Dans une nouvelle déclaration ce 4 juillet, à la suite de celle du ministre de l’Intérieur en charge de la Justice, la veille, la Confédération syndicale Dynamique unitaire (DU) est revenue à la charge pour déclarer qu’«Ali Bongo est mort, il n’existe plus», en invitant «vivement le ministre d’État à porter le débat au Tribunal» et mettre en prison tous les leaders de cette confédération.

Les principaux animateurs de la Confédération syndicale Dynamique unitaire autour de leur vice-président, Simon Ndong Edzo, le 4 juillet 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

La sortie du président de la Confédération syndicale Dynamique unitaire, Jean Rémy Yama, le 2 juillet, indiquant qu’«Ali Bongo est mort, il n’existe plus», n’a pas fini de faire des vagues. Ses collègues sont revenus à la charge le 4 juillet, pour démonter la réplique du ministre de l’Intérieur en charge de la Justice, Garde des Sceaux, Edgar Anicet Mboumbou Miyakou. Ce dernier, en annonçant des poursuites judiciaires, a fait remarquer qu’«une telle déclaration, sans aucun fondement, de la part de ce responsable syndical Jean Rémy Yama dénote, une fois de plus et une fois de trop, une volonté manifeste de créer le trouble et la confusion dans l’esprit des populations».

Réaffirmant que la Confédération syndicale Dynamique unitaire ne s’est nullement éloignée de ses missions, Simon Ndong Edzo et les siens ont réitéré «avec conviction» que «le Chef de l’Etat Ali Bongo est mort, il n’existe plus». Selon la plateforme syndicale, «Jean Rémy Yama s’exprime toujours au nom de toutes les organisations syndicales qui lui sont affiliées». Et à ce titre, «elle assume entièrement la paternité des propos du mardi 2 juillet 2019 qui semblent ameuter l’establishment au pouvoir au Gabon». Dans ce sens, le groupe syndical relève que «depuis le 24 octobre 2018, Ali Bongo Ondimba n’est plus jamais apparu publiquement à son peuple». «Le peuple n’a assisté qu’aux apparitions furtives pouvant mettre en scène un sosie, et aux images photos et vidéos souffrant d’anomalies flagrantes. Les Gabonais connaissent Ali Bongo Ondimba, ils connaissent ses habitudes. En temps normal, la déclaration de la Confédération syndicale Dynamique unitaire l’aurait immédiatement poussé à réagir», a indiqué le vice-président de  Dynamique unitaire, Simon Ndong Edzo.

Les syndicalistes soulignent par ailleurs  que «c’est le gouvernement qui est plutôt à l’«origine de la confusion qui règne sur l’ensemble du territoire» et «des mensonges». En réalité, font-ils observer, «la déclaration de la Confédération syndicale Dynamique unitaire a le mérite de remettre sur la place publique un sujet lancinant et tabou, mais éminemment fondamental, dont la simple évocation peut conduire tout Gabonais au goulag».

Une occasion pour ces syndicalistes de fustiger et de dénoncer le silence du ministre de l’Intérieur et de la Justice quant à l’irruption des éléments de la Direction générale des Recherches (DGR) au domicile du président de Dynamique unitaire. «Le ministre d’État, garant du bon fonctionnement du parquet, ne s’émeut guère de la tentative d’enlèvement et d’assassinat perpétrée par des agents de la Direction générale des recherches (DGR), unité d’enquête judiciaire de la Gendarmerie nationale, sur Jean Rémy Yama le mercredi 3 juillet 2019, en pénétrant armés et sans mandat à une heure indue, 4h00-5h00 du matin, à son domicile», a lancé ironique, Simon Ndong Edzo.

Pour eux, «une telle intrusion ne se justifiait pas, alors qu’il aurait suffi au ministre d’État d’engager des poursuites judiciaires auprès du tribunal de première instance, pour qu’enfin la vérité jaillisse». «Au regard du retentissement médiatique de cet acte ignoble, on aurait pu s’attendre au moins à l’ouverture d’une information judiciaire. En vain», a regretté le vice-président de Dynamique unitaire, non sans ajouter que «le chef de l’Etat Ali Bongo est mort, il n’existe plus».

Ce dernier a lancé «un appel patriotique à tous les Gabonais de s’approprier cette conviction et de la proclamer haut et fort partout où ils se trouvent». «Si exprimer publiquement une conviction est désormais un délit assimilé à des propos mensongers, que le ministre d’État inculpe et mette en prison tous les leaders de la Confédération syndicale Dynamique unitaire. Dans le cas contraire, a-t-il poursuivi,  «tout n’est que posture et désinformation de la part du gouvernement, et rien n’arrêtera la Confédération syndicale Dynamique unitaire pour la résolution effective des revendications des travailleurs qui passe inéluctablement par la vacance du pouvoir, et la désignation de l’interlocuteur privilégié des partenaires sociaux par les mécanismes constitutionnels appropriés», a-t-il réaffirmé.

 
 

2 Commentaires

  1. manono dit :

    Ya Ali pour taire tout polemique fais une conference de presse, tu appelles tout le monde, tu reponds aux questions, l’affaire sera close. Mais vos montages des videos a la presidence rien que vous memes, ce montage ne passe plus. En plus vous faites vos montages chaque fois que la rumeur persiste que tu es mort. Donc fais ca et tout le monde va se taire une bonne fois pour toute.

  2. moundounga dit :

    Bjr. Effectivement c’est cela la solution. Poursuivre les gens, ou intimider les uns et les autres n’est pas la solution. les gouvernants gagneraient a méditer sur la pensée devenue légendaire du défunt OBO. Attention messieurs nous sommes dans le mapane et je vous assure çà devient incompréhensible, faudrait pas que cela devienne irréversible. Amen.

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