Pourtant déclaré vainqueur au 1er tour de l’élection législatives dans l’Okano, Corvain Ondo Nzogo a vu son élection être annulée par la Cour constitutionnelle le 15 décembre. Le candidat de l’UN a également été frappé d’une inéligibilité de dix ans en raison de violences sur son adversaire, de transport et de bourrage des urnes.

Les juges constitutionnels ont annulé l’élection de Corvain Ondo Nzogo (à droite) et ont frappé d’une inéligibilité de dix ans le candidat de l’Union nationale. © D.R.

 

Gros coup subi par Corvain Ondo Nzogo qui vient d’écoper d’une double peine, à l’issue de l’examen du contentieux électoral issu des élections législatives des 6 et 27 octobre dernier.

Déclaré vainqueur par le Centre gabonais des élections (CGE) à l’issue du premier tour du scrutin, le candidat de l’UN a vu son élection être annulée le 15 décembre par la Cour constitutionnelle dans le département de l’Okano.
Corvain Ondo Nzogo a été également frappé d’une inéligibilité de dix ans par l’institution dirigée par Marie Madeleine Mbourantsuo.

Une décision prononcée par les juges constitutionnels à l’issue d’une requête introduite par son adversaire Habib Emane Angore, candidat du Parti démocratique gabonais (PDG).

La Cour constitutionnelle reproche à Corvain Ondo de s’être fait inscrire dans un bureau de vote à Akanda. Cette inscription est considérée comme violation du code électoral, d’autant plus que le bureau est situé dans une localité autre que celle dans laquelle il est candidat.

Le candidat de l’UN est également accusé d’avoir proféré des menaces et d’avoir exercé des violences sur son adversaire. Mieux, il se serait aussi rendu coupable, par le biais des membres de son équipe de campagne, de bourrage et de transport de l’urne du bureau de vote de Babylone, localité située à une centaine de kilomètres de Mitzic.

À l’issue de la sanction prononcée contre lui par la Cour constitutionnelle, le porte-étendard de l’UN ne retournera donc plus aux urnes dans les prochains jours, pour de nouveau solliciter les suffrages des populations.

La reprise du vote dans le canton Okala-Lalara pourrait une simple formalité pour le candidat du PDG, qui devrait se retrouver sans adversaire de taille.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

 
 

3 Commentaires

  1. Daron Slim dit :

    Pitié de mon Gabon

  2. bill ngana dit :

    Mais, c’est quelle histoire ça ? Nous sommes donc si nombreux à ne pas connaitre notre loi électorale ? L’inscription sur les listes électorales se fait-elle avant ou après le dépôt des candidatures ? Et dès qu’on est inscrit, à part les trois jours consacrés à la petite révision, peut-on encore modifier son inscription en fonction de son statut de candidat (qui intervient après l’inscription) ou de simple électeur ? Choisir préalablement de voter à Akanda pour se retrouver ensuite candidat pour la même élection dans une autre circonscription : le code électoral a-t-il prévu de tels cas afin de permettre de se voter dans son propre village ? Qui va condamner Mborantuo de ne pas avoir appliqué rigoureusement la loi en 2016, en faisant recommencer le scrutin dans les centaines de bureaux de vote des arrondissements de Libreville ? Elle oublie qu’elle a bourré de la sorte les urnes au bénéfice d’un certain candidat ?

  3. sergio dit :

    bourrage et transport des urnes! le PDGistes sont champions mais jamais sanctionnés…Quel pays! Quel cour?

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