Trois ans après son lancement, le rapport de la Revue triennale du Plan décennal pour l’autonomisation de la femme gabonaise a fait l’objet, mardi à Libreville, d’un atelier de validation organisé par le ministère en charge de la Décennie de la femme, avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).

La ministre Estelle Ondo, ouvrant les travaux, le 9 avril 2019. © Gabonreview

 

Moments des travaux. © Gabonreview

Décrétée quatre ans plus tôt, la Décennie de la femme gabonaise 2015-2025 compte toujours parmi les principales préoccupations du gouvernement, et particulièrement celles du département dont c’est la charge. Le ministère de la Famille et de l’Égalité des chances a organisé, mardi 9 avril, avec l’appui du FNUAP, un atelier de validation du rapport de la Revue triennale de ladite Décennie. L’«autonomisation de la femme gabonaise» était au centre des travaux menés par quatre groupes distincts (Cadre juridique, Autonomisation économique, Développement humain et égalité des chances, Leadership féminin), composés d’experts et membres de structures associatives œuvrant dans la protection et la promotion de la femme.

Rappelant que le souhait du président de la République, en consacrant la période 2015-2025 à la femme gabonaise visait à «accélérer l’amélioration significative de la situation des droits de la femme et des filles», Estelle Ondo explique que cet atelier avait pour but de parvenir à «une évaluation sans complaisance des réelles avancées pour l’amélioration significative des conditions de vie des femmes et des filles gabonaises». Pour la ministre en charge de la Décennie de la femme, il s’est notamment agi de «faire un bilan de l’initiative présidentielle dans l’optique de noter les avancées et de mieux orienter les actions à conduire au cours des prochaines années». Si le membre du gouvernement assure que «les résultats préliminaires de cette Revue indiquent que des progrès ont été réalisés», elle reconnaît tout de même que «de nombreux défis demeurent».

Cet accent concessif est également partagé par le chargé de Programme planification stratégique suivi et évaluation au FNUAP, Mohamed Ahmed Add, qui a invité à ne pas assimiler le rapport validé à une évaluation. Selon ce dernier, l’atelier a permis de répondre à trois principales questions : «Quels sont les progrès enregistrés dans le domaine de l’autonomisation de la femme au Gabon ?» «Quels sont les contraintes et les défis qui freinent le développement du statut de la femme gabonaise ?», «Quelles sont les propositions permettant d’améliorer ledit statut ?»

La Revue de ce plan triennal lancé en 2016 et dont le rapport comporte une dizaine de recommandations est un pas dans la bonne direction affirme le Représentant résidant du FNUAP. Keita Ohashi estime qu’elle «a permis d’avoir un aperçu des principales actions menées pour l’amélioration des droits de la femme et des filles par les différents départements ministériels, les organisations de la société civile, les organisations internationales, le Système des Nations unies et le secteur privé». Il s’est donc agi, rapporte-t-il, de «faire une lecture conjointe et participative».

 
 

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