Le drame du corps sans tête et de la tête sans corps retrouvés à deux endroits différents à Libreville continue de défrayer la chronique. Le 7 octobre dernier, le procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong a présenté le présumé coupable, un certain Yoda Issiaka.

Passé aux aveux, Yoda Issiaka, le présumé bourreau de Fatimata Tapsoba . © D. R.

Passé aux aveux, Yoda Issiaka, le présumé bourreau de Fatimata Tapsoba . © D. R.

 

La découverte, le 26 septembre dernier, d’un corps sans tête à la cité Pompidou et d’une tête sans corps à la décharge de Mindoubé a plongé Libreville dans l’émoi. Il s’agissait, en réalité, des deux morceaux d’une même personne : Fatimata Tapsoba. Après enquête, il semble que le coupable ait été retrouvé. Selon Steeve Ndong Essame Ndong, le procureur de la République, Yoda Issiaka est le principal suspect. Il aurait commis ce crime sous le coup de la passion amoureuse.

Fatimata Tapsoba a vécu maritalement avec un de ses compatriotes. Mais face à son comportement, ce dernier décida de la rapatrier vers leur pays d’origine, le Burkina Faso. Entre temps, elle était déjà l’objet des assauts de Yoda Issiaka à qui elle refusait de se donner. Une fois rapatriée, elle fit donc appel à son soupirant à qui elle promit une vie en couple. Yoda Issiaka consentit à lui envoyer de quoi revenir au Gabon. De retour à Libreville, Fatimata Tapsoba aménagea avec son amoureux qui s’occupait, vraisemblablement, entièrement d’elle. Il a d’ailleurs déclaré avoir dépensé plus d’un million de francs pour sa carte de séjour et autres subsides. Il se plia à tous les caprices de la jeune dame, qui se lança malgré tout dans une autre aventure. Dès lors, l’ambiance dans le couple se dégrada.

La soupçonnant d’entretenir une autre relation, parce que l’ayant déjà surprise avec un autre homme, Yoda Issiaka perdit son sang froid. «Je l’ai surprise à 20 heures au quartier Derrière la prison en train de marcher avec un homme», a-t-il confié. Fatimata Tapsoba lui ayant avoué qu’elle ne voulait plus vivre avec lui, il affirme être devenu l’objet d’injures qu’il aurait contenues tant qu’il pouvait. Elle lui aurait même dit un jour que s’il avait besoin de coucher avec une femme, il pouvait faire venir sa mère du Burkina Faso pour les besoins de la cause. La jeune dame de 33 ans reçu, en réponse, un soufflet. Puis, elle se saisit, à son tour, d’un couteau pour essayer de poignarder son compagnon. Ce dernier, plus robuste, l’a maîtrisa et lui aurait asséné plusieurs coups de couteaux au cou. Elle en est tombée inerte, ne bougeant plus, pendant que son concubin s’en serait allé.

Plusieurs heures après ce drame, il revînt pour se débarrasser du corps. C’est à ce moment qu’il aurait pris une machette pour décapiter la jeune fille, croyant brouiller les pistes et maquiller le drame en «crime rituel». Quelque temps plus tard, il est allé déposer la tête dans un bac à ordure de la société Averda et le corps près du lieu où la jeune fille exerçait comme dame de ménage. Yoda Issiaka sera présenté devant le parquet pour répondre de ses actes. Il sera transféré dans les prochains jours à la prison centrale de Libreville où il devra méditer sur son geste et son sort.

 

 
 

15 Commentaires

  1. gaboma_dépassé dit :

    Peine de mort!

    • Jean Patou dit :

      Peine de mort? Vous allez trop vite en besogne, cher gaboma-dépassé. Il y a d’abord eu abus de confiance. Vous vous imaginez un pauvre vigile se faire prendre autant d’argent et être envoyé par la suite sur des roses? La femme est un être cynique, ingrat, sans scrupule. Elle ne méritait pas de mourir, mais Issiaka ne mérite pas, non plus, la peine de mort, car il a des circonstances atténuantes. C’est un homme blessé dans son amour propre qui a réagi.

  2. Citoyen dit :

    Enfin une affaire tres tres vite réglée, c’est bien pour les justice et ca donne un espoir pour les autres crimes. Mais !!!

    il y a des questions troublantes:
    – ils ont eu une dispute violente qui a entrainé la mort de la fille, y avait il des témoins.
    – vivaient ils seules dans leur maison?
    – dans quel quartier vivait ils? quand on sait que nos quartiers populaire quand une assiette se casse chez toi les voisins entendent le bruit et connaissent même la couleur!!!
    – la dispute a eu lieu à quelle heure?

    il est dis que après que la jeune fille soit tombée le monsieur s’en ai allé avant de revenir quelques heures plus tard.
    – pendant se temps personne dans le voisinage n’a remarquer des faits étranges?
    – une gorge tranchée au niveau de la veine jugulaire entraine un écoulement de sang très important vu que c’est la principale veine qui irrigue le cerveau.

    on dit que a son retour il decide de decapiter la jeune fille et de transporter le corps.
    – quel moyen de transport utilise t’il?
    – a quelle heure ce transport se fait il?
    le corps est il emballé dans une sac ou pas?
    – a t on trouver une grande quantité de sang sur le lieu du drame,? on suppose que cela s’est fait dans la maison.

    enfin comment les enquêteurs ont ils fait le liens avec ce messieur?

    voila autant de question que vous les journalistes de Gabon revieuw devriez éclairée vu que le journaliste aussi un investigateur.

    je dis encore félicitation pour la diligeance de l’enquête mais …

    bonne journée

    • Biswe dit :

      …Tu veux aussi connaître le type de machette utilisée…peut-être, un “5 pointes”, a t-il transporté la tête dans un sachet ordinaire ou un sac poubelle, biodégradable ou non?

      C’est ton délire du vendredi on-dirait!

      Allez, va acheter ton “Faits Divers” puisqu’apparemment ce genre de truc te fait bander!

    • Citoyen dit :

      je comprends la reaction de mon frere,
      mais sachez que si vous avez un avocat percutent il peut tres bien demontré que rien ne relie de facon irréfutable son client au meurtre et que les aveux ont été obtenus sous l’effet de la torture par exemple.
      mais je comprends nous aimons la simplicité

      • zeph dit :

        Ce n’est pas l’amour de la simplicité c’est le règne de la bêtise car ce sont des questions élémentaires qui doivent être posées. Et dans notre pays n’ont ni le niveau ni les moyens. Les arrestations se font sur la base de dénonciations par des indics. Or pour ce cas il n’y a pas eu d’indics. Bizarre cela ressemble à un arrangement politico fétichistes.

        • Biswe dit :

          Zeph on insulte pas les gens lorsqu’a l’evidence on ne sais pas soi-meme à kel niveau d’information on se situe.ca s’appelle avoir l’esprit étriqué .tu es.sur un site d’information qui soit dit au passage produit du contenu que de l’information,et comme des doungourous, vous embrayer sur un compte rendu d’enquete…tant que vous y êtes, pourquoi pas les conclusions medico-legales sur par exemple l’angle par lequel ce criminel à tranche le coup…de haut en bas, de gauche à droite…Bref, vous vous êtes certainement déjà à vous rendre compte de ce que ce n’est pas le lieu sauf si vous êtes étudiant en criminologie ou en medecine…Alors le règne de la bêtise ,c’est chez ceux qui savent distinguer ces niveaux de lecture et qui simplifient donc ou dans des cerveaux encombrés ?

  3. mboussi merlin dit :

    A force de vouloir trop gagner on fini par tout perdre tel à été son cas. elle a oublier d’où elle venait et d’où elle sortait.

  4. jelysentogolo dit :

    je suis avec toi citoyen malheureusement il y a encore des aveugles dans ce pays.mieux ont se prend pour des colombo et vous? QUI ÊTES VOUS?

  5. Ozavinoga77 dit :

    Cette histoire me semble tirée par les cheveux. Désolé mais je n’arrive pas à avaler ça! Trouvez autre chose!

  6. Bling dit :

    Ceux qui pausent des questions sur le déroulement du crime n’ont pas tort. Car, les informations qui nous sont données même par les journaux ne sont plus fiables. Il est facile de trouver un bouc émissaire pour apaiser les inquiétudes des populations. Ces questions sont utiles pour éclaircir l’affaire je pense. Parce que si on s’en tient au fait que la tête a été retrouvée dans une poubelle et le corps ailleurs cela suscite des interrogations et donc des doutes sur la véracité des faits et la culpabilité de l’accusé.Pourquoi se débarrasser juste de la tête et laisser le corps en plein air? Se poser des questions sur le déroulement du crime quitte à devenir des enquêteurs nous permettrait de mieux comprendre ce qui s’est réellement passé du coup je vois pas où est le problème!Nous faisons des commentaires sur des informations on va pas se contenter de dire “c’est bien fait ” Surtout que l’affaire est louche!

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