Excédés par la dégradation de leurs conditions de travail, les agents de la direction générale des impôts ont lancé une grève illimitée le 17 janvier. Celle-ci durera aussi longtemps que les points contenus dans le cahier des charges ne sont pas satisfaits par les autorités.

La direction générale des grandes entreprises à Libreville. © Gabonreview

 

Des agents de la direction générale des Impôts en grève, le 17 janvier 2019. © Gabonreview

La direction générale des impôts est en grève depuis le 17 janvier. Exacerbés par les mauvaises conditions de travail, les agents de cette administration ont décidé de mettre en berne les activités professionnelles. Selon le porte-parole du Syndicat national des agents des impôts, les revendications des grévistes portent sur les situations administratives et de conditions de travail.

Sur les situations administratives, les agents de la DGI réclament entre autres, le renouvellement de l’assurance maladie, les formations, le paiement des arriérés des primes, les reclassements, les titularisations, les avancements et les intégrations. Par ailleurs, la DGI n’a plus reçu de budget de fonctionnement depuis près d’un an. Plus grave, les agents de la DGI affectés en province n’ont plus perçu la prime de logements depuis 22 mois. En outre, près 150 agents exerçant actuellement n’ont toujours pas prêté serment.

Concernant les conditions de travail, le transport des agents de la DGI n’est plus assuré, soit en raison de la vétusté des véhicules, soit par manque de carburant. D’une capacité de 450 agents, l’immeuble de la DGI abrite aujourd’hui plus de 600 agents. Cet encombrement est dû en partie au fait que le personnel de la DGI a été chassé de l’immeuble Orchidée pour 800 millions de francs CFA d’impayés de loyer.

Estimant n’être plus en mesure de supporter cette situation, les agents ont décidé d’entrer en grève pour interpeler la hiérarchie. S’ils disent avoir été souples d’exercer de lundi à mercredi cette semaine, ils promettent de tout bloquer la semaine prochaine si rien n’est fait.

 
 

1 Commentaire

  1. Mathieu Onanga dit :

    Cette grève est la conséquence directe de la non-construction de l’hôtel des Impôts. Parce que, si nous avions construit cette infrastructure, les services auraient été mieux organisés et cela devrait accroître la productivité de cette administration. Joël Ogouma est là devant l’étendue de sa gouvernance.

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