Les militants du Parti démocratique gabonais de la commune de Port-Gentil ont célébré le 44e anniversaire de leur parti, en différé et dans la modération, le 31 mars. Des retrouvailles dans les fédérations et une conférence-débat sur la consommation des drogues, ont constitué l’essentiel des manifestations de  cette commémoration.

Militants PDG durant la conference

Deux temps forts ont ponctué la commémoration du 44e anniversaire du Parti au pouvoir dans la capitale économique gabonaise : la conférence débat sur la prise des drogues et des cocktails donnés  dans les différentes fédérations.

En ouverture des manifestations, le secrétaire provincial de ce parti, Bernard Apeno, a indiqué que 44 ans, c’est l’âge d’or, l’âge de la maturité. «Notre distingué camarade président, Ali Bongo Ondimba a tracé la voie. Il a fixé le cap, nous devons répondre avec efficacité à l’espoir qu’il place en nous pour, ensemble, faire du Gabon un pays émergent.», a exhorté Bernard Aperano à l’adresse des militantes et militants qui ont fait déplacement du siège du parti, situé au quartier  le littoral.

En présence des membres du comité permanent du bureau politique, Michel Essongué, Honorine Dossou Naki et des autres responsables des structures du PDG, les médecins Sylain Lecka et Christian Atendet ont édifié l’assistance sur les conséquences de la consommation des drogues sur la santé.

Les effets nocifs du cannabis (chanvre) sur l’organisme

Les effets de la consommation des drogues perturbent le fonctionnement physique et psychique de l’usager. «Le cannabis est propice à l’apparition de comportements qui peuvent être inadaptés pour l’usager, pour ses relations sociales et pour autrui en général. Le plus souvent, le cannabis a un effet euphorisant et relaxant. Cependant, il arrive que l’on se sente mal après en avoir consommé, surtout si ça n’allait pas déjà avant. Si l’on ajoute l’effet désinhibiteur de la drogue, cela peut déboucher sur de l’agressivité. De même, chez des usagers habitués, surtout ceux qui utilisent le cannabis pour se détendre, l’abstinence, surtout si elle est subie, peut rendre irritable et nerveux. Cependant, presque toutes les études faites sur les humains et les animaux montrent que le cannabis diminue l’agressivité plutôt qu’il ne l’accroît. On peut donc en conclure qu’il ne rend pas agressif, mais peut faciliter un passage à l’acte violent chez les personnes qui ont déjà cette tendance», expliqué le Dr Christian Atendet.

Cannabis et conduite

Selon les deux médecins, les effets du cannabis sont incompatibles avec la conduite car ils modifient les perceptions, y compris la perception des risques, et affectent l’appréciation des distances et les réflexes. «En réduisant la capacité du conducteur à traiter l’ensemble des informations nécessaires à la maîtrise de son véhicule, les effets du cannabis peuvent entraîner des comportements inadaptés et donc dangereux. La conclusion est évidente : il est de la responsabilité de chacun de s’abstenir de conduire après avoir fumé du cannabis

Les effets nocifs de l’alcool sur l’organisme

À en croire les médecins, l’alcool est un produit qui stimule initialement l’individu et qui, ensuite, le calme ou l’endort. Il est également désinhibiteur, c’est à dire qu’il favorise l’échange avec les autres, mais aussi «les passages à l’acte» (violences, agressions). «L’usage chronique d’alcool aboutit à un état dépressif si tant est que celui-ci n’était pas déjà préexistant. L’alcool est classé parmi les drogues. La dépendance psychique est relativement modeste, l’impression de dépendance psychique est surtout sous-tendue par l’amélioration passagère de l’état mentale lors de la prise d’alcool. La dépendance physique est très importante. En effet, l’état de manque ou le sevrage alcoolique engendre des tremblements, des confusions mentales (pré delirium ou delirium tremens) qui, sans soins, peuvent aller jusqu’au décès. Lors de ces états, la personne tremble, transpire, a souvent des hallucinations à type d’animaux (rats, araignées, reptiles). Cet état est une urgence médicale.  Malheureusement  dans notre pays, il n’y pas de centre de désintoxication», ont-ils  conclu.

Au terme de l’exposé,  les deux médecins se sont prêtés au jeu questions-réponses. La partie  festive de la commémoration du 44e anniversaire s’est déroulée dans les fédérations.

 
 

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