Débarqué du gouvernement, Régis Immongault Tatangani aura été le seul ministre à être resté au gouvernement de façon continue depuis la formation du premier gouvernement d’Ali Bongo. Reconnaissant que les hommes doivent se relayer, le témoin réel de la survenue de l’AVC d’Ali Bongo encourage la nouvelle équipe à agir pour le bien-être des Gabonais. Une leçon de fairplay.

Régis Immongault Tatangani. © jeuneafrique.com

 

L’annonce du nouveau gouvernement n’a pas laissé les dégommés indifférents. Entre reconnaissance à Ali Bongo et félicitations à la nouvelle équipe, ils ont pour la plupart joué la carte du fairplay. Parmi eux, Régis Immongault Tatangani. Considéré comme l’un des plus proches collaborateurs d’Ali Bongo, l’ex-ministre d’Etat, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement a fait deux tweets distincts. «Mes remerciements au président ABO de m’avoir accordé le privilège de servir mon pays, au plus haut niveau, pendant ces années et mes encouragements à la nouvelle équipe gouvernementale», a-t-il twitté souhaitant «plein succès» à la nouvelle équipe pour «le bien des Gabonais».

Entré au gouvernement en octobre 2009 en qualité de ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Régis Immongault aura été le seul ministre à être resté au gouvernement de façon continue depuis la composition du premier gouvernement d’Ali Bongo. Il occupera en 2012, le poste de ministre de l’Industrie et des Mines auquel s’ajoutera en 2014 le Tourisme. La même année, il sera appelé au ministère de l’Économie de la promotion des investissements et de la prospective. Il y restera jusqu’en 2018 avant sa nomination au poste de ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’intégration régionale. En janvier 2019, il sera porté à la tête du ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et du Logement, avant d’être débarqué du gouvernement le 10 juin, soit 5 mois après.

Dans l’opinion, certains s’interrogent sur les raisons de la mise à l’écart de ce ministre n’ayant jamais défrayé la chronique négativement. Comme le journaliste Télesphore Obame Ngomo, auteur d’un post retentissant sur les réseaux sociaux après la publication du tout nouveau gouvernement, on se demande : «étant donné que les maîtres mots du discours du chef de l’état étaient “lutte contre la corruption et recherche de la bonne gouvernance”, est-ce à dire que les ministres remerciés étaient des corrompus ou de mauvais gestionnaires ? Et qu’à contrario, ceux qui sont restés ou invités à la table du gouvernement sont des hommes intègres et de bons dirigeants ?» De réputation, Régis Immongault n’est pas connu pour remplir les critères de la première interrogation du directeur du journal Le Verbe de Ngomo.

Rare vrai témoin de la survenue de l’accident sanitaire d’Ali Bongo à Riyad à qui il continue de jurer «fidélité et loyauté», Immongault Tatangani était, estiment d’aucuns, à bon poste au département de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement. Il y avait en effet commencé du bon travail, s’attaquant entre autres aux maux qui gangrènent le foncier en République gabonaise, travaillant notamment à la résolution du conflit relatif aux logements sociaux de Bikélé.

Si beaucoup se demandent pourquoi il a été débarqué de façon aussi «inattendue», Régis Immongault croit avoir la réponse. «Le chantier est vaste, les ouvriers se relaient», a-t-il twitté exprimant son «soutien au nouveau gouvernement». Après près de 10 ans au gouvernement, il remercie Ali Bongo pour la confiance ainsi que tous les collaborateurs qui l’ont accompagné.

 
 

1 Commentaire

  1. BIGNOUMBA MAGNAGNA jules Martinien dit :

    C’est un grand ministre. Un homme expérimenté qui a servi dignement son pays. Grand merci à lui.une fierté pour le Gabon, l’ogooué lolo et particulièrement le département de mulundu

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