Pour ses trois prochains épisodes de l’année 2020, l’équipe vidéo de Fact Checker du journal américain «Washington Post», décide de se concentrer sur le Gabon, où elle estime que la désinformation en ligne a entraîné des conséquences réelles et souvent troublantes pour le pays. Ils promettent de découvrir ce qu’il s’est passé entre l’accident sanitaire d’Ali Bongo à Riyad et le coup d’État manqué du 7 janvier 2019, l’éclipse momentanée et bien remarquée du président de la République, ainsi que ses furtives réapparitions.

Capture d’écran du générique d’épisode sur la désinformation au Gabon. © Gabonreview

 

Dans leurs aventures de vérification des faits, l’équipe vidéo de Fact Checker du Washington Post a décidé de sortir des États-Unis d’Amérique pour scruter une séquence de la vie du Gabon. Du début des ennuis de santé d’Ali Bongo au sommet de Riyad à la tentative du coup d’État du 7 janvier 2019, l’équipe de Sarah Cahlan et d’Élyse Samuels tente de démontrer comment la désinformation a contribué à déclencher une tentative de coup d’État au Gabon.

«Au cours de la dernière année, nous avons élargi notre série de vidéos bien au-delà des politiciens américains dont on vérifie les faits. Nous avons présenté un guide complet sur les vidéos manipulées, expliqué l’histoire complexe de la Turquie et des Kurdes et enquêté sur les rapports contradictoires de violence au Cachemire. Et maintenant, nous essayons quelque chose de nouveau», assure la productrice Sarah Cahlan, précisant que ces histoires les amèneront au Gabon, en Inde et au Sahara occidental.

Le premier épisode de cette mini-série Fakeout sur le Gabon sera diffusé sur la chaîne YouTube du Washington Post, le 13 février 2020. «Notre première histoire nous emmène au Gabon, un pays d’Afrique centrale, où un président a disparu et une vidéo suspecte ont contribué à déclencher une tentative de coup d’État», souligne l’équipe.

Dans cet exercice visant à faire triompher la vérité et à promouvoir l’information juste, l’équipe de Fact Checker fait intervenir plusieurs acteurs de la vie politique et sociale du Gabon et étrangers susceptibles de faire éclater la vérité sur la supposée mort du président de la République ; la présence ou pas d’un sosie au palais du bord de mer, ainsi que sur l’effectivité des montages-vidéos des apparitions d’Ali Bongo Ondimba depuis ses ennuis de santé à maintenant.

Il s’agit entre autres du président de «Tournons la page International», Marc Ona Essangui ; l’actuel porte-parole de la présidence, Jessye Ella Ekogha, le vice-président de la recherche à l’Hôpital national de réadaptation MedStar, le neurologue Alexander W. Dromerick, le directeur de la technologie de la société de cyberdéfense McAfee, Steve Grobman et le professeur d’informatique et expert en criminalistique des médias numériques à l’Université d’Albany, Siwei Lyu.

«La controverse sur sa santé, les mois de désinformation et la situation politique et économique déjà fragile étaient une recette pour l’agitation. Le coup d’État a probablement été provoqué par la désinformation et un président malade en plein écran dans le discours du Nouvel An», souligne Fact Checker de Washington Post.

 
 

1 Commentaire

  1. Kelly dit :

    Vous ne nous apprenez rien de spécial ,nous pensions que vous fairiez de vrai investigations. Vous ne voulez pas nous apporter de l’aide alors laissée notre pays tranquille. Nous sommes asphyxié de tant de mensonges et de mal être.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW