Le délégué général de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed), Louis-Patrick Mombo, a claqué la porte au dialogue social sectoriel lancé le 3 mai par Michel Menga.

Le délégué général de la Conasysed, Louis-Patrick Mombo et ses camarades avant l’ouverture des travaux du dialogue social sectoriel, le 3 mai 2019. © D.R.

 

Le délégué général de la Conasysed, Louis-Patrick Mombo et ses camarades avant l’ouverture des travaux du dialogue social sectoriel, le 3 mai 2019. © D.R.

Invité à prendre part aux travaux du dialogue social sectoriel au sein du ministère de l’Education nationale, le 3 mai 2019, le délégué général de la Conasysed, Louis-Patrick Mombo, a répondu présent à cet appel. Non pas pour y participer, mais pour rappeler et exiger la satisfaction des préalables posés par la confédération syndicale Dynamique unitaire devant le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, le 23 avril à Libreville.

Toutefois, aucune avancée dans ce dossier n’a été envisagée par le ministre de l’Education nationale, Michel Menga. Face à cette réalité, le délégué général de la Conasysed a décidé de ne pas prendre part à cette concertation visant à définir les modalités de mise en œuvre des réformes initiées par le gouvernement dans ce secteur.

Dépité par le mutisme du gouvernement, Louis-Patrick Mombo a invité Julien Nkoghe Bekale à assumer ses responsabilités. «Il faut que le Premier ministre prenne ses responsabilités et résolve d’abord les questions transversales avant de nous envoyer discuter des questions sectorielles, pour espérer obtenir des résultats efficaces et satisfaisants», a-t-il déclaré.

La confédération Dynamique unitaire réclame la réhabilitation de la Conasysed interdite illégalement d’activité par le gouvernement, depuis le 17 mars 2017, en violation de l’article 4 de la Convention 87 de l’OIT. Elle exige également l’annulation des mesures d’austérité (baisse des salaires annoncées, gel des recrutements et baisse des effectifs dans la fonction publique, suppression de 50% de la main-d’œuvre non permanente, réforme portant conditions coercitives d’attribution de la bourse d’études aux nouveaux étudiants,…); la régularisation des situations administratives des agents publics travaillant depuis 4 ou 5 ans sans salaire, à l’instar des milliers d’enseignants en grève depuis le 7 janvier 2019.

La plateforme syndicale revendique par ailleurs le paiement de la PIP du deuxième trimestre 2015 aux administrations injustement discriminées ; le rétablissement des salaires indûment suspendus des agents publics depuis juillet 2018, après le recensement et le paiement des arriérés dus ; un décret du président Ali Bongo garantissant les travaux du dialogue social et l’ouverture de ceux-ci par le président de la République, à l’instar du dialogue social d’Angondjé de novembre 2014 (cf. Décret 0397/PR du 26 novembre 2014).

La confédération syndicale Dynamique unitaire attend toujours d’être reçue par le Président Ali Bongo, conformément à sa demande d’audience introduite le 4 avril 2019. Ce point constitue l’un des nœuds d’arrêt de la position de cette grande famille syndicale dans la concertation souhaitée par le gouvernement.

 
 

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