Face à la crise que traverse le Conseil national de la démocratie (CND), le comité de revitalisation de cette institution sollicite l’intervention du chef de l’Etat, «afin d’instruire le gouvernement de bien vouloir prendre toutes les mesures nécessaires à la redynamisation du CND».

Joachim Mbatchi Pambou lisant la déclaration des partis politiques membres du CND, le 5 février 2019 à Libreville. © Gabonreview

 

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Au terme d’une séance de travail avec 53 partis politiques membres du Conseil national de la démocratie (CND), le comité de revitalisation de cette institution a tiré la sonnette d’alarme. Le 5 février à Libreville, le porte-parole dudit comité a sollicité l’intervention personnelle du chef de l’Etat dans le processus de redynamisation du CND, englué dans une crise profonde depuis plusieurs années.

«Nous interpellons et sollicitons la bienveillance du président de la République afin d’instruire le gouvernement de bien vouloir prendre toutes les mesures nécessaires à la redynamisation du CND, temple du débat politique par excellence et par voie de conséquence, institution politique para-parlementaire de premier ordre, dont le rôle salutaire n’est plus à démontrer», a déclaré Joachim Mbatchi Pambou.

A l’issue du dialogue d’Angondjé, entre mars et mai 2018, la classe politique, la société civile et les médiateurs ayant pris part aux travaux, ont notamment partagé le souhait de voir renforcer le rôle du CND. Cela devait notamment passer par l’élargissement des missions de l’institution, en lui conférant des attributions en matière juridictionnelle et de médiation, conformément aux recommandations et résolutions issues du dialogue politique.

«Malheureusement, force est de constater que depuis bientôt deux ans, le CND est en proie à une crise qui l’enferme dans un dysfonctionnement notoire, caractérisé par la non tenue de ses sessions plénières, officiellement pour faute de dotation budgétaire devant lui permettre de jouer pleinement son rôle d’organe régulateur de la démocratie et de règlement des tensions politiques», a regretté Joachim Mbatchi Pambou.

Dans ce contexte, a déploré le Comité de revitalisation du CND, «le débat politique est plutôt porté dans la rue et relayé par les réseaux sociaux» que par les canaux appropriés de la démocratie.

 
 

2 Commentaires

  1. METT dit :

    Vous me faites bien rires en sanglots……, demandez l’intervention d’Ali Bongo? je rêve.. vous êtes serieux..? demandez l’intervention de lacruche ou de 3M, oui eux ils sont la physiquement et pas a celui qui se fait rare depuis bientôt plus de 4 mois sans que l’on puisse faire respecter le droit de cité donc lla constitution.
    Decidement ces Gabon vous faites bien rires en sanglot l’Afrique et faites bien honte a la democratie..ou c’est de l’hypocrisie pathologique qui est le mal actuel des gabonais
    Moi Makaya

  2. diogene dit :

    Bravo ! l’intervention d’un chef de l’état absent du pays et absent mentalement va régler tous les problèmes…Bande de bouffons!

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