A la suite d’une visite surprise du directeur de cabinet du président de la République dans ses services au port d’Owendo, mercredi 8 novembre, la direction générale des Douanes et des Droits indirects (DGDDI) a annoncé le lancement de l’opération dénommée «Aigle Douanes».

Brice Laccruche Alihanga (tenant une feuille de papier), le 8 novembre 2017 au port d’Owendo. © D.R.

 

L’arrivée inopinée de Brice Laccruche Alihanga, mercredi 8 novembre, au port d’Owendo pour une visite des services de la DGDDI n’a pas manqué de faire son petit effet. A la suite de celle-ci, les responsables de cette administration ont décidé du lancement de l’opération «Aigle Douanes», ayant pris effet le même jour de la visite surprise du directeur de cabinet du président de la République. Cette opération, assure-t-on, entre dans le cadre des missions assignées à la DGDDI, notamment pour le contrôle aux frontières des importations et exportations.

«L’objectif de cette opération est d’optimiser les recettes de l’Etat et de protéger le consommateur en ce qui concerne les marchandises (à risque), tels que les faux médicaments, la contrefaçon, les pièces détachés», a précisé le coordonnateur de l’opération. Selon Eric Damas, qui pense que l’opération «Aigle Douanes» devrait permettre d’«amener les douaniers à plus de professionnalisme», celle-ci vise, non pas à réprimer simplement, mais surtout à «accompagner et informer les usagers sur les procédures de dédouanement».

Derrière l’amélioration des recettes douanières et l’adoption par les usagers d’un comportement civique en matière de dédouanement, l’opération initiée par la DGDDI, dont la date de fin n’a pas été communiquée, vise aussi «la réduction de la fraude transfrontalière» et «la sécurisation de l’environnement des consommateurs». La DGDDI invite d’ores et déjà les usagers «à collaborer pleinement», au risque de sanctions pécuniaires voire pénales.

Il convient d’indiquer que le lancement de «Aigle Douanes» intervient quelques semaines après celui de la série d’auditions initiée par Brice Laccruche Alihanga et visant jusqu’à lors les agences publiques. En octobre dernier, les responsables de l’Agence nationale des infrastructures numériques et de fréquences (Aninf), la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) et de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) ont été entendus par le dircab. Conséquence : le DG de la CNAMGS, Pr Michel Mboussou, et Auguste Bivigou, DG de l’ANBG, ont été limogés de leurs postes.

 
 

5 Commentaires

  1. Alain Christian dit :

    Finalement, il est des cieux où tout le monde peut faire tout et n’importe quoi, par ignorance, incompétence ou au comble des deux.

  2. Compatriote citoyenne dit :

    Certains comme à l’accoutumée critiqueront : une seule chose à retenir les difficultés économiques actuelles obligent les États à être plus regardant sur la gestion des deniers publics et les strategies mises en place pour maintenir sinon renforcer le rendement et la compétitivité de nos administrations.

    L’une de vos missions qui est celle de manager les compétences techniques de l’administration selon la vision du chef de l’Etat et le bien des gabonais vous impose de poursuivre ses rencontres.

    En effet, La douane qui a une mission de protection et de  sécurité (lutte anti-stupéfiants, contrôle des marchandises à risques) se doit de la remplir correctement. Or, force est de constater, avec la prolifération des produits tels que le cobolos et autres qui circulent dans nos écoles, qu’elle a failli. Ne rien faire laisserait penser que l’Etat est complice de cette situation.

    Pour ma part et celle de tous ceux qui veulent la relance de notre economie, nous nous inscrivons dans ces auditions et vous souhaitons bonne continuation

  3. Compatriote citoyenne dit :

    Bonjour M. Alain Christian, commencer par vos documenter sur le rôle d’un Directeur de Cabinet car la critique pour la critique n’a aucun apport.

  4. diogene dit :

    Heureux d’apprendre que nos douaniers manquaient de professionnalisme dans bien des domaines sauf celui où ils excellent de la corruption…
    Toujours aucune sanction pour les responsables de trafiques maffieux…
    On peut toujours faire de la propagande, les résultats sont en attente…

  5. Milangmissi dit :

    Je suppose que les diverses inspections de l’administration gabonaise sont has been et dorénavant rattachées au cabinet du président de république, si c’est pas méprisable cette mise en scène minable

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