En vue de l’élaboration d’un plan d’action de préparation et de réponse aux inondations et autres catastrophes naturelles aux fins de renforcer leurs capacités à l’échelle nationale et régionale d’ici 2016, les pays de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) poursuivent à Libreville, du 11 au 13 juin courant, des travaux entamés l’année dernière à Yaoundé (Cameroun).

Séminaire sur les catastrophes naturelles en Afrique centrale

Confrontés à divers  types de catastrophes naturelles, les Etats membres de la CEEAC (Angola, Burundi, Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée Équatoriale,  République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, São Tomé et Principe et Tchad) se sont donné rendez-vous à Libreville pour la mise en place d’une stratégie sous régionale concernant la réduction des risques et la gestion des catastrophes. Cette rencontre, organisée conjointement par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et la CEEAC et supervisée par le ministère gabonais de l’Intérieur, s’est ouverte le 11 juin.

En prélude à ces travaux, le ministre gabonais de l’Intérieur, Jean-François Ndongou, a expliqué : «Nous savons tous aujourd’hui que les changements climatiques aggravent les catastrophes naturelles, car ils augmentent la sévérité des aléas naturels qui rendent nos différentes villes de plus en plus vulnérables. Ce qui risque de compromettre le développement et ralentir les progrès pour la réalisation des OMD, notamment en ce qui concerne les mesures visant la réduction de la faim, de la pauvreté et de la protection de l’environnement.»

Les assises de Libreville sont les deuxièmes après celles tenues à Yaoundé en avril 2011. La consultation en cours a pour principal centre d’intérêt la validation de la «Stratégie régionale Afrique centrale pour la réduction des risques de catastrophes et l’adaptation aux changements climatiques»,  de son programme d’action, ainsi que du plan d’action de Yaoundé axé sur la préparation et la réponse aux catastrophes. C’est sans doute pour souligner l’importance de cette consultation sous régionale que Kazimiro Rudolf Jocondo, chef de l’OCHA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a déclaré, ce 11 juin à Libreville lors de l’ouverture des travaux, que «la préparation doit s’imposer à nous comme l’élément essentiel et prioritaire de toutes nos démarches face aux risques, naturels ou liés aux activités humaines.»

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le ministre délégué auprès du ministre gabonais de l’Intérieur, chargé de la Sécurité, Aimé Popa Ntzoutsi Mouyama, a rappelé  que «la région d’Afrique centrale est le théâtre d’un éventail impressionnant de situations d’urgence.» Il a énuméré «l’explosion toute récente du dépôt de munitions de Mpila au Congo Brazzaville, l’éruption volcanique à Goma en RDC, la pollution par déversement et fuite des hydrocarbures dans le Golfe de Guinée, la radioactivité à Mounana au Gabon, ainsi que des cas de glissement de terrain, d’épidémies telles que le chikungunya et la fièvre ébola ; la poliomyélite sauvage au Congo Brazzaville et le choléra dans le lac Tchad»

L’examen de l’emploi du temps de la consultation de Libreville indique que les deux premiers jours seront essentiellement techniques. Il y sera question de finaliser trois documents relatifs à la réduction des risques et à la préparation et la réponse  aux catastrophes. Pour le troisième jour, une réunion des ministres en charge de la prévention et de la gestion des catastrophes dans les pays de la CEEAC, est préconisée. La stratégie à l’examen devrait être validée par ces ministres, selon l’état d’avancement de son élaboration.

On notera que le Bureau pour la coordination des affaires humanitaires de l’ONU et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FISCR) sont à l’origine des consultations régionales sur la préparation aux catastrophes naturelles, d’abord en Afrique de l’Ouest, depuis 2007, et en Afrique centrale depuis 2011. Les assises de Libreville se terminent le 13 juin.

 
 

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