face à son allié, lors de ces élections des conseils locaux. Ambiance !

 
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D'INFOS MATINALES DE GABON REVIEW