Une semaine après la décision du Premier ministre de détruire le lieu-dit «bunker», en plein cœur de l’Université Omar Bongo (UOB), rien n’a bougé. Lieu de tous les vices au sein du campus universitaire, ce bâtiment inachevé n’a pas bougé.

Le Premier ministre lors de sa visite au «bunker» à l’UOB, le 14 octobre 2019 à Libreville. © Primature

 

Le Premier ministre s’est fendu d’une déclaration fracassante, le 15 octobre à Libreville, a annoncé la destruction du lieu dit «bunker», à l’Université Omar Bongo (UOB). Une semaine après cette annonce, la traduction en actes de cette décision de Julien Nkoghe Bekale se fait toujours attendre.

D’autant que cette annonce a eu l’assentiment de tous ou presque. En effet, le «bunker» est un véritable antre de commercialisation et consommation de stupéfiants et drogues dures. Le Premier ministre a d’ailleurs lui-même constaté de visu, l’état inquiétant de ce lieu où bottes de chanvre, armes blanches (ciseaux et bouteilles), cigarettes et cannettes de boissons alcoolisées jonchent le sol.

Un triste spectacle l’ayant conduit à prendre la décision de détruire ce lieu de tous les vices. À quel niveau se situe le blocage alors ? Est-ce un problème logistique ou financier ? L’on a du mal à croire que le gouvernement ne dispose pas de moyens matériels et financiers pour détruire un simple bâtiment inachevé.

Dans ce cas, il aurait été plus judicieux de ne rien annoncer du tout, à défaut de fixer une échéance pour la destruction du «bunker». Ce qui laisse penser que le Premier ministre a pris cette décision dans le feu de l’action. D’autant que l’annonce du Premier ministre ne s’est accompagnée d’aucune mesure de sécurisation du site, pour en interdire l’accès, hormis un semblant de «nettoyage». En tout cas, ce retard à l’allumage fait les affaires des «trafiquants» et «clients» du «bunker».

 
 

2 Commentaires

  1. Mintsa Medzo dit :

    Ah bon !!!
    Donc Nkogue Bekale n’a pas la toute puissance de Ahinga Lacruche ?
    Que tous de vrais tristes gigolos de gouvernants !
    La construction de ce batiment avait ete réflechie, budgétisée, financée.
    La construction commenca. Les gens se sont enrichis sur le budget de ce batiment.
    Batiment inachevé, par incompetence, par magouilles, par corruption.
    Aujourdhui, on parle de detruire ce batiment… Triste.
    Pourquoi ce pauvre monsieur Nkogue Bekale ne suggere-t-il pas la finission des travaux et donc la valorisation de ce batiment ?
    Si on ne peut en faire une deuxieme bibliotheque, pourquoi ne pas faire des salles de classes ou des laboratoires qui manquent tellement pour nos jeunes en formation.
    Nous aimons tellement detruire ce que nous ne savons point faire.
    Détruire ce batiment coutera encore plus d’argent a l’Etat en sus de ce qui a deja ete depensé.
    Tristes tropiques, tristes gabonais, tristes leaders, incapables de quoi que ce soit !
    Nkogue Bekale peut toujours demander a Ahinga Lacruche comment il fait pour etre si fort dans un pays de faiblards et de roublards.

  2. moundounga dit :

    Bjr. Dans la souillure de SODOME et GOMORHE, le Dieu tout puissant a tout fait bruler pour effacer le péché qui y demeurait afin de rebâtir un lieu sain. Ce n’est pas tant l’argent qui manque au Gabon pour finaliser un projet disons le aussi “destructeur” qu’st le BUNKER. A la cité de la Démo ou à la Fondation Jeanne Ebori par exemple, c’était beaucoup plus vaste avec les mêmes gens et presque le même contexte. Comme le dis le journal ” ce n’est qu’une question de temps car il faut casser ce bâtiment. Amen.

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