Estimant être devant une affaire «d’une extrême gravité», le porte-parole de la présidence de la République a souhaité, lundi, que des «peines exemplaires» soient infligées aux responsables de la disparition mystérieuse des 353 containers chargés de bois précieux au port d’Owendo.

Ike Ngouoni, le porte-parole de la présidence de la République, le 13 mai 2019, à Libreville. © Communication présidentielle

 

L’affaire des 353 containers disparus au port d’Owendo ne devrait pas se terminer comme bien d’autres pour lesquelles des enquêtes ont été lancées en grande pompe. Près d’une semaine après la sortie du procureur de la République Olivier N’Zahou, à la présidence de la République, on exige déjà de lourdes sanctions pour les responsables de cette curieuse disparition. Dans une déclaration, ce lundi 13 mai, Ike Ngouoni Aila Oyouomi a dit souhaiter que des «peines exemplaires» soient infligées aux coupables après enquête. D’autant qu’il s’agit, selon lui, d’une affaire «d’une extrême gravité».

Alors qu’une partie de l’opinion nationale doute que la justice aille jusqu’au bout de cette affaire en interpelant les auteurs de la disparition des containers, surtout si ceux-ci sont de hauts cadres de l’administration publique, le conseiller spécial et porte-parole d’Ali Bongo exhorte à n’avoir «avoir ni faiblesse, ni impunité, ni passe-droit» dans la conduite de l’enquête, «quel que soit le rang des personnes concernées [et] des individus impliqués».

«La justice, avec le temps qui la caractérise, doit faire son travail. Elle le fera en toute indépendance. En parallèle, son Excellence Monsieur le président de la République prendra toutes les mesures qui s’imposent, sur le plan administratif comme politique. Si des responsables, quels qu’ils soient, où qu’ils soient, ont failli, ils seront durement sanctionnés. Notre bras ne tremblera pas. La corruption n’a pas sa place au Gabon», promet Ike Ngouoni.

Le 7 mai dernier, le procureur de la République de Libreville a informé l’opinion de la disparition, en avril, de 353 containers contenant du Kevazingo, un bois précieux du Gabon. Saisis un mois plus tôt alors que ce bois s’apprêtait à être exporté illégalement vraisemblablement vers l’Asie, les 392 containers avaient été placés sous main de justice pour les nécessités de l’enquête. Ces derniers jours, l’on évoque la découverte en Chine de 18 de ces containers et l’interpellation d’une dizaine de personnes. Des informations qui restent à confirmer par le parquet.

 
 

5 Commentaires

  1. Teddy dit :

    Voici le retour de la marionnette du palais. Pitié ! Tu n’as pas honte de gagner ton pain avec des mensonges ?

  2. Adolf Mosséssé dit :

    Cette affaire relative à la disparition de 353 conteneurs de bois, malgré la gravité de la situation, ne doit pas baisser notre vigilance sur le cas Ali Bongo. N’oublions pas que ce régime qui a pour habitude de prendre des décisions importantes tard dans la nuit est aux abois et à court d’idée. Trop d’affaires se succèdent en ce moment :
    a/ le retour triomphal du prophète steeve Doukaga Doukaga
    b/ le voyage éclair du dictateur togolais
    c/ l’appel d’Ernest Mpouho à ses frères Altogovéens de soutenir par tous les moyens Brice Laccruche et Sylvia Bongo
    d/ la disparition des conteneurs de bois précieux.
    Nous devons rester vigilants sur tous les fronts en évitant de nous focaliser sur une seule affaire. Il y a trop de ballons d’essai en ce moment.

  3. Medzo Jacob dit :

    Messieurs et Mesdames d’ici et d’ailleurs, commencez par moralizer l’administration et la vie publique.
    Dans un pays sérieux, quatre personnalités au moins auraient déja dû démissionner ou être virées si l’affaire était vraiment “d’une extreme gravité” dixit Ikea:
    1.Le ministre des eaux et forêts
    2.Le ministre de l’économie
    3.Le directeur général des eaux et forêts
    4.Le directeur général des douanes.
    Mais peut-être allons-nous préférer, selon les gènes du système, la politique des bouc-émissaires.

  4. moundounga dit :

    Bjr. La séparation de l’exécutif et du judicaire d’abord, le reste c’est du déjà vu!

  5. Moulengue dit :

    L’exécutif doit totalement libéré le judiciaire.

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