Placés sous mandat de dépôt le 5 février 2017, suite à une piraterie informatique ayant occasionné la disparition d’un milliard neuf cents millions de francs CFA à la BGFI Bank, 12 agents ont bénéficié d’un non-lieu prononcé par le tribunal de première instance de Libreville le 28 mars. Une décision dont l’administration de la banque a fait appel.

Une agence de BGFI Bank. © BGFI Bank

 

Après deux ans passés dans la prison centrale de Libreville, 12 agents de BGFI Bank viennent d’être disculpés par la justice. «Attendu qu’il ne résulte pas d’informations à charges suffisantes contre les nommés Edgar Anon, Rachid Kourss, André Kana, Jean Fernand Vacherot, Patrick Paul Léon Olengui, Élysée Tresor Sima, Keri Bouka Bou Nzuiengui, Koffi Duhé, Nguema Tchang, Aimé Bokavo Lionel Nguelet il y a lieu d’ordonner un non-lieu en leur faveur», c’est en ces termes que s’est prononcé le Tribunal de première instance de Libreville, le 28 mars 2019.

Placés sous mandat de dépôt depuis février 2017, ces agents étaient accusés d’avoir fomenté un coup par le biais d’une piraterie informatique ayant permis de subtiliser un milliard neuf cents millions de francs CFA à la BGFI, à partir des cartes bancaires prépayées.

L’affaire débute en 2017. Dans la nuit du 4 au 5 février, le système informatique de BGFI Bank a été attaqué par des pirates informatiques. Avant cette attaque, les pirates avaient pris chacun, le soin de charger près de 100 cartes d’une valeur de 132 millions de francs CFA, soit près de deux mille euros, avec l’objectif de subtiliser 13 milliards de francs CFA à la structure bancaire.

 Malheureusement pour eux, l’attaque avait été interceptée par la société Visa, grâce à son système d’alerte. Celle-ci va rapidement alerter le directeur monétique de BGFI Bank, André Kana, qui alerte son tour sa hiérarchie. Une réunion d’urgence est organisée et plusieurs techniciens mis à contribution afin d’enrayer l’attaque.  Ils ont pu, au bout de quelques jours de travail, stopper l’attaque en limitant des dégâts à un milliard neuf cents millions de francs CFA et épargnant la banque d’une perte de 11 milliards de francs CFA.

12 jours de garde à vue à la PJ

Toutefois, à la grande surprise, 12 des agents ayant participé à cette opération de sauvetage sont convoqués quelques jours après à la police judiciaire. Peu après leur interpellation, ils sont placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville, après 12 jours de garde à vue dans les geôles de la PJ.

Pourtant, selon certaines sources, «l’auteur de l’attaque, dénommé Diallo avait été arrêté en Europe en possession de plusieurs cartes prépayées. Considéré comme le cerveau de l’attaque, ce dernier  aurait même reconnu les faits non sans nommer Roland Mounguengui comme étant la taupe dans la structure bancaire».

Interpellé à son tour, Roland Mounguengui avait, au cours d’un interrogatoire devant le juge d’instruction le 9 août 2017, affirmé qu’aucune des personnes mises sous mandat de dépôt n’avait été complice dans l’affaire.

En dépit de toutes ces preuves, la direction de BGIFI Bank ne lâche rien. Elle maintient que ces agents soient poursuivis. Par le biais de ses conseils, elle a fait appel de la décision rendue par le tribunal de première instance de Libreville le 28 mars 2019.

 
 

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