Le Premier ministre gabonais, Paul Biyoghe Mba, a donné sa démission au président Ali Bongo Ondimba le 13 février, suite à la validation des résultats des dernières législatives par la Cour constitutionnelle. Un acte qui intervient conformément aux dispositions de l’article 34 de la Constitution.

Paul Biyoghe Mba démissionne de son poste de Premier Ministre.

Comme l’exige l’article 34 de la Constitution gabonaise, le chef du gouvernement gabonais, Paul Biyoghe Mba, a déposé sa démission au président Ali Bongo Ondimba.

Selon l’article sus cité, «les fonctions du gouvernement cessent à l’issue de la prestation de serment du président de la république, de la proclamation des résultats des élections législatives par la Cour constitutionnelle et en cas de vacance de la présidence de la république pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement définitif du président de la République. Dans tous les cas, le gouvernement assure l’expédition des affaires courantes jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement».

«Je suis allé remettre la démission du gouvernement au chef de l’Etat. La Cour a proclamé les résultats des législatives du 17 décembre et conformément aux dispositions de la Constitution les fonctions du gouvernement cessent à partir de la proclamation de ces résultats», a déclaré Paul Biyoghe Mba dès la sortie de son audience avec le président Ali Bongo Ondimba.

L’équipe gouvernementale actuelle expédiera donc les affaires courantes en attendant la nomination du nouveau Premier ministre et de son gouvernement, au sujet desquels aucune loi ne fixe de délai.

La question qui taraude actuellement les esprits des observateurs et de l’opinion est celle de savoir si Paul Biyoghe Mba sera reconduit ? Il risque toutefois d’être en concurrence avec d’autres hommes forts, dont les noms circulent dans les couloirs du Palais présidentiel et des ministères, on parle notamment de Léon Nzouba, l’actuel ministre de l’Equipement, d’Adrien Nkoghé Essingone, ancien ministre de l’Habitat et ex-directeur général des Caisses de stabilisation et de péréquation (Caistab) ou encore de Magloire Ngambia, le ministre de l’Économie. Ali Bongo Ondimba pourrait par ailleurs décider de nommer un «homme neuf qui fait l’unanimité au plan national», ainsi que l’envisagent certains observateurs.

Plusieurs cas de figure sont donc à envisager. Soit le président choisit de poursuivre dans la logique géopolitique actuelle qui veut que la primature soit toujours occupée par un originaire de la province de l’Estuaire particulièrement de la communauté Fang, soit il décide de rompre avec cette logique en portant son choix sur une autre communauté d’une autre province.

Biyoghe Mba avait été nommé Premier ministre par la présidente intérimaire du Gabon Rose Francine, actuelle présidente du Sénat, quelques semaines après la mort du président Omar Bongo, en juin 2009. Il avait été reconduit par le président Ali Bongo en octobre 2009, après son élection

 
 

5 Commentaires

  1. Arsene dit :

    La question est de savoir si dans le PDG il concurence basée sur les capacités à diriger un gouvernement ?
    Ce que l’on observe actuellement au Gabon les postes ministeriels sont basés sur l’origine ethnique (Geo-politique)il serait cette fois-ci de se baser uniquement sur les valeurs de leadership et intellectuelles des personnes qui doivent nommées au gouvernement nous ne voulons plus les ministres qui ont scandés tres haut les slogants de campagne sans metriser le sens.
    L’interet du Gabon avant tout…

    • legabonais dit :

      Arsene permet que je t’interpelle mais est ce que le président est pret accepter le leaderchip d’un autre que le sien a la tete du gouvernement?
      moi je te parie que quelque soi le premier ministre les résultats seront les meme car c’est un régime présidentiel et le president laisse tres peu de pouvoir au premier ministre
      ce n’est qu’un poste institutionnel
      et puis le premier ministre ça lui permet de se faire des petites et placer les siens dans quelques postes juteux

  2. Arsene dit :

    Domage Legabonais, si c’est le cas le Gabon ne va jamais evoluer.
    Cordialement

    • legabonais dit :

      c’est pour cela que nous demandons la démocratie : car c’est pas mauvais que le président veuille garder le leadership pour lui mais il faut que soit claire sur le plan institutionnel
      il existe des pays sans premier ministre les USA par exemple mais en cas d’echec le président assume
      au Gabon le premier ministre n’est rien mais en cas d’echec c’est lui qui est mauvais
      voilà le problème
      c’est pour ça que Mebiame disait je n’ai jamais gouverné
      Eyeghe Ndong pareil
      Paulin Obame Nguéma idem

      • Arsene dit :

        Bonjour legabonais,
        Je suis de ton avis, le 1er ministre est le fusible lorsque rien de marche et le président récollette les lauriers quand tout va bien tel que la performance des panthères par exemple ?

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