Alerté par les soupçons d’exploitation forestière illégale pesant sur Wan Chuan Timber SARL (WCTS), le Service public fédéral (SPF) belge, chargé de l’Environnement, a ouvert une enquête sur l’opérateur chinois. Depuis quatre ans, la société exporte du bois gabonais via le port d’Anvers, où une cargaison a récemment été saisie.

En provenance du Gabon, une cargaison de bois de l’opérateur Wan Chuan Timber SARL, a été saisie au port d’Anvers (photo) par les autorités belges. © brusselstimes.com

 

Soupçonnée d’exploitation illégale du bois au Gabon, la société chinoise Wan Chuan Timber SARL (WCTS), une des plus influentes en Afrique, est dans le viseur des autorités belges. Déjà inquiété au Gabon, l’opérateur est sous le coup d’une enquête du Service public fédéral (SPF) belge chargé de l’Environnement, ont annoncé plusieurs médias le 13 juillet.

WCTS aurait exporté du bois du Gabon pendant quatre ans via le port d’Anvers (Belgique), un des plus grands ports commerciaux d’Europe. Cette semaine, la douane anversoise a bloqué une cargaison de bois de WCTS, en provenance du Gabon. Cette décision intervient moins d’un mois après une enquête de l’agence américaine d’enquête environnementale (EIA).

Selon les éléments de preuve recueillis par EIA, le groupe fondé par Xu Gong De a continuellement enfreint les lois forestières les plus fondamentales, se moquant des lois régulant l’export de grumes et détournant des millions de dollars au titre de l’impôt sur les sociétés au Gabon. Des vidéos de l’ONG américaine témoignaient d’abattage régulier en dehors de la zone autorisée et de non-respect du calibre des souches.

La cargaison de bois bloquée cette semaine était destinée à la Compagnie du Bois Anvers, qui a annoncé son intention de revoir sa collaboration avec WCTS. Le négociant en bois belge Exott Timber, quant à lui, a également décidé d’arrêter de travailler avec les Chinois. Selon la directrice de l’EIA, la société chinoise a exporté une cargaison de bois en Europe tous les deux mois pendant quatre ans.

«Anvers n’était pas la seule destination, mais (celle du) port était la plus importante. Chaque cargaison WCTS est illégale et s’inscrit dans le modèle économique problématique de cette société : corruption, pots-de-vin, fraude fiscale, surexploitation des forêts tropicales», a déclaré Lisa Handy, relayée par trends.levif.be. De son côté, l’ONG environnementale Greenpeace a estimé que «les négociants en bois belges qui font des affaires avec WCTS ne respectent pas la législation européenne sur le bois».

De nouveaux rebondissements qui devraient interpeller la justice gabonaise. Depuis 2017 à Makakou, dans l’Ogooué-Ivindo (Nord-Est), l’affaire Chen Weixing, impliquant la société WCTS, n’a toujours pas connu son épilogue. Le présumé exploitant forestier illégal avait été interpellé cette année-là, pour exploitation des essences interdites, défaut de certificat d’authentification du marteau forestier et fausses déclarations.

 
 

1 Commentaire

  1. moundounga dit :

    Bjr. J’espère que les belges seront plus efficace dans la traque de ces videurs de richesse tropicales. La prison rien que la prison pour ces filous. Amen.

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