La pureté des jeunes adolescentes est négociée dans les collèges et lycées de Libreville à des sommes colossales en plus des smartphones pour faire miroiter les victimes. Le mythe de la virginité persiste.

Plusieurs mineures du lycée-collège Sainte-Marie de Libreville ont été approchées (illustration). © Providence Gabon

 

Le phénomène de placement des prostitués étend ses tentacules pervers dans les lycées et collèges de la capitale gabonaise après s’être offert une assise certaine sur la toile et dans des hôtels. Les critères de recrutement se sont rafraîchis et la compensation améliorée. L’exclusivité de l’activité n’appartient plus aux adultes, le secteur s’est ouvert aux adolescentes.

L’affaire fait grand bruit en ce moment du côté du lycée Sainte-Marie de Libreville, où une adolescente de 16 ans inscrite en classe de 3e aurait proposé à deux mineures de 10 ans, Juliana et Candice en classe de 6e, d’offrir leur virginité à un vieillard contre la somme de 1,2 million de francs CFA et un téléphone de la marque iPhone Xmas. Les fillettes approchées ont décliné l’offre et décidé de dénoncer cette pratique auprès de leurs parents et de la direction du lycée.

En effet, la placeuse passera par sa petite sœur Esther pour approcher Juliane du fait de leur relation amicale. Elle fera sa proposition avant de se voir refouler par la Juliana qui par la suite décidera de porter l’affaire auprès du surveillant général pour faire échouer l’ignoble projet de placement auprès d’autres victimes.

«Ce matin, quand je revenais de mon cours d’EPS, la grande sœur de ma camarade Esther m’a dit qu’elle me mettra dans une affaire. Elle m’a dit que je devais aller me faire dévierger chez un homme et on devait me donner un million deux cent mille francs avec un téléphone iPhone. J’ai refusé, j’ai menti en disant que ma maman me surveillait encore et qu’on va me gronder », a déclaré Julianna.

Même version pour Candice, la deuxième fille approchée par la même placeuse et de qui vient l’idée de dénoncer ces pratiques. : «Quand suis arrivé au lycée, ma copine m’a dit qu’une fille de troisième voudrait me parler. Et pendant que j’étais en classe, celle qui voulait me rencontrer est arrivée et m’a dit qu’il y a un endroit où un vieux propose que nous nous prostituions contre 1,2 million et un iPhone X Max.  Je lui ai dit que je ne peux pas faire cela. Elle m’a dit que ce n’est pas grave, qu’elle ne nous force pas, qu’elle ira chercher d’autres filles. Pour éviter qu’elle prenne d’autres filles, Juliana m’a demandé d’aller le révéler au surveillant», a-t-elle déclaré, en prélude au conseil de discipline annoncé au sein de l’établissement.

Pendant les interrogatoires, les victimes sont restées fidèles à leurs déclarations. Quant à la présumée incitatrice, elle a reconnu avoir proposé de l’argent et des smartphones, mais dit ne jamais avoir imposé pour que les filles acceptent.

Des indiscrétions rapportent que la jeune placeuse aurait l’habitude de proposer à d’autres adolescentes des plans sexe pour des personnes adultes très généreuses. De même que le réseau qu’elle représente aurait des représentations au sein du collège Notre-Dame de Quaben et de l’Institution Immaculée conception.

Les parents de Juliana et de Candice ont décidé de porter plainte afin que la lumière soit faite sur cette étonnante histoire.

 
 

6 Commentaires

  1. Mina dit :

    Je me rapelle il y a 10 de cela à immaculée il t’avait plein de filles qui le faisait et je su convaincu que la direction était au courant.

  2. Equilibre dit :

    Ça me gène beaucoup que vous exposiez les noms des très jeunes victimes alors que celui de la présumée proxénète infantile est gardé confidentiel. Les victimes, en plus très jeunes, doivent être protégées, particulièrement par vous autres journalistes.

  3. Mve Alain dit :

    Quelle idée de proposer même 1,2 million à un enfant de 10 ans? Que sait-elle de ce montant et de son importance?

  4. Mve Alain dit :

    Et ce fameux “vieux”, c’est qui? Pourquoi protéger un sorcier? Il doit être livré à la vindicte populaire et lynché…

  5. Maysarnold dit :

    Ah ça avant c’était le corps enseignant qui était identifier dans ce genre de pratique ,maintenant au tour des eleves… Hummm Gabon d’abord!!!

  6. moundounga dit :

    Bjr. Il y a trop de zones d’ombres dans cette affaire. Cela se ressent dans le manque de clarté de GABON REVIEW. En effet, non seulement on expose les bébés de 6e par les prénoms (ce qui est inconcevable) mais par contre l’on protège l’identité du fameux “vieux” mais surtout de la fille de 3e censée faire dans le proxénétisme à grande échelle car le réseau auquel elle fait partie s’étend à d’autres établissement. les 2 derniers doivent être placés a “hollando” pour dépravation des mœurs parce que vraiment trop c’est trop.

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