Galvanisée par les résultats du Projet de promotion de l’investissement et de la compétitivité (PPIC), la Banque mondiale, en collaboration avec le ministère en charge de l’Industrie et de l’entreprenariat national et l’Agence nationale de la promotion des investissements (ANPI), a organisé une table-ronde sur les perspectives de développement des Petites et moyennes entreprises gabonaises.

Les ministres Estelle Ondo et Carmen Ndaot lors de la table ronde. © Gabonreview

 

Peu choyées par les pouvoirs publics et esquivées par les banques, les Petites et moyennes entreprises (PME) bénéficient depuis peu d’une petite attention de l’Etat. Pour discuter de leurs perspectives de développement, une table ronde a été organisée par le groupe de la Banque mondiale, en collaboration avec le ministère en charge de l’Industrie et de l’entreprenariat national et l’Agence nationale de la promotion des investissements (ANPI).

A droite, la représentante résidente de la Banque mondiale, Alice Ouédraogo. © Gabonreview

L’objectif de cette table-ronde était d’identifier les contraintes de l’écosystème entrepreneurial gabonais afin de mener une réflexion sur les opportunités propices au développement des PME. Si de nombreux facteurs entravent encore le développement des PME, l’une des contraintes majeures reste l’accès au financement. Tous les intervenants à la table ronde l’ont reconnu. Les partenaires financiers hésitent à financer les PME, fautes de garanties probantes.

Pour la Banque mondiale, l’amélioration du climat des affaires est une des clés de l’essor des PME. Ce d’autant plus que la Banque mondiale intègre le développement du secteur privé comme l’une des priorités de son action au Gabon. Elle a notamment financé ces dernières années des programmes et actions visant à rendre le climat des affaires plus favorable à une croissance durable du secteur privé et donc des PME.

«A notre avis, ces échanges ont été très  fructueux. Nous avons écouté les différentes parties prenantes y compris les banques. Nous avons de très bonnes pistes sur lesquelles nous allons maintenant pencher pour éventuellement penser à un autre projet pour pouvoir accompagner le secteur privé au Gabon», a déclaré Alice Ouédraogo, représentante résidente de la Banque mondiale.

Une vue des participants à la table-ronde. © Gabonreview

Selon elle, beaucoup de progrès ont été réalisés dans l’amélioration du climat des affaires au Gabon. Reste donc à préserver les acquis. «A travers cette table ronde, le but était de voir que faut-il faire de plus pour s’assurer que les acquis que nous avons eu sous le programme des PPIC soient non seulement maintenus, mais que l’on peut bâtir dessus, pour faire un autre programme, pour accompagner l’entreprenariat et les PME au Gabon. Il s’agit maintenant de passer à la vitesse supérieure et s’assurer que sur le terrain les PME profitent vraiment de tout le système que nous sommes en train de mettre en place», a-t-elle poursuivi.

Grisée par ces acquis, le ministre de l’Entreprenariat, Carmen Ndaot, a estimé que le PPIC a permis aux  PME d’être mises dans les conditions de performance. «On a tout simplement envie de dire, on ne veut pas que ça s’arrête comme ça. Notre souhait c’est de voir un tel programme se poursuivre», a-t-elle déclaré.

Auteur : Alix-Ida Mussavu

 
 

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