Après le coup d’Etat manqué du 7 janvier, Pour le changement (PLC) a pris acte de «la volonté des militaires gabonais de défendre la souveraineté du peuple gabonais contre un pouvoir décadent», appelant «les partenaires et amis du Gabon» à se ranger derrière les Gabonais pour faire tomber le régime d’Ali Bongo.

Anges Kevin Nzigou, le secrétaire exécutif de PLC. © D.R.

 

Premier parti politique à s’exprimer sur la tentative de coup d’Etat du 7 janvier, Pour le changement (PLC) a livré ses impressions après l’arrestation de ses auteurs. Le 8 janvier à Libreville, le secrétaire général du parti a pris acte de «la volonté des militaires gabonais de défendre la souveraineté du peuple gabonais contre un pouvoir décadent qui assomme chaque jour l’espoir d’un peuple qu’il plonge sans cesse dans une paupérisation de plus en plus insoutenable».

Anges Kevin Nzigou s’en est pris à la communication «accablée et déroutée» du gouvernement autour de cet événement. «Cette communication placée sous le sceau du mensonge permanent est difficilement conciliable avec la coupure d’Internet et l’absence de moyens de communication qui laissent à penser que l’épisode n’est pas totalement clos», a-t-il regretté, invitant de nouveau le président du Sénat et le président de la Cour Constitutionnelle à «un sursaut de responsabilité et à prononcer la vacance du pouvoir actuellement effective».

Le parti de l’opposition s’est toutefois inquiété du «cynisme et de la mémoire sélective» de la communauté internationale sur le Gabon. Anges Kevin Nzigou a pointé du doigt la communauté internationale, qui n’hésite pas à «condamner la tentative de coups d’Etat militaire mais ignore royalement un coup d’Etat électoral comme celui de 2016 ou les coups d’Etat constitutionnels qui sont souvent la source des premiers».

Face à tous ces éléments, PLC a prié «les partenaires et amis du Gabon» à se «positionner du côté du peuple gabonais et de sa volonté à s’autodéterminer et rappelle que le message politique porté par les auteurs du coup du 7 janvier 2019 est partagé et soutenu par l’ensemble du peuple gabonais qui, plus que jamais, souhaite la fin de l’imposture actuelle».

Cette sortie du «parti de gauche progressiste» contraste avec la position du gouvernement qui a minimisé le coup d’Etat manqué du 7 janvier, assimilant celui-ci à «un songe qui a mal tourné» et à «un feu de paille»

 
 

2 Commentaires

  1. sergio dit :

    3M ne veut pas prononcer la vacance du pouvoir car elle sait bien que son PDG sera battu a l’élection anticipé comme a la coutumée mais le pire c’est
    c’est qu’ils n’ont aucun successeur!

  2. Fayo dit :

    Au moins lui a le courage de denoncer la communauté international. Ceux qui dénoncent les coups d’état ne sont que des hypocrites. Ils parlent de constriction pour la preservation de leurs intérêts. Un coup d’état n’est pas toujours synonyme de Violence. L’icône de la jeunesse africaine Sankara est arrivé par coup d’état, au Ghana, en Guinée Konakry, Mali, on peut-être encore les mêmes regime mafieux sans coup d’état. Le coup d’état c’est tout ce qu’il y a de mieux, lorsqu’un régime pousse le peuple au désespoir et revient l’objet de la destruction de la cohesion nationale.

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