Le ministre de l’Éducation nationale a rencontré, en fin de semaine dernière, les membres de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves et d’étudiants du Gabon (Fenapeg). Objectif : informer des avancées des travaux initiés et des décisions prises pour sortir le système éducatif de sa léthargie.

Un moment de la réunion au ministère de l’Education nationale. © Gabonreview
Un moment de la réunion au ministère de l’Education nationale. © Gabonreview

 

Soucieuse de ramener la sérénité au sein du secteur éducatif englué dans des grèves à répétition, la ministre de l’Éducation nationale a ouvert, le 26 décembre courant, les portes de son administration aux membres de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves et d’étudiants du Gabon (Fenapeg) et à ceux du Cercle citoyen pour l’éducation. Avec ses hôtes, elle a devisé, à bâtons rompus, du devenir de «l’école gabonaise».

Selon Ida Assonouet Reteno Ndiaye, la crise actuelle trouve ses origines dans une sorte de faillite morale. «Il s’agit d’une crise de responsabilité, de conscience, de conviction aussi bien chez les enseignants que chez les parents d’élèves. Quel que soit l’argent qui pourra être mis à disposition, ce n’est ni le Premier ministre encore moins le président de la République qui pourra redresser les choses. C’est à chacun selon sa conscience, à chacun selon sa conviction de prendre ses responsabilités, d’être soucieux de l’avenir de nos enfants», a-t-elle glissé. En conséquence, elle a recueilli les avis des partenaires dont l’implication relève d’une stratégie inclusive visant à impliquer toutes les forces vives dans la recherche de solutions pour endiguer les maux qui minent ce secteur. Pour elle, la complexité de la situation et les difficultés rencontrées par le système éducatif nécessitent de travailler sans répit. «L’éducation nationale est un investissement de base et à long terme. Le renforcement des capacités, les infrastructures inhérentes n’ont pas de prix. Il s’agit de l’âme d’une nation, du devenir d’une nation», a-t-elle indiqué.

Les discussions engagées pendant plus de cinq heures d’horloge ont essentiellement porté sur le réaménagement du calendrier scolaire suite aux troubles enregistrés au premier trimestre, la présentation de la nouvelle formule des examens et concours, la réhabilitation et la sécurisation des établissements scolaires, la question du déficit des tables et bancs, l’évolution du cahier de charge des syndicalistes et les stratégies à adopter pour ramener le calme dans le milieu éducatif avec le retour des enseignants dans les salles de classe. «Nous allons maintenir le rythme des rencontres pour pouvoir ensemble résoudre les problèmes de l’éducation nationale. D’ores et déjà, je me réjouis de ce que nous soyons au même diapason de l’information», a-t-elle souligné.

Le président de la Fenapeg, René Mezui Menie a salué l’initiative. «Nous pensons que nous pouvons travailler en bonne intelligence avec elle», a-t-il lancé.

 
GR
 

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