Prenant la pleine mesure des décisions gouvernementales servies aux agents publics ces derniers temps, et face à ce qu’il considère comme un refus de dialogue, le Syndicat de l’éducation nationale (Sena) a décidé le 5 avril de déposer un préavis de grève dès le lundi 8 avril prochain.

Fridolin Mve Messa entouré des quelques membres du bureau national du Sena. © Gabonreview

 

Après plus de deux années de trêve au profit de la négociation et la concertation permanente, le Syndicat de l’éducation nationale (Sena) compte reprendre le chemin de la contestation. Cette montée d’adrénaline est due «refus» du gouvernement à instaurer un véritable dialogue social, surtout après l’avalanche des mesures prises récemment qui grèvent dangereusement la vie des enseignants. «Depuis l’entame de cette année scolaire 2018-2019, les faits montrent que le gouvernement, par ses pratiques et décisions, s’emploie malheureusement à réactiver les tensions.

Selon le secrétaire général du  Sena « Le gouvernement fait dans l’entêtement en instituant à nouveau la même Contribution de solidarité sur les hautes fonctionnaires (CSHR) au moyen d’une décote qui varie entre 5 et 15%, laquelle avait été annulée par décision de la Cour constitutionnelle sur saisine de nos camarades de Dynamique unitaire». Face à ce qu’ils considèrent comme du mépris, Fridolin Mve Messa et ses camarades ont décidé de déposer un préavis de grève dès le lundi 8 avril 2019.

Le Sena s’oppose à  la mesure sur les nouvelles conditions d’attribution des bourses aux élèves, et conteste les raisons avancées par le gouvernement à savoir les « conditions économiques actuelles ». Pour le syndicat, ces raisons ne peuvent justifier cette réforme sans s’attaquer à l’environnement d’étude des élèves et aux conditions de vie et de travail de leurs enseignants.

«A la lumière de ces deux indicateurs déterminants, on peut conclure aisément que c’est une fuite en avant puisque depuis de nombreuses années, on observe que les dépenses de l’Etat ne sont pas orientées prioritairement dans l’éducation. Au contraire, l’Etat encourage la privatisation du secteur et la commercialisation des services d’éducation, en favorisant la création incontrôlée des écoles privées à qui il accorde des aides et des appuis multiformes (affectation du personnel et des élèves, subventions)», a indiqué Fridolin Mve Messa.

Selon le Sena, au lieu de se hâter à apporter des solutions appropriées et définitives aux préoccupations des enseignants, le gouvernement  s’adonne à la provocation, en suscitant inutilement  la contestation sociale à travers des décisions iniques.

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