Invoquant une série de procès sur le dos d’Alain Ba Oumar, Ernest Akendengue Tewelyo estime que l’actuel président de la Confédération patronale gabonaise (CGP) doit rendre son tablier par «devoir d’exemplarité et volonté de préserver le capital-confiance du label CPG».

S’achemine-t-on vers un clash entre Ernest Akendengue Tewelyo et Alain Ba Oumar (collage). © Gabonreview

 

La Confédération patronale gabonaise (CGP) va peut-être à traverser une zone de turbulences, avec la remise en cause de la légitimité de son président. C’est l’administrateur de la branche professionnelle de la CPG qui a jeté le pavé dans la marre, le 21 janvier, avec une saisine adressée au président du comité d’éthique de la CPG.

«Je viens par la présente vous soumettre le cas de sieur Alain Michel Aimé Ba Oumar, président de la CPG, qui vous cache qu’il est inculpé, mis en liberté provisoire et interdit de sortir du territoire par la justice gabonaise depuis le 17 octobre 2018 pour de graves faits de dénonciations calomnieuses, perdant ainsi toute légitimité pour agir ou poser quelque acte que ce soit au nom de la CPG», écrit Ernest Akendengue Tewelyo.

Selon le directeur général d’e-Doley Finance, StartUp dédiée à l’économie numérique, Alain Ba Oumar a été maintes fois interpellé sur sa situation, «espérant que par devoir d’exemplarité et volonté de préserver le capital-confiance du label CPG, il en tirerait les conséquences qui s’imposent, mais hélas».

Malgré «les tentatives d’intimidations et les demandes d’intervention», Ernest Akendengue Tewelyo a promis que «la procédure judiciaire ira à son terme afin de tirer toutes les conséquences qui s’imposent à tout citoyen sur les actes qu’il pose en société». Si ce dernier n’a pas révélé les contours des affaires pour laquelle Alain Ba Oumar est poursuivi, il a cependant souhaité que l’actuel patron de la CPG se dessaisisse de sa fonction.

«C’est ce que la morale et la dignité nous impose lorsque l’on a un sens du devoir et du respect des autres», soutient Ernest Akendengue Tewelyo, d’autant que l’organisation se porte très mal avec Alain Ba Oumar à sa tête. «Aujourd’hui, la CPG est malade ! Agonisante, elle est au bord de la faillite à cause d’une gestion hasardeuse, approximative et, de dépenses inutiles et somptuaires», a affirmé l’administrateur de la branche professionnelle de la CPG.

Face à ce tableau sombre, Ernest Akendengue Tewelyo souhaite un sursaut du président du comité d’éthique de la CPG. «Indignons-nous car à notre grand regret, confrontés à plusieurs contentieux en cours, d’importantes sorties d’argent de la CPG vont en faveur des avocats de sieur Ba Oumar, sur des affaires qui auraient pu être évitées», souligne-t-il. Ce dernier souhaite «un audit financier et de fonctionnement» de la CPG par une structure indépendante ou un comité ad hoc composé des membres du conseil d’administration de l’organisation patronale.

Pour une sortie de crise, l’administrateur de la branche professionnelle de la CPG propose que «les membres gardent par devers eux leurs cotisations, jusqu’à l’obtention finale de la «reddition finale» d’Alain Ba Oumar. «Et en cas de résistance, que l’on fasse usage de tout l’arsenal juridique mis à notre disposition», conclut Ernest Akendengue Tewelyo.

 
 

4 Commentaires

  1. Le nouveau dit :

    Obsession de destruction de la part d un homme
    Ceci n intéresse personne
    Vous avez réussi à trouver un juge pour vous servir
    Quoi d autre ?

  2. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    cher ami, je te conseil par-contre, de quitter cette organisation franc-maçonne. Membre de la commission des institutions pendant la conférence nationale de 1990, toutes ses organisations post Omar Bongo mises en place sous la gouvernance Ali Bongo sont hors la loi et irrespectueuses de la Loi Fondamentale comme le sus-nommé. Elles n’ont aucune éthique morale. Il te sera difficile d’atteindre ou de fixer les valeurs que tu énonces. Quand un arbre est tordu, il est tordu. En revanche, je t’invite à me rejoindre pour qu’ensemble, nous mettons place une nouvelle confédération patronale dynamique, qui intègre les nouvelles données de probité, dans la gestion administrative et sociale prônée par le Guide Président Jean PING. Jean PING pour ceux qui ne l’ont pas encore compris est le Président élu d’IBOGA (Gabon), Chef de l’État. Amicalement.

  3. Moussavou Ibinga Jean dit :

    Le petit est manipulé soit ar Essonghé Michel soit par Oyima, qui a lâché Ba Oumar après l’avoir soutenu

  4. Mimbo dit :

    La loi ,la morale et l’honneur les émergents s’en doutent comme de “l’an 40”.

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