Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a respecté la tradition, le 31 décembre 2017, en livrant à la Nation son traditionnel discours. Il y aborde plusieurs sujets, notamment la cohésion et l’unité nationale, les législatives en 2018, la création d’au moins 10.000 emplois par an et pour les jeunes, mais également la création d’un Fonds d’initiative départemental (Fid) doté d’un milliards de francs CFA dans chaque département du pays pour financer les projets de développements. Ci-dessous l’intégralité du discours de nouvel an d’Ali Bongo.

Ali Bongo Ondimba (image d’archive). © D.R.

 

Gabonaises, Gabonais,

Mes chers compatriotes,

Au moment où s’écoulent sur le sablier du temps les dernières heures de l’année 2017, je viens vous souhaiter à chacune et à chacun, sur le territoire national ou en expatriation, au nom du gouvernement, au nom de ma famille et en mon nom propre, mes chaleureux et sincères vœux de santé, de bonheur et de réussite.

J’associe à ces vœux toutes les communautés étrangères vivant avec nous en parfaite harmonie et dans le respect de nos lois et institutions. A ceux-là que le Président Léon Mba appelait les Gabonais d’adoption, j’apporte le salut fraternel du peuple gabonais, attaché à la paix et à l’amitié entre les peuples, malgré le geste ignoble d’un fanatique, il y a quelques semaines, au village artisanal de Libreville.

En cette période de fêtes, je vous souhaite le meilleur sur le plan personnel.

Mes chers compatriotes,

Je voudrais vous rappeler qu’il n’y a véritablement de destin que collectif. Nous sommes une Nation, une et indivisible. Ce socle, il nous faut le consolider. Or, il faut dire la vérité, durant l’année écoulée, ce qui nous sépare a eu tendance à prendre le pas sur ce qui nous unit.

Cela, je ne le tolèrerai jamais. Je suis déterminé à tout mettre en œuvre pour raffermir notre unité, retrouver notre cohésion.

La cohésion, mes chers compatriotes, c’est, en tant que Président de la République, mon ambition pour le Gabon.

C’est également le maître-mot de mon action. Pour être probante, cette notion de cohésion doit être à la fois concrète et globale, c’est-à-dire concerner tous les domaines qui touchent à la vie quotidienne des Gabonaises et des Gabonais. La cohésion, notre cohésion, doit donc à la fois être politique, économique et sociale, territoriale et environnementale.

La cohésion politique, c’est ce à quoi nous nous sommes évertués en 2017 à travers un dialogue inclusif qui a rassemblé la quasi-totalité du spectre politique et de larges pans de la société civile.

Dialoguer pour régler nos différends et parvenir à un consensus : c’est ce à quoi nous avons abouti.

Cela a donné lieu à la nomination, en août dernier, d’un gouvernement d’ouverture. Mais également à une série de mesures d’ordre institutionnel, dont certaines ont vocation à être intégrées dans notre Constitution. Des mesures destinées à rénover et améliorer le cadre de l’action publique.

Ce sont-là des dispositions essentielles qui trouvent leur justification dans la nécessité de consolider notre cohésion sur le plan politique.

De ce point de vue, 2018 sera une année capitale.

En effet, des élections législatives seront organisées. Elles seront décisives à plusieurs égards.

D’abord, pour permettre de dégager une majorité claire au sein de l’Assemblée nationale. Ensuite, ai-je besoin de vous le rappeler, parce que notre pays est une démocratie.

Or, en démocratie, la compétition a lieu, non dans les rues, mais dans les urnes dont il faut toujours respecter le verdict. C’est fondamental.

Ensuite, c’est à travers les députés que les citoyens sont représentés.

Cette architecture, c’est celle de notre démocratie. Il faut donc la respecter et non tenter, à tout propos, de la déstabiliser.

En 2018, je vous invite donc à vous exprimer.

A vous exprimer, comme dans toute démocratie digne de ce nom, avec un bulletin de vote, quel qu’il soit. Un geste simple, normal, qui signifie beaucoup pour notre pays : celui de sa vitalité démocratique et de sa cohésion politique pleinement retrouvée.

Pour nécessaire qu’elle soit, notre cohésion ne saurait être exclusivement politique. Pour être pleine et entière, elle doit également être économique et sociale.

On touche là, mes chers compatriotes, à ce qui fait le quotidien des Gabonaises et des Gabonais. Aux préoccupations de la vie de tous les jours : l’emploi, l’éducation, la santé, le logement, le pouvoir d’achat, les retraites…

Le Gabon a une chance, celle d’avoir une population jeune. Cela, en tant que gouvernants, nous oblige encore davantage.

D’abord, en matière d’emploi. L’emploi, qui est mon absolue priorité.

Nulle cohésion sociale n’est possible dans un pays miné par le chômage. C’est pourquoi nous avons mis en œuvre une série de programmes destinés à favoriser l’emploi, en particulier l’emploi des jeunes…

Mais il nous faut aller plus loin.

C’est pourquoi, en 2018, j’ai décidé la mise en œuvre urgente d’un certain nombre de mesures clés, telle que la mesure d’exonération temporaire de cotisations sociales pour toute création nette d’emploi à compter du 1er janvier 2018. Cette mesure sera réservée à l’embauche dans tous les secteurs d’activités de Gabonaises et de Gabonais. Elle devra permettre de créer 10 000 emplois nouveaux par an.

Pour ce faire, l’employeur bénéficiera des avantages suivants : 50% d’exonération de charges sociales à la première embauche ; 75% à la deuxième embauche ; 100% à partir de la troisième embauche.

Et pour préparer notre jeunesse aux emplois de demain, il faut avoir un système d’éducation et de formation adapté. L’économie mondiale est en effet de plus en plus une économie de la connaissance.

Soyons honnêtes : sur ce plan, nous avons de gros efforts de rattrapage à faire. C’est pourquoi j’ai décidé qu’en 2018, nous mettrions les bouchées doubles. C’est ainsi que les collèges et les lycées seront dotés de salles informatiques disposant d’une connexion internet de qualité. Pour être précis, à compter du mois de mars 2018, 94 écoles du secondaire seront dotées de 30 ordinateurs chacun, ainsi que d’une connexion internet.

Ce programme s’inscrit parfaitement dans le volet « Gabon Numérique » du PSGE et permettra la mise à disposition de nouveaux outils pédagogiques pour améliorer l’apprentissage des élèves. Les collégiens et lycéens seront ainsi sensibilisés aux fonctionnalités et aux applications de l’outil informatique. Ils seront mieux à même d’appréhender un monde en pleine mutation digitale.

Par ailleurs, j’annonce également un vaste plan de rénovation des écoles primaires sur l’ensemble du territoire. Un projet qui vise une véritable remise à neuf des établissements avec des travaux qui seront réalisés sur les aspects aussi bien esthétiques que pratiques et sécuritaires : réseaux électriques, plomberie, toitures, menuiseries, peintures…

L’objectif est d’améliorer les conditions d’éducation des élèves sur l’ensemble du territoire, mais aussi d’offrir une activité économique aux entreprises locales à qui les travaux devront être réservés.

Au total, 92 écoles de la capitale, Libreville, et 697 écoles dans les neuf provinces seront concernées.

Enfin, car l’éducation est une priorité fondamentale, j’annonce également la finalisation du programme de fourniture des tables-bancs pour l’ensemble des établissements scolaires du pays.

Une commande de 170 000 pièces a été passée par l’Etat en 2016 : 90 000 ont été produites et livrées. En 2018, 80 000 autres devront l’être. Ce projet vise à améliorer les conditions d’éducation de la jeunesse et à accroitre le taux d’alphabétisation du pays.

Mes chers compatriotes,

La vitalité d’un pays dépend de la santé de sa population. C’est pourquoi, en 2018, nous allons intensifier notre action dans ce secteur qui, pour moi, est également prioritaire.

Ici aussi, 2018 devra être synonyme de concret.

Je vous annonce donc la mise en place d’un réseau de cliniques mobiles dans chacune des provinces du Gabon afin de permettre une meilleure couverture sanitaire à l’échelle du pays et l’accès aux soins de base pour les plus démunis. Ce réseau sera constitué d’une flotte de bus médicalisés, de type 4X4, disposant de l’équipement nécessaire pour réaliser des soins d’urgence et de base : espace de consultation, table d’examen gynécologique, mini-laboratoire ou encore matériel ophtalmologique.

A cela s’ajoute un programme de gratuité des frais d’accouchement sur toute l’étendue du territoire national à compter du premier trimestre 2018. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la décennie de la femme et vise non seulement à réduire le taux de mortalité infantile mais aussi à soulager les familles face aux dépenses, souvent lourdes, liées à la naissance d’un bébé.

En 2018, nos ainés ne seront pas non plus oubliés car il est illusoire de prétendre construire notre futur sans honorer notre passé. Nos ainés sont, à juste titre, attachés à leurs retraites. A leurs yeux, elles sont importantes car elles leur permettent de vivre décemment. Mais elles sont aussi précieuses pour notre Nation en ce qu’elles sont le symbole de la cohésion intergénérationnelle : l’activité des uns permettant de payer les pensions des autres, et ainsi de suite.

Il faut donc tout faire pour adapter le système, le moderniser afin de le rendre pérenne.

Enfin, les services de base. Ici aussi, je serai très concret.

La lumière d’abord, avec l’installation de lampadaires solaires photovoltaïques dans les zones rurales et dans certaines villes présentant des insuffisances en matière d’éclairage publique.

D’ici mars 2018, 5 000 lampadaires solaires seront déployés sur tout le territoire national, en fonction des besoins préalablement identifiés. Ce projet vise non seulement à réduire le taux d’insécurité dans nos villes et dans nos campagnes, mais aussi à redynamiser certains quartiers.

L’eau, ensuite. Des puits équipés de pompe à eau seront installés dans chaque regroupement de villages à travers le pays. L’accès à l’eau étant une nécessité universelle, l’Etat s’engage à poursuivre ses efforts afin de permettre aux populations de bénéficier d’une eau potable à proximité de leurs lieux d’habitation.

Ce projet permettra de lutter efficacement contre toutes les pathologies liées à la consommation d’eau impropre et de garantir une certaine équité entre tous les Gabonais dans l’accès à ce bien vital.

Dès le premier trimestre 2018, les 925 regroupements de villages recensés sur le territoire national pourront ainsi bénéficier de cet équipement vital, indispensable à l’amélioration de la vie quotidienne des populations.

Je terminerai ce chapitre en évoquant deux points essentiels à l’affermissement de notre cohésion sociale. Le premier, c’est « l’égalité des chances ». Chacun doit être promu suivant ses compétences, indépendamment de tout autre critère.

J’entends bâtir une société de la méritocratie. C’est une question de justice sociale, mais également d’efficacité, d’efficacité collective.

Le second point que je souhaite mentionner, c’est « la réforme de l’Etat ». Vous l’avez constaté, notre Etat se modernise à marche forcée.

Nous y sommes obligés du fait de la situation économique. Mais j’y vois surtout une opportunité : celle de bâtir un Etat moderne, agile, stratège, plus efficace dans l’accomplissement de ses missions au service de l’intérêt général, au service des Gabonaises et des Gabonais.

Nos compatriotes ne sont pas satisfaits de leur administration, dont ils voudraient voir l’efficacité s’améliorer. Il nous faut ensemble repenser et revaloriser le rôle du fonctionnaire, dans l’optique d’une plus grande proximité de l’administration avec les préoccupations des usagers.

C’est la raison pour laquelle, en 2017, j’ai procédé à de nouvelles nominations à la tête de nos administrations.

Avec des profils différents : plus de jeunes, plus de femmes, plus de personnes issues de la société civile. L’objectif est d’être toujours plus efficace. Pour cela, l’organisation, mais également l’état d’esprit au sein de l’administration doit être sensiblement renouvelée.

Mes chers compatriotes,

La cohésion doit donc être politique, économique et sociale. Mais elle doit également être territoriale.

Notre pays compte neuf provinces et tous les départements. Tous sont particuliers, singuliers. Cette diversité est une richesse qu’il nous faut valoriser. Une mesure efficace dans telle localité, ne l’est pas forcément dans telle autre, et inversement.

Un Etat moderne, c’est aussi un Etat décentralisé. Pourquoi ? Parce que c’est au plus près du terrain, auprès de ceux qui connaissent les réalités locales que se prennent les décisions les plus importantes.

Nous pouvons, en tant que Nation, partager un même et unique but. Mais les moyens pour y parvenir peuvent être, dans chaque département, différents. Car nous n’avons pas exactement la même histoire, ni les mêmes atouts.

Le respect et la mise en valeur de cette diversité sont gage de notre cohésion territoriale. C’est pourquoi, j’ai décidé en 2018, la création d’un Fonds d’Initiative Départementale (FID) dans chacun des départements du pays afin de financer les projets de développement à la base et offrir à chaque département plus d’autonomie. Ces fonds seront dédiés au financement de projets communautaires dans chaque département, dans l’optique d’améliorer la qualité de vie des populations et de dynamiser le développement économique local.

Chaque fonds départemental sera doté d’un budget annuel d’un milliard de FCFA et sa gestion sera assurée par le gouvernorat de chaque province, en concertation avec les collectivités locales et conseils départementaux.

Mes chers compatriotes,

Notre cohésion politique, notre cohésion économique et sociale, notre cohésion territoriale ne peuvent être pleines et totales sans cohésion environnementale. J’aurais peut-être d’ailleurs dû commencer par-là tant la question de l’environnement est fondamentale, vitale même pour la survie de l’espèce humaine.

La lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, si nocifs pour notre planète, la lutte contre les changements climatiques sont, en réalité, les combats les plus rudes de ce siècle. Des combats que nous devons mener de façon acharnée.

Ces combats, bien entendu, se mènent à l’échelle mondiale.

Raison pour laquelle j’ai plaidé, durant toute l’année 2017, comme je l’avais fait en 2016, aux quatre coins du monde, que ce soit à New York en septembre ou à Paris en décembre, pour la mise en œuvre effective des Accords de Paris sur le climat.

Dans ce combat mondial, le Gabon a toute sa place. Notre pays est, internationalement, reconnu comme étant à la pointe de ce combat. Cette reconnaissance a valu au Gabon d’être désigné à la tête du CAHOSCC.

Cela est dû à la fois à l’exemplarité de notre pays dans la lutte contre les changements climatiques, comme en témoigne la transcription rapide dans notre droit de l’Accord de Paris, mais aussi, plus récemment, le don de 500.000 dollars que nous avons fait en faveur de l’Initiative Africaine sur l’adaptation aux changements climatiques.

Mes chers compatriotes,

Dans la nouvelle donne écologique mondiale, certains ne voient que des contraintes. J’y vois plutôt des opportunités pour notre pays, qui est riche d’un capital environnemental, forestier en particulier, quasi-unique au monde. Aujourd’hui, c’est un atout qu’il nous faut valoriser.

Il y a des modèles économiques à créer, des dizaines de filières vertes à structurer, une agriculture respectueuse de l’environnement à développer avec, à la clé, des milliers d’emplois, des emplois durables.

Notre pays est bien placé pour accompagner cette révolution verte. Nous pouvons, nous devons rendre compatible l’activité humaine à notre environnement. C’est l’objectif que je me suis fixé. Et ensemble, tous ensemble, nous relèverons le défi.

Mes chers compatriotes,

Au terme de ces vœux et à l’aube de cette nouvelle année, avant de vous laisser retrouver vos familles et celles et ceux qui vous sont chers, je tenais à vous rappeler que nous sommes tous, ici au Gabon, les membres d’une même famille. Et ce qui caractérise une famille, c’est l’union et la cohésion.

C’est pourquoi, vous l’aurez compris, j’entends faire de 2018 une année de cohésion. De cohésion à la fois politique, socio-économique, territoriale et environnementale, pour notre pays.

Mais j’entends également faire de 2018 une année marquée du sceau de l’efficacité. Car, vous l’aurez observé, les mesures que j’ai détaillées, et qui toutes ont pour ambition d’améliorer les services à la population à travers des actions à mise en œuvre rapide et à fort impact social, n’ont pas vocation à produire leurs fruits dans cinq ans, ni même dans trois ans. Elles doivent avoir un impact immédiat, dans l’année qui vient, autrement dit en 2018.

C’est donc un changement radical de gouvernance que j’entends mettre en œuvre et qui s’appuie lui-même sur un changement radical de méthode. Nous ne pouvons plus, en effet, nous offrir le luxe d’attendre. Les méthodes doivent évoluer. L’heure est au pragmatisme, l’heure est au concret. Et je ne tolèrerai plus aucun retard, ni obstacle dans la mise en œuvre de ces projets.

Mes chers compatriotes,

Notre Etat doit être efficace. Mais il doit aussi être fort. Fort dans ses missions régaliennes, en particulier celle qui consiste à assurer la sécurité de nos concitoyens et de toutes les personnes présentes sur notre sol.

Nous vivons, hélas, dans un contexte mondial marqué par la violence et le terrorisme.

Je ne transigerai pas sur la sécurité des Gabonais. Je ne transigerai pas sur la sécurité de celles et ceux que nous accueillons sur notre territoire.

Et à ceux qui, étrangers ou nationaux, seraient tentés de nous conduire sur des chemins que notre vivre ensemble réprouve, notre réponse ne souffrira d’aucune hésitation : elle sera impitoyable.

Le Gabon a toujours été un havre de paix, un exemple de coexistence pacifique et heureuse entre les différentes religions. Tant que je serai Président, je vous prie de croire qu’il le restera. Je ne tolérerai ni violence ni intolérance. Sur ce sujet comme sur d’autres, je serai intraitable.

Mes chers compatriotes,

Entendez bien ce message : l’heure est aux réalisations. C’est donc une nouvelle étape, une nouvelle ère, dirais-je même, de la gouvernance publique que je compte bien mettre en œuvre dès 2018.

Une année 2018 qui sera celle de l’action et de la cohésion. Une année 2018 qui doit nous mettre sur la voie d’un développement véritable, équitable et durable.

Encore une fois, je ne saurais conclure mon propos sans avoir une pensée émue, une pensée particulière pour nos forces de défense engagées pour le maintien de la paix et pour toutes celles et ceux qui souffrent, que ce soit de la maladie, de l’exclusion ou de la solitude.

Ils méritent notre fraternité, ils méritent notre solidarité. L’année qui vient devra, grâce à notre action, leur être moins pénible, leur être plus agréable.

Encore une fois, je souhaite, à chacune et à chacun d’entre vous, le meilleur pour l’année 2018.

Que Dieu protège notre beau pays !

Vive la République pour que vive le Gabon !

 
 

29 Commentaires

  1. BSerge Okogo dit :

    Après les 5000 logements, promesse non tenue, en voici une autre,10000 emplois par an pour les jeunes… Ali Bongo a réussi à faire tomber la neige au Gabon,il finira par doter le Gabon de l’arme atomique pour lutter contre le terrorisme.

  2. Stratégie disapora 2018 dit :

    La diaspora gabonaise de l’étranger demande à l’opposition gabonaise de s’unir afin de ne présenter qu’un seul candidat député contre le candidat PDG à chaque bureau de vote.

    L’objectif visé est de rafler la majorité des sièges afin de chasser les BONGOS et la FRANCE par une motion de censure au sein de l’Hémicycle.

    La DIASPORA Gabonaise de l’étranger s’engagera à participer au financement de cette action historique.

    Amplifier ce message dans les réseaux sociaux.

    Au nom du peuple gabonais dépouillé!

    • Ali Asselé dit :

      Tu parles de quelle Diaspora Stratégie diaspora 2018 ??? !!!! N’es tu pas au courant que les législatives ne servent à rien au Gabon. Avant la modification constitutionnelle à cause des juges des élections qui se prononcent toujours pour BOA !!! Avec la modification de la constitution, ne sais tu pas que même si nous la coalition pour la nouvelle République remporte tous les sièges de l’Assemblée Nationale, c’est toujours Ali qui conduira la politique de la nation !!!! ???? Le collectif Gabon Démocratie, juristes de la diaspora gabonaise en France a fait un travail magistral d’explication en ce qui concerne ce projet de constitution de BOA. Ali devient un président au dessus de toutes les institutions, intouchables et qui dispose de la justice en totalité. En gros, le Gabon devient une monarchie. De quelles élections législatives parles tu au nom de la diaspora ??? La diaspora gabonaise dit NON à cette mascarade des législatives !!!!

  3. Pahel dit :

    Svp, les ambulances la, ça roule sur quelles routes?

  4. Akandais dit :

    Amen! Amen! Ameeeenn!

  5. Akandais dit :

    One love à tous les combattants de la liberté! Que Dieu nous assiste cette année!!!

  6. koumba dit :

    Encore des fausses promesses.

  7. gaboma dit :

    Ce mythomane démagogique ne se fatigue pas avec ses annonces. Les nombreuses premières promesses et maquettes non jamais été réalisées que ce biafrais continue à se foutre de la gueule des gabonais avec de nouveau gros mensonges. Révoltant.

  8. Antoine dit :

    Perso, j’ai écouté mon Président (le vrai ) Jean Ping

  9. Okoss dit :

    Akiee
    Des projets bcp de projets alors que les premiers tardent a se concr
    tiser.
    Égalité de chance ???Est ce que ça voudrait dire que tous ces fils a Papa
    Sans oubliers tantes nièces et neveu et épouses de ….vont céder la place
    Aux fils des Makaya ,a diplôme égal, surtout quand on sait que depuis
    des décennies la chose avait été minutieusement préparée en envoyant
    bien sur ces fils a papa dans les meilleures écoles de la planète
    Akiee moi je ne crois pas a tout ce blablabla
    De l eau ds tous les regroupements de village, les bus 4*4 médicalises circulant
    partout? Et la fameuse prise en charge avant tout traitement!!!!!et les routes?aéroport de Andeme????
    Trop de choses

  10. AIRBORNE dit :

    Ali tu as beaucoup parle, tu as beaucoup promis pour 2018, les gabonais enregistres ton discours, ils te prendront aux, surtout cette jeunesse que tu fais miroiter mondes et merveilles par des emplois dans les societes qui compresses et et aux retraites qui sont abandonnes a eux meme avec les maigres pensions qui amenent au bord de la tombe. Des comptes te seront demandes comme toujours tu reponds par la repression a un peuple que tu es sense servir et proteger.O’ verra la suite au cours du 1 er trimestre.

  11. Ali Bongo vient de promettre la création de 10000 emplois ,par an, destinés à la jeunesse Gabonaise. Très bonne initiative, à ne pas balayer tout de suite du revers de la main. En tout cas , les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Il revient maintenant au Ministre du Travail Carmen Ndaot de “mouiller la chemise”. A VOS MARQUES PRÊTS ? …PARTEZ

  12. Obame dit :

    Des promesses, encore des promesses , toujours des promesses. A quand les réalisations ?
    On attend encore les logements, les ecoles, les hôpitaux promis en 2009.
    Quand on n’est pas capable on dégage.

  13. l'ombre qui marche dit :

    J’ai lu ce discours mais dans tous ces projets le biafrais de service ne parle pas de routes! et comment il va transporter les tables bancs dans les écoles, les matériaux pour la réhabilitation des écoles, les fameux bus cliniques mobiles vont circuler sur quelle route? ali bongo aurait du annoncer des actions fortes concernant la route surtout l’axe essassa-kango les images de ses chers concitoyens transportant les cercueils sur les épaules sur cet axe ne sont elles pas choquantes? c’est vrai que pour amener les morts dans sa province les plus nantis louent des avions et les autres prennent le train et on dit que l’on est le président de tous les gabonais! Donc il y a de l’argent pour mettre en place d’un fonds d’initiative d’1 milliard par département et il n’y en a pas pour payer colas!? tiens l’idée de ce fonds par département me rappelle la provincialisation de PCMM

  14. Charly dit :

    Merci pour le discours … décryptage … “ … les souffrances et la tristesse de ceux qui aspirent à mieux n’ont pas de fin … leurs joies … si …
    La recette est connue … le scénario pour remplir leurs rêves d’ici fin mars 2018 ? … tout est dit …
    Question : quel est le fond de la pensée ? ces idées survivront t’elles après les législatives d’avril 2018 ??? Silence …
    Tout ceci ressemble au carnaval … on crée l’espérance … on transforme tout … la ville, les écoles, les hôpitaux … on porte les habits de roi ou de prince … c’est la fête au village … que de joies et de sourires … et le lendemain … la fin de l’illusion … tout redevient comme avant …
    Sous les tropiques … la chanson est bien connue … faire de la politique, c’est malheureusement un jeu de malins et de fourberie …
    Et pourtant , il y a un autre chemin … que vive la danse des prophètes …”

  15. Le roi promesse dit :

    Avons nous un MONARQUE PUISSANT OU IMPUISSANT ?
    je me pose cette question depuis un moment a chaque fois que notre monarque vient nous faire des promesses. En effet, dans l’antiquite lorsqu’un roi ou un monarque puissant prenait un engagement, la cour autour de lui le matérialisait. Si le roi voulait un pont, il etait construit..S’il voulait un chateau dans les marecages, les ingenieurs le batissaient. Si l empereur voulait une route jusqu a Rome c etait fait. le Pharaon veut une pyramide comme tombe… c’est construit.Le dictateur Staline veut un Metro a Moscou c est realise. On disait alors de ces hommes de pouvoir qu’ils étaient puissants a cause de leur capacité a materialise leurs engagements de chef, de commander, de grand comrad. Meme Hilter etait puissant, quand il prenait un engagement, les allemands le materialisaient.

    Alors que chez moi , O mon dieu chez moi , chez moi…Quelle tristesse !!!( je fais une pose pour respirer, pour pleurer pour mon pays et mon peuple… ) je me demande si notre monarque est PUISSANT ou IMPUISSANT ?

    Des sa prise de pouvoir,il nous a fait des centaines de promesses dont le bilan met un sérieux doute sur sa capacité a matérialise ses engagements…rien que des déceptions ou des réalisations partielles qui se sont transformes en catastrophes ou en gouffres financiers…En outre, il ne fait jamais lui même le bilan de ses promesses avec le même aplomb. Il serait important que notre monarque nous fasse le bilan de ses précédentes promesses:
    1/ Les 5000 logements par an,
    2/ les universites et ecoles de bois, de restaurations, de comptabilite, de tourisme…,
    3/ Les montres dans les quartiers et carrefour,
    4/ les boites a lettres et a journaux dans nos maisons,
    5/ le petit dubai a port gentil,
    6/ le projet marina de libreville,
    7/ le guichet unique pour la creation des entrepises en 48h,
    8/ le titre foncier de nos terrains en 6 mois..,
    9/ la ZES de Nkok et de PORT gentil,
    10/ la nouvelle raffinerie de port gentil,
    11/le nouvel aeroport de libreville,
    12/ La nouvelle compagnie aerienne du Gabon,
    13/ le metro de libreville,
    14/ la fibre optique partout,
    15/ l alimentation en continue sans arret en eau et en electricite,
    16/ l acces a la sante via la cnamgs,
    17/ la liberte d expression democratique pour tous dans les media publiques,
    18/ l’arret des cumuls des fonctions et l assurance de l alternance politique dans tous les postes politiques de maniere democratiques.
    19/ la rotation des intelligences aux postes publiques,
    20/ le tribunal arbitrale a la chambre de commerce pour les litiges des entreprises…
    21/ La construction de 5 échangeurs a Libreville…
    22/ la reconstruction du stade omnisports omar bongo
    23/ la mise en place de L’ANGT version initiale..
    24/ la construction d un terrain de golf et d une salle de conference a la cite de la democratie.
    etc etc…. la liste des promesses est longue.

    Au regard du bilan de ses premières promesses , la capacité de notre monarque a materialise dans le temps et en qualite ses propres engagements est serieusement remise en question. Si lors de son premier mandat , le roi akoma mba avait le benefice du doute, aujourd’hui a son 2ieme mandat, sa capacité a matérialise ses engagements est serieusement remise en doute. Notre monarque n est il pas impuissant? a t il assez de puissance pour matérialise ses engagements? Autrement dit, la force utilisée par le roi pour conserver et protéger sa monarchie est elle suffisanment puissante pour matérialiser les engagements que lui même prend vis a vis du peuple ? Quel est votre avis ? Pouvons nous naivement aujourd hui accorder a nouveau du credit aux nouvelles promesses de notre monarque ?

    En 2018, avec le même aplomb, le roi promet a nouveau:
    Promesse 1 : 1 milliard par gouverneur pour développer les collectivités soit au total 9 milliards pour le fond de développement locale..
    Promesse 2 : 1 hôpital mobile par province soit 9 hôpitaux mobiles
    Promesse 3 : 1 puit d eau dans chaque village
    Promesse 4 : 1 lampadaire solaire dans chaque village
    Promesse 5 : la rénovation de chaque école : eau, courant, toilette, barrière,peinture.
    Promesse 6 : Les travaux de rénovations des écoles seront attribues aux PME des nationaux gabonais.
    Promesse 7 : Les écoles seront équipées d’Internet et d’ordinateurs
    Promesse 8: La naissance de bébés est désormais gratuites.
    Promesse 9: Les employeurs qui recrutent seront exonérés de charges sociale CNSS et CNAMGS.
    Promesse 10: le vote des gabonais dans l urne sera maintenant respecté.

    En resume, notre roi est il serieux cette fois-ci ? notre roi est il capable de respecter ses propres engagements? sera t il impuissant face a ses propres promesses?
    Sommes nous encore suffisamment naïfs pour accorder du crédit aux promesses du roi ? Ce sont la les questions que m’inspirent le discours a la nation de notre roi promesse….

    Le roi Promesse

  16. AGORA dit :

    En tout cas,je viens d’écouter le vrai président du Gabon ,Mr Ping…ce qui est sur ,c’est qu’il faut au Gabon un autre système. …fini les fausse promesse

  17. AloZack dit :

    Mes modestes impressions su le discours à la Nation du Président de la République:

    3 points de satisfaction:

    1-la mise en place d’un réseau de cliniques mobiles: c’est un vrai changement de paradigme, le développement doit mobile et aller vers les populations. C’est ce qui se passait dans les années 60 avec des fourgonnettes médicales qui sillonnaient des villages; les affections les plus compliquées étant orientées vers les centres hospitaliers des villes; mais aussi, le programme de gratuité des frais d’accouchement.

    2- la création d’un Fonds d’Initiative Départementale (FID): sur ce point, comme dans bien d’autres, la gestion des collectivités locales est une science QU4il convient de donner aux initiés. Or, sur ce domaine qui regorgent de milliers d’emploi, il y a très peu de personnels formés pour créer une véritable fonction publique territoriale.

    3- programmes destinés à favoriser l’emploi, en particulier l’emploi des jeunes. Il faut noter qu’aucune entreprise n’embauchera à cause de ces exonérations seulement. En effet, la plupart des écoles destinent nos enfants au chômage. Il faudrait réformer notre système d’enseignement, de façon à rapprocher les jeunes du monde du travail.

    Dans les secteurs “environnement-écotourisme-hotellerie”, avec un programme aussi ambitieux, et à bien y regarder, les opportunités sont démesurées, la Gabon dispose-t-il suffisamment de ressources humaines pour faire face aux besoins desdits secteurs? Ne sommes-nous pas la-aussi en retard en matière de formations?

    Et puis, quelques oublis:

    1- sur la question du logement social: le programme de constructions des logements sociaux ne concerne que les habitants des villes. Il faudrait également penser à mettre en place un programme de construction de logements dans les campagnes, la pérennité de nos nos villages en dépend

    2- sur le plan politique: il faut revenir au principe suivant: un Président de la République doit la bonne politique pour que les autres secteurs marchent. Or, nous constatons que le pays connait des secteurs des blocages dans ces secteurs: quelle peut bien en être la cause.

    Reconnaître la vérité, c’est déjà un grand pas: “Or, il faut dire la vérité, durant l’année écoulée, ce qui nous sépare a eu tendance à prendre le pas sur ce qui nous unit…..

    Maintenant, il convient d’aller plus loi, et dire avec courage que le simple dialogue d’Agondjé n’est pas suffisant pour régler les problèmes d’une telle importance: ce qui a divisé les gabonais et qui prend la pas sur ce qui nous unit.

    Quelle solution appliquer pour faire participer à l vie publique ceux qui ne font pas partie de “la quasi-totalité du spectre politique et du larges pans de la société civile”?

    les investisseurs ont besoins de stabilité pour s’implanter et renforcer leur présence.

    “Je suis déterminé à tout mettre en œuvre pour raffermir notre unité, retrouver notre cohésion” me parait peu courageux: le discours à la Nation était une occasion pour faire de grosses annonces à cet égard.

    2- “la réforme de l’Etat … en vue bâtir un Etat moderne … plus efficace dans l’accomplissement de ses missions,les compatriotes n’étant pas satisfaits de leur administration”.

    Tout un programme, mais un vrai serpent de mer.

    Il y a dans cette recherche d’efficacité deux principes qui sont absents: l’éthique et la morale dans un pays en voie de développement. pourquoi l’Etat et pourquoi une administration. A quoi servent les fonctionnaires et plus généralement les agents de l’Etat? l’ENA, les écoles supérieures et les universités gabonaises intègrent-elles dans leur formation les objectifs de développement du pays?

    Car les simples “nouvelles nominations à la tête de nos administrations” ne changeront pas leur mode de fonctionnement. Trop de pesanteurs ont contribué depuis de longues années à pourrir la situation.

    Merci.

  18. Akandais dit :

    AIDEZ-MOI A SORTIR DU GABON EN 1820! SVP! Je ne veux pas aller mourir en Libye ou vendu comme esclave! SVP, AIDEZ-MOI! Tout sauf les passeurs nègres et négriers des temps modernes!

  19. grand homme dit :

    donc pour mon président, le moyen de rattraper notre retard face à la mondialisation c’est de crée des cybers dans des lycées et collèges? où sont les universités compétitives qu’ont nous a toujours promis? sait il que la bibliothèque universitaire (et même l’université) mérite une grande mise à jour car elle ne répond aux exigences de l’excellence. nous sommes d’accord monsieur le président que nous avons d’énormes retards en matières de formation. mais ça va faire 9 ans que vous êtes au pouvoir mais vous n’avez construit aucune école primaire, aucun lycée, et zéro université. A la place, on s’entasse de jour en jour au point d’inventer le système de turn-over dans un pays où les immeubles poussent plus vite que le poulet dopé

  20. koumba dit :

    Après l’échec des 5000 logements , voici venu les 10000 emplois pour les jeunes. Es ce que ce monsieur est sérieux ?

    • djouori dit :

      Cher Koumba,
      Il ment sur toute la ligne, il est en contradiction avec son premier minister qui a dit que nous n’aurons pas de recrutement a la function publique pendant un an. Ou va-t’il creer ces emplois? Impossible dans le petrole, la reliance des entreprises petrolieres dependra du marche international. Pire, le secteur prive n’est pas oblie de recruiter, il peut faire dans la sous traitance avec des petits cabinets qui nous donnerons des CDD jusqu’a la perte des marches.Ce gars ne sait rien de l’economie et du marche du travail. Que c’est supporters me prouvent le contraire.

  21. RG dit :

    Est ce que 2018 sera le réveil des Gonbaises et des Gabonais ?
    Votre avenir dépend de vous
    Bonne année a toutes et a tous

  22. koumba dit :

    Qu’en est il des travaux de l’épine dorsale des routes praticables en tout temps lancés par le distingué président Ali?
    Qu’en est il des travaux des universités de Mouila, Port Gentil, Oyem, Makokou?
    Qu’en est il du PSGE?
    Trop de promesses non tenues nuisent.

  23. Ngouss Mabanga dit :

    Ali c’est toi qui a écris tout ça!? hummmmm…

  24. Georges Lloyd Menest Antchouet dit :

    Monsieur le President, nous vous avons suivi, nous vous avons écouté, nous vous avons compris, le message est passé, la cohesion et l’action seront, pour cette année 2018, notre leitmotiv. Merci de veiller sur nous en nous proposant tous ces projets realistes et profondement humains. Nous allons vous soutenir vous et votre équipe jusqu’au bout, vous, le President de tous les gabonais. Place aux Actions Politiques Positives sous votre impulsion. A la fin, vous convaincrez cette fois ci la minorité qui pense que le Gabon leur appartient à eux depuis plus de 40ans et pas aux restes des gabonais. Alors que votre objectif, rendre aux gabonais ce qui leur appartient par la mise en place de projets de développement communautaire. Encore merci.

  25. kalaba dit :

    ali et si tu finissais au moins les travaux de construction de ta propre maison à la sablière,en chantier depuis 9 ans?

  26. Akandais dit :

    A propos des immeubles qui poussent comme des petits pins (on a eu la neige; Dieu a exaucé mes prières) on aimerait savoir qui les construit, le roi Merlain ou les Syro Libanais et pour qui? Le chantier des logements sociaux d’Angondjé croupit dans de hautes herbes, Avéa et Cocotiers sont toujours pareils. De qui se moque-t-on? La honte quoi!

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