S’il approuve l’appel au dialogue inclusif lancé par le Premier ministre, le président des 7 Merveilles du peuple gabonais (7MP) a posé des préalables, dont le principal est la déclaration de la vacance de pouvoir.

Joël Ngoueneni Ndzengouma pose bien de préalables pour un Dialogue inclusif et sans tabou, en commençant par la déclaration de la vacance de pouvoir. © D.R.

 

Dialogue réellement inclusif oui, mais pas sans déclaration de vacance de pouvoir. Telle est la position du parti politique 7 Merveilles du peuple gabonais (7MP) à l’appel du Premier ministre. «Un dialogue sérieux ne peut être organisé qu’après la déclaration de la vacance de pouvoir», a déclaré Joël Ngoueneni Ndzengouma.

Dans sa Déclaration de politique générale, le 26 février, le Premier ministre a appelé ses compatriotes à se parler et à «tourner courageusement les pages sombres du passé pour construire, ensemble, un Gabon pour l’union de ses fils et filles, un Gabon du travail, un Gabon de la justice».

7MP attend ainsi que Julien Nkoghe Bekale, en sa qualité de Premier ministre, saisisse la Cour constitutionnelle afin que cette dernière constate la vacance de pouvoir. En le faisant, «cela suppose qu’un vrai dialogue politique, entre les Gabonais, ne peut se faire qu’en s’appuyant sur la vérité, la justice, la transparence, l’impartialité et l’autorité d’un arbitre ou d’un garant accepté par la majorité des participants», a souligné Joël Ngoueneni Ndzengouma.

Le leader de ce groupe politique dispense le président Ali Bongo de cet exercice d’arbitrage, estimant que ce dernier est «incapable d’exercer pleinement les fonctions de président de la République». Par ailleurs, il estime que ce «vrai dialogue» ne doit pas se tenir sans «la participation de Jean Ping, président élu le 27 août 2016 par une large majorité de Gabonais».

Joël Ngoueneni Ndzengouma souhaite aussi une participation de toutes les forces vives de la Nation, notamment «ce brave peuple, victime des oppressions et des injustices du pouvoir en place». Ce dernier a également relevé la nécessité pour les tenants du pouvoir «d’envoyer les signaux forts d’ouverture en travaillant par exemple dans le sens de la libération des prisonniers politiques».

Autant de préalables qui, s’ils ne sont pas remplis, rendent «inopportune, sans intérêt et nulle», la déclaration de Julien Nkoghe Bekale.

 
 

1 Commentaire

  1. Akébé Vite !!! dit :

    Tous ces membre de la caste dirigeante (gouvernement PD Gistes, AJEViens et autres simples leches c…) sont irréprochables, intouchables, la perfection faite homme (politique ?)… La notion de remise en cause n’existe pas chez ces gens-là, ils ont toujours raison, et nous l’expliquent à longueur de temps… Des génies (qui n’ont RIEN prouvé ,ni trouvé en plus d’1/2siecle mais qui pérorent) , des bienfaiteurs, des érudits, des personnes au-dessus de toute critique (mais souvent en proie à la justice)… Par contre, les autres, eux, sont bêtes (même quand ils sont dument diplômés en la matière), un peu naïfs, malveillants (des qu’ils leur signalent leurs égarements), (ce sont même eu qui deviennent) incompétents, bref, ils ont (toujours)tort, eux.Et c’est tellement vrai que ce sont eux qui sont bel et bien au fond du trou…

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