Les partis politiques de l’opposition ayant pris part au dialogue politique d’Angondjé ont rejeté, le 13 septembre, l’idée d’un autre dialogue. Pour sortir de la crise sociopolitique gabonaise, ils préfèrent la réactivation du Comité de suivi-évaluation des actes du dialogue politique d’Angondjé.

Moment de la rencontre du vendredi 13 septembre. © D.R.

 

Photo de famille à l’issue de la rencontre. © D.R.

Les actes du dialogue politique d’Angondjé peuvent-ils sortir le Gabon de la crise sociopolitique actuelle ? Si beaucoup en doutent, les partis politiques de l’opposition ayant pris part à ce dialogue politique y croient dur comme fer. Ils souhaitent ardemment la réactivation du Comité de suivi-évaluation des actes du dialogue d’Angondjé.

Co-présidé par Éric Dodo Bounguendza, secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG) représentant la majorité, et Mathieu Mboumba Nziengui, président de l’Union du peuple gabonais (UPG), représentant l’opposition, le Comité de suivi-évaluation des actes du dialogue politique d’Angondjé avait été mis en place en 2017. Le rôle qui lui avait été assigné était de veiller à l’application intégrale des actes de ce dialogue.

Sans budget de fonctionnement et dépourvu de siège, deux ans après son installation, rien ou presque ne s’est passé si bien que cette résolution est restée lettre morte.

Le 13 septembre, les membres représentant l’opposition sont montés au créneau. «Nous voulons seulement que le comité de suivi soit réactivé», a déclaré Mboumba Nziengui, à l’issue d’une réunion à laquelle prenaient part les membres du comité de suivi issus de l’opposition ainsi que les présidents des commissions du dialogue politique d’Angondjé et leurs rapporteurs. Pour lui et ses pairs, s’il y a eu application des actes du dialogue d’Angondjé, elle «n’a été que partielle et partisane». «Nous demandons seulement qu’il y ait une application intégrale des actes du dialogue politique d’Angondjé», a insisté Mboumba Nziengui.

Cette insistance, il la formule au moment où des voix se lèvent pour appeler à une réconciliation nationale envisagée sous le prisme d’un nouveau dialogue. Une idée rejetée par ces anciens “dialogueur” de l’opposition. «Pour nous, il est hors de question que nous allions encore à un autre dialogue, dès lors que nous avons passé plus de 2 mois à Angondjé pour discuter des problèmes du pays au titre d’un dialogue politique», a déclaré Mboumba Nziengui. Comme Patrick Eyogho Edzang de Démocratie nouvelle (DN), il estime que ceux qui plaident pour un nouveau dialogue auraient dû se signaler à l’issue du dialogue politique d’Angondjé, lorsqu’il était demandé aux «éventuels retardataires d’apposer leurs signatures» sur les résolutions de cette messe convoquée par Ali Bongo. Pour Eyogho Edzang, si ces nouveaux chantres du dialogue s’étaient prononcés à ce moment, les dialoguer auraient pu se «rassoir» afin de leur expliquer ce qui a été dit «et peut-être même aller plus loin».

Convaincus que l’application intégrale des actes du dialogue permettra au Gabon de sortir de la crise sociopolitique actuelle, les participants à la rencontre du vendredi 13 préconisent la réhabilitation du Comité de suivi-évaluation des actes du dialogue d’Angondjé. Ils entendent d’ailleurs rencontrer certaines autorités politiques du pays, notamment le président de la République, le Premier ministre, les présidents de l’Assemblée, du Sénat et de la Cour constitutionnelle.

 
 

3 Commentaires

  1. tchenko dit :

    C’est vrai que le RIDICULE NE TUE PAS MAIS ON EST QUAND MEME RIDICULE !!!!!!!

  2. Milangmissi dit :

    Il y a probablement une erreur sur le titre je vais reformuler pour Gabonreview:
    Crise sociopolitique : L’opposition “modérée” réclame LEUR PART DU GATEAU

    “La pudeur est la ruine de la courtisane.”

  3. Gayo dit :

    Des vrais moutons qui ne représentent rien. Vous saviez que le but principal de votre dialogue était d’asseoir le pouvoir de l’usurpateur sans chercher aucune justice et aucune vérité pour les gabonais. Vous avez eu l’argent et le postes, maintenant il faut vous tire. Le partage du gateau est fini.

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