De la conservation aux choix des emballages, les autorités gabonaises envisagent de réglementer le secteur de l’alimentation de rue. Bientôt les vendeurs de «coupés-coupés», «Nike» et poisson braisé seront soumis à un contrôle et à un accompagnement devant leur permettre de respecter les normes d’hygiène alimentaire.

Le Gabon veut réglementer le secteur de l’alimentation de rue. © Gabonreview

 

La vente des «coupés-coupés» (viande de bœuf braisée), de «Nike» (ailes de poulet braisées), de poisson braisé et d’autres aliments commercialisés dans la rue, à Libreville comme à l’intérieur du pays, devrait bientôt être soumise à une réglementation stricte. C’est, en tout cas, le projet du ministère en charge de l’Alimentation, porté par l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), préoccupée par la qualité sanitaire des aliments écoulés actuellement dans la rue.

«Nous comptons changer les conditions d’exercice de cette activité. Pas l’interdire, mais de la réguler», promet Alia Maheva Bongo Ondimba, qui annonce l’implémentation d’un nouveau dispositif de contrôle des commerçants ainsi que leur accompagnement, pour leur permettre d’être en conformité avec les règles d’hygiène. La bonne santé des opérateurs et la propreté de leur lieu de commerce et de leur matériel devront donc bientôt être les principaux critères leur permettant d’exercer. Ils seront donc soumis à l’obtention d’un agrément technique attestant de leur conformité.

«Les consommateurs que nous sommes tous, sommes en droit d’avoir accès à une nourriture de qualité, saine, sûre et salubre. Aujourd’hui, nous assistons à la prolifération de tous ces métiers de l’alimentation de rue, et nous constatons que c’est fait dans des conditions totalement insalubres. Nous pouvons déplorer l’environnement et le milieu dans lequel ces aliments sont commercialisés. Nous pouvons voir toutes sources de contamination tels que la poussière, les déchets, les toilettes à proximité», déplore la directrice générale de l’Agasa.

Le Gabon a célébré la première Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments, le 7 juin 2019.

 
 

3 Commentaires

  1. Le Gabon dit :

    l’enfer est pavé des bonnes intentions.
    tant que le système peut y trouver une nouvelle source de deniers
    le reste comptera pour faire beau sur le papier et dans le verbiage.

  2. Miracle Steed dit :

    Très bonne initiative…

  3. BBTG dit :

    Est-ce qu’un agrément technique qui est sur du papier avec une date de validité garanti le respect des conditions d’hygiène au quotidien pour ce type d’activité? Ce n’est pas sûr, donc qu’ils arrêtent un peu les grandes inventions.

    La nourriture c’est bon quand c’est un peu sale

    L’AGASA n’arrive pas à contrôler de façon adéquate tous les produits alimentaires qui enrtent par le port d’Owendo, ni les produits réemballés de nos grandes surfaces ou ministres et cadres du pays vont faire leurs courses en pensant consommer des produits sûrs et ce sont les braiseurs de quartiers qui sont plus nombreux et peu structurés qu’ils veulent contrôler? Après c’est pour demander plus de moyens et gonfler les effectifs en recrutant les parents qui chôment à la maison ou au village. Quelle utilité?

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