Ces derniers mois, l’ancienne épouse d’Ali Bongo semble prête à tout pour attirer les projecteurs, au point que sa dernière sortie apparaît pour beaucoup comme une sorte de chantage.

Inge Lynn Collins, en 2009, avec des formulaires de demande d'assistance sociale au Bureau 68615-A du Comté de Riverdale (Californie). © africanindependent.com

Inge Lynn Collins, en 2009, avec des formulaires de demande d’assistance sociale au Bureau 68615-A du Comté de Riverdale (Californie). © africanindependent.com

 

La cinquantaine bien entamée, Inge Lynn Collins semble désespérément chercher à exister aux yeux du public. Ces derniers mois, l’ancienne épouse d’Ali Bongo multiplie les sorties médiatiques, au point de faire douter de ses véritables motivations. En août dernier, la presse faisait déjà état de la sortie, avant la fin de l’année en cours, d’un livre dans lequel elle entendait faire de nombreuses «révélations» sur la vie fastueuse de la famille Bongo, les vices du «système Bongo» et davantage «le vrai visage» d’Ali Bongo, qu’elle présente comme un homme violent, «radin, insensible, un mari défaillant à son devoir alimentaire et de soutien à sa première femme abandonnée». Tout un programme… Après les premières rumeurs en rapport avec le fameux «livre choc», l’arrivée dans les kiosques de l’ouvrage d’Inge Lynn Collins est aussi douteuse que les raisons qui pourraient la conduire à produire une telle œuvre. Pour certains, l’ancienne épouse d’Ali Bongo vivrait mal sa séparation et serait tout simplement tombée dans le cycle de vengeance, qui fleure bon le chantage.

Ali Bongo et Inge Lynn Collins, en 1994. © losako.afrikblog.com

Ali Bongo et Inge Lynn Collins, en 1994. © losako.afrikblog.com

En effet, comme convaincue que le livre annoncé serait tout bonnement démonté dès sa sortie, Inge Lynn Collins se serait résolue à trouver une autre stratégie pour tenter de faire plier Ali Bongo, que l’on dit peu intéressé par les élucubrations de son ex. La dernière trouvaille en date de l’«épouse abandonnée» : la demande de divorce brandie en fin-septembre dernier. Une plaisanterie, estiment certains, d’autant que l’intéressée n’est plus mariée depuis plusieurs années. Selon The Wall Street Journal, «Inge Collins a épousé M. Bongo en 1994, mais s’en est séparée une décennie plus tard». D’où vient donc cette demande de divorce ? Et sur quoi se fonde-t-elle ?

Personnage controversé aux Etats-Unis, où ses propos en rapport avec le supposé abandon dont elle serait victime, au même titre que son fils de 16 ans, Inge Lynn Collins convainc peu. D’autant qu’elle justifie sa demande par le fait que, pour survivre, elle doit recourir à l’aide sociale pour, n’avoir rien reçu depuis 2008. Or, l’on se souvient encore de l’ouverture d’une enquête révélée, le 25 février 2014, par The Wall Street Journal, à la suite de l’interception de 75 millions de francs destinés à une dame présentée comme l’ex-épouse d’Ali Bongo. Le département d’Etat avait alors dans son viseur plusieurs personnalités, parmi lesquelles Inge Collins, un lobbyiste nommé Joseph Szlavik, Maixent Accrombessi et Ali Bongo. Le quotidien américain, tiré à 2,4 millions exemplaires, avait alors affirmé que depuis l’année 2000, la fameuse Inge Collins a reçu des millions de dollars en espèces, par l’intermédiaire de MM Ashby et Szlavik, «ainsi que des virements de M. Bongo». Alors prétendre vivre de l’aide sociale avec une telle rente et surtout n’avoir rien reçu depuis 2008, est tout de même étonnant si ce n’est un mensonge.

Comme quoi, après sa séparation, l’ancienne épouse d’Ali Bongo aurait continué à recevoir de l’argent. Aurait-elle simplement décidé de faire du chantage pour espérer gagner plus ? Le mystère reste entier.

 

 
 

9 Commentaires

  1. Makaya dit :

    La vraie question est de savoir s’ils sont reellement divorcer, legalement separes, et non s’ils ne vivent plus ensemble car ca tout le monde le savait.

  2. le buzzeur dit :

    Un PR (Public Relation) travaillant pour le compte de son PR (Président) d’ex-mari ne ferait pas mieux que GabonReview ici.

  3. Roberto dit :

    Cet article est à charge et s’appui sur le kongossa. On attend mieux de Gabonreview…..

  4. Jean.jacques dit :

    Oh les fzux opposants gabonais tjrs a la recherche des sujets qui ne profitent a la population.toujours pour envourzger ce genre des situations.madame sylvie te propose un combat au stade d’amitie.

  5. Martine dit :

    D’accord avec le buzzer….. Attention !

  6. Fille dit :

    Un chantage ne peut tenir que s’il ya anguille sous roche. Époux séparés ne signifient pas être divorcés aux yeux de la loi. C’est quoi cette lecture puérile ? La question est de savoir si réellement cette dame a divorcé ou non ou simplement séparée. Ce point important pour un chef d’état ne peut avoir été omis.

  7. Nelson Mandji dit :

    Cet article cite des sources, des noms ; il donne des dates. Du travail de pro, quoi. Ce que nous avons toujours aimé de GR. Je ne comprends pas ce qu’on lui reproche. De s’interroger sur les motivations de Mme Collins ? De rappeler qu’elle avait déjà divorcé ? De penser qu’elle fait du chantage ? On attend le livre qu’elle a promis. On attend la fameuse demande de divorce. La presse américaine dit que c’est une femme pas vraiment équilibrée dans sa tête. Gabon Review qui la relaie n’a sans doute pas voulu aller jusque-là. Il n’y a donc que des haineux d’Ali Bongo qui commentent sur ce forum ? Laissez GR faire son travail. Ils sont objectifs, n’en déplaise à ceux qui ne les trouvent objectifs que quand ils dénoncent le pouvoir. Aaaah, les gabonais, quelle presse voulez-vous ?

  8. Fille dit :

    L’article nous parle ci-dessus de séparation et non de divorce. Si cette dame a effectivement divorcé depuis plusieurs années, elle doit être folle de redemander le divorce maintenant et dans ce cas, ce n’est même pas du chantage, car ne tiendrait pas la route et prouverait qu’elle est mentalement malade. Ce qu’aurait du dire le Wall Street Journal au lieu de s’épandre sur le président du Gabon. Par contre si elle n’a jamais divorcé et s’est contentée d’une simple séparation à l’amiable toutes ces années, et tout d’un coup se lève aujourd’hui pour demander le divorce et vouloir plus, là ça ressemble à du chantage, puisqu’avant se contentait d’un arrangement. Ce chantage n’enlèverait rien à la loi si elle est effectivement et légalement encore mariée.

  9. ABO dit :

    la vraie question est comment ABO peut il legalement avoir 2 femmes?
    on sait deja que son minable gosse noureddin etait present au mariage avec sylvia….

    ce president est fourre de mensonges….et du a sa taille de gros porc….il y a trop de mensonges dans ce singe stupide

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