Suppression du BCPSGE et du CGC, gèle des recrutements à la fonction publique, révision des modalités d’attribution des bourses d’études et promesse de démissionner les ministres ne respectant pas la nouvelle donne, le Premier ministre a annoncé, mardi, des mesures rudes mais nécessaires selon lui pour la rationalisation des dépenses publiques.

Le Premier ministre a annoncé, le 26 février 2019, des mesures rudes mais nécessaires selon lui pour la rationalisation des dépenses publiques. © Gabonreview

 

A la faveur de sa première prise de parole officielle devant la représentation nationale, Julien Nkoghe Bekale n’a pas souhaité faire dans la langue de bois. Contexte économique difficile oblige, il a annoncé aux députés qui lui ont accordé leur confiance un nombre de mesures, dont certaines sont censées entrer en vigueur dans les jours qui viennent. C’est notamment le cas de la suppression du Conseil gabonais des chargeurs  (CGC) et du Bureau de coordination du Plan stratégique Gabon émergent (BCPSGE), dont le but est de rationaliser les dépenses publiques et de répondre efficacement aux «préoccupations légitimes» des Gabonais.

Selon le Premier ministre, l’action du gouvernement, pour faire face à la crise économique actuelle, consistera également au gel des recrutements dans la fonction publique, depuis l’année en cours jusqu’en 2022. Mais avant d’arriver à cette échéance, Julien Nkoghe Bekale entend réduire de 10% les effectifs des agents de l’État, estimés à 102 000 environ. Et pour s’assurer de la véritable utilité des fonctionnaires en activité, il envisage de créer bientôt «une autorité indépendante chargée d’évaluer les agents publics»,  le but étant de «mettre un terme à l’emploi à vie dans la fonction publique». Le chef du gouvernement n’a pas moins promis que dans les prochains jours sera lancé un programme de régularisation de la situation administrative des personnes attendant depuis des années leur intégration et leur poste budgétaire.

Au nombre des réformes «indispensables et incontournables» annoncées par le Premier ministre, figurent en outre la révision des conditions d’attribution des bourse d’études, estimées à 72 milliards de francs par an, pour «éviter le gaspillage d’argent public» ; la révision des modalités de paiement des vacations aux enseignants et la réhabilitation et la rénovation de l’UOB et de l’USTM, dont le «spectacle» est jugé «inacceptable» par le chef du gouvernement.

Parmi les réformes visant à réduire le train de vie de l’État, Julien Nkoghe Bekale entend instaurer «discipline et rigueur au sein du gouvernement», notamment en annonçant la réduction des missions des ministres à l’étranger. Il veut en faire «un gouvernement patriote, exemplaire et d’action».

Si le Premier ministre a obtenu le satisfecit de l’Assemblée nationale, le groupe Les Démocrates et celui des “Non-inscrits” n’ont pas accordé leur confiance au Premier ministre, prétextant qu’il n’a pas annoncé un véritable changement de cap. Aussi disent-ils attendre de voir le gouvernement à l’œuvre.

 
 

2 Commentaires

  1. james dit :

    il vient de nommer un cabinet avec des dizaines et des dizaines de conseillers et secrétaires sans oublier les chefs de mission etc… tout le village et famille…. ils n’auront même pas pour la plupart des bureaux. ils seront à la maison à gagner de l’argent sans rien faire!

    et il vient nous expliquer qu’il veut réduire les dépenses…????

    le cabinet du président de l’assemblée compte aussi des dizaines de membres…

    • Ikobey dit :

      Quoiqu’ils fassent ils seront toujours critiqués !
      S’ils embauchent des gabonais, ils gaspillent.
      S’ils embauchent des étrangers ils sont les esclaves de l’étranger.
      S’ils n’embauchent personne , c’est la preuve qu’ils ne veulent rien faire.
      je préfère ne pas être à leur place !

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