24 heures après l’annonce du ministère de la Justice de la mise en liberté des personnes détenues arbitrairement, le 11 août, Marc Ona a évoqué une «opération de communication de trop». «Ce n’est que justice rendue», a-t-il estimé.

Marc Ona, le secrétaire exécutif de l’ONG Brainforest. © D.R.

 

Quelque peu surpris par le communiqué du ministère de la Justice annonçant la mise en liberté d’une centaine de détenus, le 11 août, Marc Ona a réagi à cette décision. Sur sa page Facebook, le 12 août, l’activiste a évoqué une «opération de communication de trop».

Cette mise en liberté découle des conclusions d’une commission chargée d’examiner les causes de la surpopulation carcérale dans l’ensemble des prisons du pays. La mise en liberté concerne les personnes détenues arbitrairement à la prison centrale de Libreville et dont les délais de garde à vue sont largement dépassés.

«Les 150 détenus qui pourraient recouvrer leur liberté après les conclusions de la fameuse commission mise en place au ministère de la Justice et dont parle ce communiqué ne verront que leurs droits rétablis après une détention injuste. Pas besoin de communiquer dessus. Ce n’est que justice rendue», a soutenu Marc Ona.

Si certains assimilent cette décision à la grâce présidentielle, Marc Ona assure qu’il n’en est rien. «Nous ne sommes pas face à une mesure de clémence présidentielle. Les 150 du mardi 13 août 2019 annoncés ne rentrent pas dans la liste de ceux qui vont bénéficier de la grâce présidentielle». Ce dernier a dit attendre le respect de la tradition républicaine en cette période de célébration de la fête nationale de l’indépendance. «Nous attendons par contre et avec impatience, comme le veut la tradition républicaine, la grâce présidentielle qui concerne et ne vise que les condamnés», a conclu l’acteur de la société civile.

 
 

2 Commentaires

  1. moundounga dit :

    Bjr. C’est correct ce que dis l’activiste.

  2. Mezzah dit :

    J’ajouterai que ceci n’étant pas une grâce, les détenus à tort doivent être indemnisés.

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